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Full text of "Mémoires sur la nature sensible et irritable, des parties du corps animal."

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SUR    LES   VA  RTIES 

DU    CORPS    ANIMAL; 

:   a>:t    les  Réponses   faites. 

A      DIFFERENTES      OBJECTIONS, 

par    Monsieur 


^P^O?^ 


'réfiiefitie  la  Société  Royale  des  Scietev 
JeéôTTlNGUE?  Membre  de  l'A.- 
cademiëgoyale  des  Sciences  de  P  a*  i  i , 


7SITY  OF  *$ 


Chez  S  i  g  i  s  M  o  n  d    D'A 


ïï~LrWj 


/< 


' 


CYXt^O'Cd^ 


A     L'ACADEMIE 
ES     SCIENCES 
DE    PARIS. 


/E  vous  offre  ,  Meilleurs  9  un 
recueil  d'expériences  ,  dénué 
des  agrérnens  de  la  diclion ,  &  des 
ornemens  de  la  leclure.  Cîelï  un 
expofé  [impie  &  fidèle  de  ce  que 
j'ai  vïî.  Si  quelques  fins  fm  trouvé 
des  refultats  oppofés  aux  opinions 
reçues  5  ce  ri ejl  [urcmcnt  pas  Tarn* 
hition  qui  les  a  defirés  5  c\fi  la  na- 
ture elle  mdne«  qui  me  les  a  dic- 
tés. Votre  examen  me  tiendra  lieu 
de  pojlérité.  Vous  pe[erez  mes  ex* 
*  2  péri- 


)(     o    )( 

périences ,  en  oubliant  &  l'homme 
qui  les  a  faites  ,  &  ceux,  dont  el- 
les peuvent  choquer  les  fentimens 
La  vérité  ,  feul  objet  de  mes  tra- 
vaux ,  vous  décidera  ,  comme  elle 
via  décidé  :  fai  tâché  de  ne  pas  la 
manquer  y  en  multipliant  les  expé- 
riences ,  en  prenant  toutes  les  -pré- 
cautions imaginables  dans  la  ma- 
nœuvre ,  en  me  livrant  fans  fifteme 
&  fans  referve  au  témoignage  de 
mes  fens ,  &  en  ne  portant  jamais 
mes  pas  au  delà  des  corollaires  les 
plus  funples  des  faits,  Si,  malgré 
mes  foins ,  je  ri!  ai  pu  éviter  l'erreur , 
vous  me  -plaindrez  en  me  condan- 
nant  ;  appuyée  de  tant  de  prêtre 
couverte  des  armes  de  la  vérité , 
ai -je  pu  la  reconnaître  &  m'en 
défendre  ? 

Roche  le  10  Janvier  17^ 


XXVIII. 

EXPERIENCES 

NOUVELLES 

SUR 

DIFFERENS     ANIMAUX 
V  I  V  A  N  S. 


Tom.     IV. 


(     3     ) 



E  x  p.      I.      * 

Sur   un  jeune    chat   le  2$  d'Avril 
1755. 

LEs  yeux  s'ouvrirent  dans  la  mort 
de  l'animal ,  &  refterent  exceffive- 
ment  ouverts ,  l'iris  n'ayant  guère  qu'u- 
ne ligne  de  large  :  elle  n'avoit  pas  en- 
core le  luifant*  qu'elle  a  dans  l'ani- 
mai formé. 

J'arrachai  le  cœur  de  ce  petit  anima!* 
il  battit.  Mais  l'ayant  jette  dans  de  l'eau 
froide  ,  il  cefla  tout  d'un  coup  de  batre  ? 
'•&  perdit  une  partie  de  fon  irritabilité , 
que  le  feufle  même  ne  ramena  pac. 
L'irritation  mécanique,  faite  avec  le  fc 
pel ,  conferva  pourtant  fes  droits  ,  & 
•le  cœur  fe  contrada  une  demie  heure 
après.  A  la  même  époque  les  mufcles 
du  fémur,  qui  n'a  voient  pas  éprouvé 
la  force  du  froid ,  étoient  entièrement 
morts  &  immobiles,  qnelque  irritation 
que  j'y  fiiTe. 

Les  inteftins  des  deux   clafles  confer- 
voient ,    alors   même  5   &   leur  mouve- 
ment périftaltique ,    &  leur  promptitu- 
A    2  de 


4  EXP.     NOUV.   SUR    DIFFERENS 

de  à  fe  contracter:  ils  enfermoient  en- 
tre deux  points  reflerrés  Pair  ,  qui  les 
gonfloit  0  &  ils  le  faifoient  avancer  ou 
contre  l'eftomac  9  ou  contre  le  re&um  : 
quand  ils  étoient  dans  leur  état  de  con* 
tradtion ,  ils  étoient  blancs ,  &  fort  é- 
pais. 

Le  ventricule  n'étoit  que  bien  peu 
irritable. 

Exp.      I  I. 

Sur  un  autre  chat  encore  aveugle , 
4    Mai. 

Son  aveuglement  venoit  d'une  glu<i 
qui  fermoit  fes  paupières.  La  veflie  fe 
vuida,  après  que  les  mufcles  du  bas 
ventre  furent  divifés,  elle  devint  du- 
re &  comme  charnue  ,  en  fe  reflerrant 
par  une  contraction  lente  &  conti* 
nuelle. 

Après  HO  minutes,  l'oreillette  bat- 
toit  encore ,  mais  le  diaphragme  avoit 
perdu  fon  irritabilité  ;  les  inteftins 
grêles  étoient  froids,  &  n'en  avoient  pref- 
que  plus  :  divifés  ,  ils  ne  formèrent 
plus  les  lèvres  accoutumées.  Après 
130  minutes  l'animal  étant  entièrement 

refroi- 


Animaux  yivans.  y 
refroidi,  ils  n'avoient  pas  entièrement 
perdu  leur  irritabilité. 

Mon  attention  étoit  fixée  fur  le  mou- 
vement du  cœur,  &  furtout  de  fon  oreil- 
lette gauche.  Cette  oreillette  battit  pen- 
dant 45  minutes ,  &  quand  fon  mou- 
vement eut  ceffé ,  le  finus  du  même 
coté  continua  de  battre  dans  la  poitri- 
ne, que  j'avois  ouverte..  Je  diftingjuai 
fort  bien  le  battement  de  la  veine  pul- 
monaire gauche  ,  &  celui  de  la  bran- 
che, qu'elle  envoyé  au  lobe  particulier 
aux  quadrupèdes ,  qui  eft  placé  derrière  la 
veine  cave.Cette  veine  du  poumon  fe  cou- 
tradtoit,  elle  poufibit  le  fang  dans  le  finus  : 
mais  bientôt  après  ce  finus  fe  contrac- 
toit  à  fon  tour,  &  repouflbit  le  fang 
dans  la  veine. 

L'oreillette  ayant  cefle  de  battre  ,  la 
veine  que  je  viens  de  nommer  ,  conti- 
nua fes  mouvemens  pendant  quinze  mi- 
nutes. Il  y  avoit  un  mouvement  à  peu 
près  femblable  dans  la  veine  cave,  fon 
fang  defcendoît  dans  fon  tronc,  &  re- 
montoit  alternativement  fur  le  cœur. 

Le  battement  de  la  veine  pulmo- 
naire eft  fuivi  de  près  de  celui  du  fi- 
nus gauche.  Dans  la  première  a&ion 
le  fang  avance  un  peu  dans  le  finus , 
A     3  & 


6        Ex?.    NOUV.    SUR    DIFFEREES 

&  dans  la    féconde  il   retourne  dans  la 
veineJ 

Après  90  minutes  la  veine  cave  infé- 
rieure battoit  encore  î  je  Pavois  foufléer 
h  veine  pulmonaire  fbuflée  avec  elle 
kattoit  de  même.  Cette  dernière  veine 
fè  contra&oit  feule  quelques  fois ,  & 
cr  autres  la  pointe  de  l'oreillette  gauche 
ddeendoit  un  peu  avec  elle.  Quand 
le  linus  gauche  agit ,  il  eft  comme  ap- 
pliqué    contre   la    partie    antérieure  du 

ar. 

Les  mouvemens  de  la  veine  cave  & 
de  la  pulmonaire  font  fynchroniques,, 
Le  fang  ou  l'air  ,  qu'elles  contiennent  * 
defeend  &  remonte  dans  le  même  in- 
ftant. 

Après  100  minutes  le  cœur  battoit 
encore  lentement  r  l'oreillette  gauche  & 
f m  finus  étoient  fans  mouvement,  mais 
l'oreillette  droite  en  avoit  confervé  en* 
core.  Pour  les  grandes  veines  la  cave 
&  la  pulmonaire,  elles  fe  contra&oient 
avec  vivacité,  elles  chafToient  l'air  con- 
tre le  cœur ,  mais  il  rentroit  dans  la 
veine  le  moment  après. 

Dans   la  grande  veine    coronaire   Pair 
s'étoit    feparé    du  fang ,     il    fe    tenoit 
dans»  la.  partie,  de  la  veine  la  plus  éloig- 
née 


Animaux  vivans.  7 
née  de  fon  embouchure.  Je  vis  fort 
bien  le  mouvement  alternatif  de  l'air 
dans  cette  veine,  &  dans  le  même tems* 
que  la  veine  cave  fe  cpntra&oit ,  le  fang 
rentroit  dans  la  veine  coronaire,  en  y 
parcourant  l'efpace  d'une  ligne ,  &  en 
avançant  depuis  l'oreillette  contre 
l'embouchure  de  la  veine.  Je  vis 
bien  furement ,  &  bien  long  tems  ces 
deux  mouvemens, 

Après  110  minutes  les  ventricules , 
l'oreillette  gauche ,  &  le  finus  de  ce  co- 
té avoient  perdu  le  mouvement.  Celui 
de  l'oreillette  droite  éroit  fort  vif,  & 
l'un  &  l'autre  tronc  veineux,  aufîl 
bien  que  la  veine  coronaire  ,  pouflbient 
le  fang  contre  l'embouchure.  Il  n'y  a- 
voit  plus   de  chaleur  dans  l'animal. 

Après  130  minutes  écoulées,  depuis 
que  j'avois  ouvert  la  poitrine  5  ce  qui 
avoit  précédé  de  peu  la  mort  apparen- 
te, le  cœur  avec  toutes  fes  parties  étoit 
froid  &  tranquille,  l'air  que  j'y  avois 
fouflé,  ne  caufoit  plus  de  mouvement. 
J'avois  difpofé  le  cœur  de  manière , 
que  le  finus  gauche  étoit  un  peu  anté- 
rieur, &  que  je  découvrois  l'oreillette  de 
ce  coté,  avec  deux  veines  pulmonaires, 
dont  l'une  alloit  joindre  la  branche  gau- 
A4  che  f 


8  EXP.  NOUV.  SUR  DIFFERENS. 
che  ,  &  l'autre  le  lobe  du  poumon ,  qui 
étoit  placé  derrière  la  veine  cave.  Je 
m'aflurai ,  que  les  veines  ,  qui  fe  ren- 
dent au  finus  gauche  9  ont  leur  mou- 
vement de  contraction  comme  les  deux 
troncs  de  la  veine  cave» 

Exp.    I  I  I. 

Sur  un  autre  chat  y  8  Mai. 

Cette  obfervation  eft  bonne  r  &  je  mis 
beaucoup  de  tems  à  obferver.  L'oreil- 
lette gauche  battit  long  tems  &  avec 
force,  elle  abaiffoit  fa  pointe:  je  Pavois 
fouflée,  les  crenelures  de  fon  bord  é- 
toient  Taillantes  &  aiguës;  mais  fa  con- 
traction, les.  rendoit  obtufes  &.  les  e& 
facoit. 

Le  cœur  fe  contractait  de  fon  coté,, 
fa  pointe  fe  recourboit  contre  fa  bafe 
&  contre  la  droite,  &  fa  bafe  defeen- 
doit  un  peu.  Le  mouvement;  de  la 
veine  cave  n'étoit  pas  conficierabie. 

Le  mouvement  du  cœur  étoit  afFoibli, 
quand  je  fouflai  la  veine  cave  du  coté 
du  foie  :  comme  le  trou  ovale  étoit  en- 
core ouvert ,  l'oreillette  gauche  s'enfla 
considérablement.     Elle   fe   contradoit. 

&. 


AN  I  MAUX   V  I  VANS.  9 

&  le  fînus  du  même  coté  avec  elle  :  le 
fang  étoit  refoulé  avec  de  l'air ,  qui  s'y 
étoic  mêlé ,  il  revenoit  plus  d'un  pou- 
ce dans  la  veine  pulmonaire  :  &  re- 
tournoit  bientôt  après  dans  l'oreillette 
&  dans  le  finus  *  ce  mouvement  étoic 
plus  fort*  que  celui  de  la  veine  cave. 
Il  y  a  donc  dans  la  veine  pulmonaire , 
un  flux  &  un  reflux,  comme  dans  la 
veine  cave. 

En  moins  d'une  heure  le  ventricule 
perdit  fon  mouvement ,  &  ne  le  reprit 
plus,  quand  je  l'irritai.  Je  vis  beau- 
coup de  chyle  mêlé  avec  du  fang  dans 
le.  ventricule, 

L'oreillette  gauche  s'aflfoiblit  peu  à 
peu  ,  &  après  90  minutes ,  elle  cefla 
de  battre,  le  finus  continua  feul.  Dans 
cet  état  l'air  &  le  fang  rentroient  en- 
core l'efpace  d'un  pouce  dans  la  veine 
du  poumon  &  cette  veine  fe  contrac- 
toit  peu  après  dans  toute  cette  Ion* 
gueur  ,  en  même  tems ,  que  la  veine 
cave  fe  refTerroit  :  le  commencement  de 
cette  dernière  veine  battoit  encore  dans, 
la  longueur  de  quelques  lignes. 

Le    mouvement    du    finus  gauche  & 
de  la  veine  pulmonaire  s'affoiblitr  pen- 
dant que  celui  de  la  veine  cave  fubfif-- 
A    s  toit5> 


10        EXP.   XOUV,    SUR   DIFFEHENS 

toit,  &  que  cette  veine  faifoit  deux* 
ou  trois  battemens  contre  un  feul  bat- 
tement  de  la  veine  pulmonaire  ou  du 
finus  gauche.  Ces  contractions  étoient 
fynchroniques.  Le  mouvement  de  la 
veine  pulmonaire  &  du  finus  gauche, 
cefla  à  la  fin  tout  à  fait ,  &  la  veine 
cave  continua  feule  de  battre  après  HO 
minutes. 

Je  revis  fort  bien  le  flux  &  le  reflux 
du  fang  5  qui  alloit  du  finus  droit  dans 
la  veine  coronaire ,  &  qui  en  revenoit. 

Je  preflai  le  cœur,  &  l'air,  dont  il 
étolt  gonflée  rentroit  dans  le  finus  gau- 
che fans  difficulté. 

L'oreillette  droite  ne  conferva  pas  trop 
bien  fon  mouvement  5  il  dura  même  moins 
que  celui  de  la  veine  cave. 

Four  la  veine  pulmonaire,  fa  contras» - 
i  fe  fit  conftamment  jufqu'à  Pexftino 
lion  entière  de  fon  mouvement»   &fon 
étendus  étoit  de  dix-huit  lignes. 

Ge  mouvement  n?eft  pas  ce  reflux  du 
fang,  qui  vient  du  finus  gauche,  con>- 
tradé ,  &  reflué  dans  la  veine  pulmonai- 
re y  reflux  analogue  à  celui  de  la  veine 
cave:  c'eft  plutôt  une  contraction  de  la 
veine  pulmonaire  ,  femblabls  àcelle;dela 
veine,  cave. 

Après 


A  N  I  M  A  U  X     V I  V  AN  fc  Iï 

Après  deux  heures  entières  le  mouve- 
ment de  la  veine  cave  fubfifroit  encore  : 
&  je  voyois  de  diftance  en  diflance  * 
des  contractions  interrompues,  mais- 
bien  certaines  5  de  la  veine  pulmonaire. 
Ces  contractions  étoient  fynchroniques 
au  commencement  dans  l'une  &  dans 
l'autre  veine, 

Mais  dans  la  fuite  la  veine  cave  fit 
plufieurs  battemens ,  avant  que  la  vei- 
ne pulmonaire  y  repondit  par  un  feul. 
Elle  battoit  feule,  &  le  finus  gauche  a- 
voit  confervé  fon  mouvement. 

Trois  heures  après  le  commencement' 
de  l'expérience  je  fouflai  la  veine  cave' 
abdominale,  le  mouvement  lui  revint,  > 
elle  fe  cont radia  jufqu'à  fept  lignes  de 
fon  embouchure  dans  le  finus  droit,* 
fes  pulfations  étoient  lentes,  mais  re-' 
gulieres,  leurs  intervalles  étoient  affez 
longs,  Les  deux  oreillettes  &  le  ven«~ 
tricule  étoient  fans  mouvement. 

A  dix  ou  douze  contractions  de  la- 
veine  cave,  la  pulmonaire  y  repondoit  • 
par  une  feule  ,  mais  qui  écoit  confidera- 
ble  dans  la  partie  de  la  veine  la1 
plus  voifine  du  finus.  L'un  &  l'autre' 
finus  étoit  immobile,  &  tout  ranimai' 
étoit  froicL  L'intervalle  de  deux  pulfa-- 
A-  6>  tk>a$s 


iz        Exp.   NOUV.   SUR    DIFEERENS 
tions      de   la  veine    pulmonaire  pouvoit; 
être  d'une  minute. 

La  veine  cave  redoubloit  fes  contrac- 
tions ,  quand  je  l'irritois  avec  une  ai- 
guille ,  ou  avec  la  pointe  du.  fcalpel  : 
mais  l'acide  chymique  le  plus  violent  ne 
produifoit  aucune  contraction  ni.  dans 
l'artère  pulmonaires,   ni  dans  l'aorte. 

Le  mouvement  périftaltique  des  intef- 
tins  fe   foutint   avec  beaucoup  d'opiniâ- 
treté.  Deux  heures  après  l'ouverture  du; 
thorax  je  fis  une  incifion  à  l'inteftin,  il 
fe  fit  deux  éminences  de  la  tunique  ve- 
loutée,    qui  fe  retourna  fur  elle  même , 
&    qui  embrafla  la  membrane   externe,,. 
Le  bourlet  fupérieur  étoit  long  de  trois 
Kg  îes  5    &  l'inférieur    prefque  de  deux.. 
Je  retranchai  du  refte  des  inteftins  une. 
portion  longue  de  fix  pouces  :     feparée 
de    tout  le  refte  du  corps  de  l'animal  9 
elle    refta    irritable   pendant  quinze  mi- 
limes  r  &    elle  fe  contracfta  3    quand  je 
la  piquai  &  raclai  avec  un  fcalpel.   Dans 
cette    portion    même   d'intefnns ,      il  le 
forma    deux    bourlets ,    de    deux  &  de 
trois    lignes.      Le   retournement  de  ces 
bourlets    continua.,   quoique  lentement,. 
&  cinq  heures  après  la  mort  apparente  il  ne 
refta.  qu'un  anneau  5    les  4eux  bouts  re- 
tournés. 


Animaux  vivans.  13 

tournés  fe  touchoient,  Quelques  froids 
d'ailleurs  que  fuiTent  lesinteftins,  le  mou- 
vement:  périftaltique  s'y  conferva. 

Plus  de  trois  heures  après  l'ouvertu- 
re de  la  poitrine,  les  inteftins  fe  con- 
tractèrent,  quand  on  les  irritoit. 

L'œil  de  l'animal  n'avoit  eu  pour  pru- 
nelle, qu'une  fente  élargie  dans  le  milieu 
&  l'iris  n'avoit  guère  une  ligne  de  lar- 
geur ,  au  lieu  que  la  prunelle  étoit  ex* 
trêmement  ample.  L'un  &  l'autre  refta 
dans  cet  état  pendant  toutes  les  cinq 
heures  que  dure.  l'obfervation, 

E  x  p.    1  v;. 

Sur  wï  gros  lézard  1  2  y-  Juillet* 

Cet  animal  efr  fort  beau,  fes  écailles 
font  vertes  &  noires  fur  le  dos,  celles 
du  ventre  font  au  nombre  de  33  dans 
un  rang  5  &  fix.  autres  rangs  font  faits 
d'écaillés  plus  larges  ;  elles  font  jaunâ- 
tres tirant  fur  le  vercL.  Une  grande  é- 
caille  protège  le  cœur ,  une  autre  recou- 
vre le  commencement  de  la  queue.  Cel- 
les de  la  queue  font  couchées  les  unes 
fur  les  autres.  Il  étoit  long  de  14  pou- 
trois  ligues, 

La 


l/r       EXP.    NOUV.    SUR    DIFFEKENS 

La  queue  retranchée  fit  quelques  mou- 
vemens  moins  durables  que  ceux  du 
cœur.  Cet;  organe  a  la  bafe  comme  celle 
d'un  cœur  de  carte  ,  &  la  pointe  (im- 
pie :  l'oreillette  fort  grande  avec  deux 
cornes  latérales  &  une  au  milieu.  -\ 

Le  cœur  &  l'oreillette  fe  contra&e- 
rent  alternativement  &  fe  relâchèrent 
régulièrement  pendant  deux  heures,  & 
le  fang  chafle  lortcit  par  l'ouverture  du 
ventricule  coupé  par  ia  pointe.  Je  ne 
donne  pas  fou  anatomie  que  je  referve-- 
pour  un  autre  ôuvra§ 

E  x  p.    \r. 

Sur  un  chat,    io«  Août- 
i  7  5  & 

J'avois  reçu  de  M.  Caldani  unV- 
vis   fur  ia  nouvelle  expérience,    qui  pa-- 
roiflbit    rendre  à  la  dure  mère  une  par- 
tie de  fon  fentiment.      J'eus  le  malheur 
en    enlevant    urte  portion    du   crâne  de 
blefTer  le  fînus  longitudinal,    il  en  coula 
aïfez   de  fang ,    mais  il   ne   fit  point  de 
faut.    Il  vaudroit  mieux  je  penfe  ouvrir 
Dos  temporal, 

J'irritai  la  dure  mère,  dans  fa  furfacc' 


Animaux  vivans.  if 
extérieure  ,  je  n'y  découvris  point  de 
fentiment  :  dans  le  tems  que  la  peau 
étoit  fenilble. 

Je  gliflai  une  fonde  entre  la  pie  mè- 
re &  la  dure ,  j'en  chatouillai  la  fur- 
face  intérieure,  je  l'irritai,  &  je  la  pi- 
quai, elle  ne  donna  aucune  marque  de 
fentiment. 

J'obfervai  le  mouvement,  que  la  re- 
fpiration  produit  dans  le  cerveau.  Il 
monta  pendant  plus  d'une  heure  dans 
Pexfpiration ,  il  redefcendit  dans  l'infpi- 
ration  :  mais  je  découvris  une  nouvel- 
le circonftance  dans  le  mouvement.  Le 
cerveau  ne  fe  hauffe  &  baifle  pas,  il 
devient  pour  parler  plus  jufte,  alterna- 
tivement plus  grand  &  plus  petit.  Dans 
rinfpiration  la  face  latérale  de  fes  hé- 
milpheres  fe  defenfle  ,  &  abandonne  la 
feux ,  il  nait  entr'elle  &  le  cerveau  u- 
ne  cavité.  Dans  Pexfpiration  cet  inter- 
valle s'efface,  &  le  cerveau  touche  la. 
faux. 

Je  plongai  une  fonde  à  travers  le 
cerveau  ,  cette  blefliire  n'eut  aucune 
fuite.  Je  dirigeai  enfuite.  la  fonde  en 
arrière  ,  comme  Ç\  je  voulois  percer  le 
cervelet ,    &    les    convuîfions    parurent 

;ord  ?   ranimai  ne  put  plus    fe  fou- 

tenir, 


l6  EXP.  NOUV.  SUR  DIFFEREES 
tenir,  il  tomba  à  terre,  fans  avoir  per- 
du le  fentiment  car  il  parut  fenfible  à 
Pirritatibn  de  la  peau  &  cria  même. 
L'animai  vécut  quatre  heures  dans  cet 
état  y  mais  fa  refpiration  devint  toujours 
plus  lente  :  je  pouvois  pourtant  rappeU 
1er  les  fens  de  l'animal. 

Je  fuivis  la  bleflurev  le  cervelet  n'a- 
voit  point  fouffert ,  étant  défendu  par 
une  parois  offeufe.  La  bleffure  étoit  res- 
tée dans  le  cerveau. 

E  x  p.     V  El 

Sur  un  lapin  5    12  Août,. 

Je  voulus  encore  un  fois  vérifier  l'ex- 
périence  de  M.   Caldani.     J'ouvris 
le  crâne,  il  me  vint  du  fang  de  la  fuK- 
ftance    ofleufe   même.  La  dure  mère  eft 
fort  tendre  &  vafculeufe  dans  cet  animal. 

Je  l'irritai   extérieurement   fans    qu'il 
donnât    de   fïgne  de  douleur,     dans  le 
tems   qu'il    crioit,    quand    je  bleffois  la. 
peau. 

La  dure  mère  étant  placée  immédia- 
tement fur  la  pie  mère  j  je  l'ouvris,  & 
je  gliffai  une  fonde  entre  les  deux  mé- 
ninges ,  je  chatouillai  comme  on  a  fait 


Animaux  vivant  17 

à  Boulogne  la  furface  intérieure  de  la  du- 
re mère  r  fans  produire  aucune  marque 
de  fentiment.  Dans  cet  état  l'animal 
lapoit  du  lait,  il  vécut  fans  aucun  fym- 
ptome  pendant  vingt -quatre  heures. 

Quoique  ce  petit  animal  fut  prefque 
tout  blanc*  la  prunelle  ne  laifla  pas  que 
d'être  brune, 

E  x  p.     VI  L 

Sur  un  lapin ,    2rj  Odlobre. 

Je  découvris  dans  le  pariétal  un  vaif- 
feau  confiderable ,  qui  avanqoit  tranf- 
verfalement  contre  la  peau ,  entre  les 
lames  ofleufes  ,  fa  marche  alloit  en  fer- 
pentanto  C'eft  ce  vaiffeau  qui  donne 
cette  abondance  de  fang*  quand  on  ou- 
vre le  crâne. 

Je  découvris  la  dure  mère  ,  j'en  irri- 
tai la  furface  extérieure  5  il  ne  parut 
pas  fentir  ces  injures. 

Je  déchiquetai-  cette  méninge  *  &  je 
h  coupai,    l'infenfibilité  parut  la  même. 

Je  fis  paffer  une  fonde  au  travers  de 
la  partie  latérale  du  cerveau  droit,  juf- 
qu'à  la  bafe  du  crâne ,  l'animal  ne  pa* 
tut  pas  fouffrir. 


j8      Exp.  nouv.  sur  differens 

Je  fis  pafler  une  autre  fonde  par  le 
cerveau  elle  bleffa  la  partie  latérale  ex- 
terne du  pédicule  du  cerveau. 

L'animal  cria  ,  il  fouffrit  des  convul- 
fions,  il  fe  courba  en  arcade. 

Je  fis  une  autre  bldfure,  qui  péné- 
tra dans  le  ventricule  ,  l'animal  n'en  pa- 
rut pas  fouffrir  beaucoup.  Il  périt  quand 
je  plongeai  la  fonde  bien  avant  dans  la 
moelle  de  l'épine* 


A.  <\:IA 


XXIX. 

REPONSE 

GENERALE 

AUX 

OBJECTIONS, 

qu'on    a  faites  contre  linfev.fibilitè  ie  plu* 
fieurs  parties  du  corps  animé.. 


X    21     X 
Section  I. 

Sur    ta    [enfibilitê. 

Je  viens  de  donner  le  recueil  le  plus 
nombreux  d'expériences,  qui  ayent 
peut-être  jamais  paru,  pour  prouver  u- 
ne  vérité  phyfique.  Mais  on  y  oppo- 
fera  fans  doute  le  nombre  inférieur, 
mais  pourtant  confiderable  d'obferva- 
tions  oppofées ,  dont  l'événement  a  été 
contraire  au  refultat  des  miennes  (  a  ). 
On  eft  allé  plus  loin,  on  eft  difcon ve- 
nu ,  qu'on  put  tirer  de  mes  expérien- 
ces ,  fuppofées  exactes ,  les  conclufions 
que  j'en  ai  tirées  D'autres  critiques  en- 
core n'ont  pas  balancé  à  prononcer , 
quel  que  fut  l'événement  de  mes  expé- 
riences ,  que  le  refultat  leur  en  paroif- 
foit   aflez   inutile,  &  qu'on  n'en  tireroit 

égale- 


C  a  )  M.  FAbbri  en  a  fait  imprimer  un 
recueil  à  Boulogne  en  1757.  M  e^  lui-mê- 
me du  nombre  de  ceux,  qui  fe  font  pp- 
pofes  k  mes  relultats. 


22       Réponse  générale 

également  aucun  parti  pour  l'art  de  gué- 
rir (&). 

Je  vais  travailler  à  me  détacher  en- 
tièrement, de  ce  que  je  pourrois  regar- 
der comme  ma  caufe.  Je  n'en  ai  jamais 
eu  à  moi ,  &  je  n'en  aurai  jamais,  que 
celie  de  la  vérité  pour  les  opinions,  & 
celle  de  la  patrie  pour  le  but  général  de 
mes  adbons.  Engagé  dans  un  ouvrage 
immenfe,  il  m'importe  de  conftater,  ce 
que  je  devrai  enfeigner  fur  la  fenfibili- 
té  de  la  plus  grande  partie  du  corps  a- 
nimé.  11  n'y  a  que  l'erreur,  qui  doive  me 
faire  de  la  peine ,  &  fi  j'y  ai  demeuré  de- 
puis fept  ou  huit  ans,  il  n'eft  pas  trop 
tard  d'en  fortir  encore,  &  de  rejoindre 
le  parti  de  la  vérité  dans  un  ouvrage, 
qui  eft  celui  de  ma  vie  entière  ,  &  qui 
doit  faire  paffer  à  la  poftérité  les  fenti- 
mens  réfléchis  de  ma  vieillelfe.  Si  la 
vanité  me  dominoit ,  je  trouverois  af- 
furement  plus  d'honneur  à  facrifier  les 
opinions  de  quelques  années  ,    qu'à  me 

regar- v 

(b)  Journal  des  favans  1757.  Mai.  C'eft 
aux  critiques  de  cette  claffe  ,  que  le  P. 
Pethini  a  repondu  dans  la  préface , 
qu'on  trouve  dajis  te  II.  Tome  3e  ce  re- 
cueil. 


aux  Objections.  23 
regarder  comme  l'avocat  de  l'erreur ,  & 
pour  le  refte  de  ma  vie  ,  &  pour  tout 
le  tems  encore  ,  que  mon  ouvrage  pourra 
trouver  des  ledleurs. 

J'ai  encore  à  m'armer  contre  un  en- 
nemi bien  dangereux  de  la  vérité ,  mais 
qui  perd  de  fon  pouvoir,  quand  il  eil 
reconnu.  Mes  expériences  expofées  fans 
la  moindre  apparence  de  critique  9  ont 
trouvé  des  adverfaires  violens  (c),  qui 
n'ont  épargné  ni  ma  probité  ,  ni  aucu- 
ne des  qualités ,  qui  pourraient  m'at- 
tirer  la  bonne  opinion  de  mon  fîecle. 
Il  n'eft  que  trop  commun  ,  de  fe  roi- 
dir  contre  ceux9  qui  veulent  nous  dé- 
primer ,  &  d'en  foutenir  avec  plus  de 
paflion  des  opinions,  qui  auront  com- 
promis notre  réputation.  Je  reconnois 
cette  tentation  5  je  vais  tacher  d'y  re- 
fifter. 

Après  ces  réflexions ,  je  vais  pofei: 
fans  prévention  les  raifons  ,  qui  peuvent 
ou  me  déterminer  contre  l'opinion  com- 
mune ,  que  j'ai  combattue  5  ou  m'y  ra- 
mener. 

Je 

(  c  )  M.  B  1  a n  c  h  1  de  Turin  ,  MM.  Van- 
delli  ,  Girard  5  Radnizki  5 
Fe,  quelques  anonymes,  &iurtout  celui 5 
contre    lequel   M.Cigxa    s'eft  défendu. 


24       Réponse    générale 

Je  commencerai  par  celles,  qui  peu- 
vent établir  la  vérité  de  mes  faits  ,  & 
je  rappellerai  fous  mes  yeux  les  expé- 
riences ,  qui  m'ont  porté  à  rayer  de  la 
lifte  des  parties  fenfîbles  tant  d'organes  , 
auxquels  on  s'eft  accoutumé  à  attribuer 
le  fentiment  le  plus  exquis.  Je  vais 
donner  mes  raifons  les  premières  ,  &  je 
ne  me  prévaudrai  pas  du  petit  artifice, 
fi  commun  dans  les  difputes.  On  y 
fait  précéder  les  raifons  de  fes  adverfai- 
res ,  &  on  croit  trouver  le  double  avan- 
tage de  les  réfuter ,  &  de  conferver  à 
fes  propres  raifons  la  place  la  plus  fraî- 
che dans  la  mémoire  du  ledeur. 

J'ai  tiré  mes  preuves  de  l'évidence 
même.  Une  bete*  dont  on  irrite  la  peau, 
retire  la  pâte  qu'on  blelîe  9  ellefe  défend 
à  fa  manière,  elle  oppofe  à  la  violen- 
ce, qu'on  lui  fait*  ou  fes  forces,  ou  du 
moins  fes  plaintes.  Je  n'ai  jamais  vu 
d'animal  infenfible  aux  bleffures  des  nerfs, 
je  ne  crois  pas  en  avoir  vu  d'indïffe- 
rens  à  celles  de  la  peau.  Cent  &  cent 
fois  j'ai  oppofé  la  fenfibilité  des  tégu- 
mens  à  la  parfaite  infenfibilité  des  ten- 
dons ,  de  la  dure  mère ,  du  période , 
jamais  l'animal  n'a  diflimulé  l'injure,  qus 
je  faifois  à  la  peau ,  pendant  qu'il  fouf- 

froit 


aux  Objections.         2> 
froit  fans  la  moindre    marque   de  fentU 
ment  >  l'irritation  la  plus  deftruciivc  des 
parties ,  que  je   viens  de  nommer. 

J'ai  vu  exa&ement  les  mêmes  phéno- 
mènes ,  &  dans  les  betes  les  plus  féro- 
ces ,  &  dans  les  animaux  les  plus  crain- 
tifs. Le  chien  ,  le  cochon  ,  &  le  chat 
ne  font  pas  plus  fenfibles  à  ces  playes 
des  tendons ,  que  ne  l'eft  le  lapin  ou  le 
chevreau.  Quiconque  s'eft  exercé  aux 
expériences  faites  fur  des  animaux  en 
vie,  doit  connoitre  la  férocité  du  chat, 
&  fa  fureur  quand  il  fouffre  :  fa  tran- 
quillité ne  peut  jamais  être  l'effet  de  la 
peur ,  ou  du  phlegme. 

Les  expériences?  que  j'ai  faites,  & 
que  mes  amis  ont  ajourées  aux  miennes, 
font  extrêmement  nombreufes  *  &  ce 
nombre  n'eft  pas  indiffèrent.  Des  eau- 
fes  étrangères  peuvent  introduire  d?  l'er- 
reur dans  des  expériences  9  qu'on  ne  vé- 
rifie pas ,  mais  ces  caufes  fe  feparent  à 
mefure  ,  qu'on  réitère  le  même  fait, 
par  là  même,  qu'elles  font  étrangères; 
après  un  certain  nombre  de  vérifications 
il  ne  refte  que  les  refultats  ,  qui  naif- 
fent  néceflâircment  de  la  nature  des 
chufes.  Je  vais  tirer  d«  la  table,  qui 
fuit  ce  mémoire?  le  nombre  de 
Tant.    IV.  B  expc- 


26  Réponse  générale 
expériences.  II  y  en  a  19  fur  les  ten- 
dons de  l'homme  ,  fans  compter  celles 
de  M.  MUH  LMANN,  qu'il  ne  fpécifie 
point.  Ii  y  en  2  200  faites  fur  les  ani- 
maux ,    3  ns  compter  celles  de  MM.  Pa- 

LJANI,  HtULMVIANN  ,  MORETTI    &  MO- 

K  A  n  d  1  9  qui  n'ont  pas  ajouté  le  nom- 
bre des  leurs.  Sur  la  dure  mère  ^  il  y 
en  a  1 1  dans  l'homme ,  &  79  dans  dif. 
ferens  animaux.  Il  y  en  a  12  ou  plus 
fur  la  pie  mère  :  fept  &  celle  de  M. 
Molinelli,  pour  le  péricrane  de 
l'homme,  &  64  dans  les  animaux.  Sur 
le  périofte  de  l'homme  j'en  rapporte  trois, 
&  23  fur  celui  des  animaux  ,  fans  par- 
ler des  nombreufes  obfervations  de  M. 
Muhlmann.  Sur  les  capfules  des 
articulations  il  y  en  a  28  dans  les  a- 
nimaux  ,  &  une  dans  l'homme.  Sur  la 
pleure  il  y  en  a  42  dans  les  brutes,  & 
une  obfervation  dans  l'homme.  Sur  le 
péritoine  il  y  en  a  47,  &  celles  de  M. 
Heuermann  ne  font  pas  comptées. 
Il  y  en  a  plufieurs  fur  l'homme.  Sur  le 
péricarde  il  y  en  a  un  plus  petit  nombre, 
mais  de  nombreufes  fur  la  cornée  ,  faites 
par  M.  Daviel  (d).  ' 

Ces 

(  d  )  Voyez  la  table  qui  précède  celle  des  m  a- 
tieres. 


aux  Objections.        27 

Ces  expériences  ont  eu  un  fuccès  par- 
faitement   uniforme.     Je  ne  fâche  pas  , 
ni  dans  mes  propres  recherches,  ni  dans 
celles   des  habiles  gens,   que  je  viens  de 
nommer 5    qu'il  y  ait  eu  des  doutes  fur 
les   tendons  *  le    période  ,  la  pie   mère  > 
la    pleure,  la  péritoine,    &  la  plus  gran- 
de  partie    de  la  dure  mère.     On  a  fait: 
fur  la  face  interne  de  cette  membrane  une 
expérience  particulière   (O,  Qui  ne  mîa 
jamais  réufîî  ,    &  qui  prouveroit  ,   fi    el- 
le eft  conftatée  ,    qu'il  y  a  en  effet  dans 
la  dure  mère  une  partie  ,    qui  ell  fcnfi- 
ble  au  chatouillement ,    fans    l'être  a  la 
douleur.    Elle  pourroit  venir  encore  d'u- 
ne compreflîon  des  nerfs  (  e  *)  ,   qui  paf- 
fent  par  les  trous    de  la  dure  mère  :    car 
je  ne  me  prefferois  pas  d'admettre  cette 
exception  ,  qui    feroit  un   privilège   fin- 
gulier   en  faveur  d'un  petit  efpace  de  la 
lame    interne  de   la  membrane ,     que   je 
viens  de  nommer.      Elle  paroit  contraire 
à   fa   nature  uniforme,  elle  eft  contraire 
en  même  tems  à  une   obfervation  d'ana- 
tomie  ,    qui  ne  paroit  pas  fufceptible  de 
doute. 

B     2  L'in- 

(  O  Cat.dani,  p.  xç  ad2>6\  T.  i.  de  UVoco/- 

ia  de  M.  F  a  B  b  ri,   Laghi  T.  IL  p.  icj;. 

(e*  )  Caldaki   epift.  II.  p.   560,    373.    574. 

F  O  N  T  A  N  A   p.    I7S. 


2  S      Réponse  générale 

L'infenfibilité  de  la  dure  mère  repond 
a  rabfence  des  nerfs,  qui  manquent  en- 
tièrement à  cette  envelopc  du  cerveau; 
comme  la  fenfibilité  de  la  peau. repond 
au  nombre  des  nerfs ,  qui  vont  le  ré- 
pandre dans  ce  tégument.  Il  n'eft  pas 
douteux  ,  que  les  nerfs  ne  foient  l'inftru- 
ment ,  qui  tranfmet  à  l'ame  le  refultat 
de  rimpreflîon  des  corps  extérieurs  fur 
les  organes  du  fentiment.  11  n'eft  pas  dou- 
teux non  plus  ,  que  la  fenfibilité  ,  tou- 
tes chofes  égales  >  ne  foit  en  raifon  di- 
recte du  nombre  des  nerfs  ,  car  je  les 
fuppofe  également  nus  &  dépouillés  de 
leurs  envelopes.  La  fenfibilité  de  la 
langue  ,  des  yeux ,  &  de  l'organe  de  la 
génération  confirment  la  règle,  que  je 
viens  de  propofer ,  comme  la  cruelle 
douleur  du  nerf  d'une  dent ,  que  la  ca- 
lie  a  découvert  5  prouve  l'augmentation 
de  la  fenfibilité,  qui  dépend  de  la  nu- 
dité de  la  moelle  nerveufe.  Comme  la 
fenfibilité  croit  avec  les  nerfs ,  elle  s'é- 
vanouit avec  leur  abfence,  &  aucune  par- 
tie n'eft  fenfible ,  lorfque  l'organe  uni- 
que du  fentiment  ne  s'y  trouve  pas. 
Cela    pofé  (/),    on    n'a   ,'qu'à  examiner 

fi 

(/)    On  a    dit,  que  les  nerfs  font  plus  ten- 
dus   dans  les  organes  les  plus  fins.     S'ils 


aux  Objections.  29 

fi  la  dure  mère,  ou  fi  les  tendons  ont 
des  nerfs.  C'eft  un  fait  ,  conftaté 
par  Fanatomie  la  plus  exadle ,  que  la 
dure  mère  n'a  aucun  nerf,  qui  fe  ren- 
de dans  h  fubftance  :  j'en  appelle  là 
defliis  à  mon  expéiience,  &  à  celle  de 
l'admirable  hiftorien  des  nerfs,  M.  Me- 
KEL  (g  ).  Les  nerfs  de  la  cinquième 
paire  ,  &  de  la  feptieme  5  que  des  au- 
teurs eftimables  lui  ont  attribués  9  ne 
font  que  les  branches  de  communica- 
tion ,  que  la  féconde  branche  de  la  cin- 
quième paire  envoyé  au  nerf  intercoftal 
(  h  )  5  &  à  la  portion  dure  des  nerfs 
B    3  audi- 


Tctoient,  leur  e'tat  de  tenfion  pourroit 
être  regardé  comme  une  caufe  ,  qui  ajou- 
teroit  à  la  fenfibilité.  Mais  ce  fait  eft 
contredit  par  ranatomie.  L'œil  &  l'oreil- 
le interne  ont  les  nerfs  les  plus  mous , 
qif  il  y  ait  dans  le  corps  huma  m ,  &  ce- 
pendant ce  font  les  pins  fenfibles  de  nos 
organes.  Ils  f entent  Pimpreffion  de  la  lu- 
mière &  du  fon,  que  les  autres  organes 
n'appercoftent  point,  ou  ne  fentent  qu'ircr 
parfaitement.  L'idée  eft  de  M.  Vaxdfr- 
monde  fur  l'art  de  perfectionner  l'efpefe 
humaine 'T.  II.  p.   26.   27.  » 

(#  )  De  nervo  quinti  farts, 

(/-0  Ibid.  p>  54.  S*. 


30  RKFONSE    GENERALE 

auditifs  (/)•  Ces  branches,  que  les  au- 
teurs de  plusieurs  traités  iur  l'oreille  (^) 
&  les  os  n'ont  pas  fuivies  jufqu'à  leur 
extrémité ,  leur  ont  paru  appartenir  à 
la  méninge  ,  qui  ne  fait  que  les  recou- 
vrir. Un  coup  d'œil  donné  fur  la  plan- 
che, que  M.  MtKEL  a  donné  du  nerf 
de  la  cinquième  paire  ,  convaincra  le  lec- 
teur intelligent  9  que  jamais  on  n'a  fur- 
rromé  avec  plus  d'exa&itude  la  difficul- 
té delà  préparation.  En  traçant  les  bran- 
ches les  plus  fines  des  nerfs  jufqu'à  leurs 
filets  prefque  imperceptibles  ,  cet  ex- 
cellent auteur  n'en,  a  point  trouvé,  qui. 
allât  fe  perdre  dans  la  dure  mère  (/). 
Il  eft  impoflible ,  que  la  dixième  paire 
fournifle  des  nerfs  à  la  dure  mère ,  elle; 
fort  fous  les  limites  du  crâne  9  avec 
l'artère  vertébrale  &  la  rainure  de  l'atlas,. 
&  ne  revient  par  aucune  de  ks  bran- 
ches dans  la  capacité  du  crâne  Cm). 
Le  nerf  acceflbire  donne  des  branches 
à  la  moelle  allongée  ,  mais  il  n'en  four- 
nit pas  à  la  dure  mère  :    ce  qu'on  a  pu 

#  lui 

(i)  Ibid.  p.    ç2    w.Mem*  de  lrAcad.  de  Ber- 
lin T.  VIL  p.  71.  ann.  17* 
^  £  )  Valsalva,    Simongelli  ,  Bertin  3 
tr.  des  os  T.  II.   p.  6$.  382. 

C O.P.  «t. 

(  w  )  Asche  de  nervis  primi  paris. 


aux  Objections.         3t 

[lui  attribuer,  doit  être  rapporté  aux  fi, 
'lamens*  qui  Torrent  de  l'arachnoïde  de 
la  moelle  épiniere  ,  &  qui  s'attachent  à 
la  dure  mère ,  le  long  du  grand  en- 
tonnoir du  crâne  (  n  ).  Le  microfcope  a 
été  employé,  auffi  inutilement  que  le 
fcalpel ,  pour  découvrir  des  nerfs  fur  la 
méninge  (o),  &  il  tie  refte  plus  àe 
moyens  pour   une  recherche  plus  exadie. 

Je  pourrois  ajouter  à  ces  témoigna- 
ges  le  mien  ,  &  la  recherche  de  ces 
nerfs  n'eft  pas  aflez  difficile,  pour  que  je 
doive  craindre  de  paroitre  comme  té- 
moin, dans  cette  querelle.  Il  eft  aifé  d'en- 
lever avec  précaution  la  dure  mère , 
qui  couvre  le  nerf  de  la  cinquième  pai. 
re  &  très  aifé  de  reconnoitre ,  qu'il  eft 
entier  ,  &  que  fes  filets  forment  un  pa- 
quet complet ,  dont  aucun  filament  ne 
s'eft  détache. 

Il    eft  aifé  encore   de  fuivre   les  nerfs 

des  mufcles  dans  leurs   chairs ,   &  de  fe 

futisfaire  fur  la  queltion ,  fi  leurs  bran- 

B    4  ches 

(«)    H  ub  er  de   medu/la  fpinali  p.   iz.  le. 

n.  j.  j. 

(o)  Tosetti  Lettera  IV.  p.  2?.  24.  ic« 
edit.  Caldani  p.  297.  29g.  299.  V e bt 
n  a  Epift.  adHAiuRUMab   init 


32,      Réponse   générale 

ches    s'enfoncent    dans  le  tendon.     Le  l 
microfcope   a  été  employé   (/?)  inutile*   \ 
nviit,    pour    en  découvrir,     &  l'anato- •! 
mie  c  mparée  démontre,     que  le  fend-  I 
ment  n'eft  pas  du  domaine  des  tendons.. 
Les    volatiles    (g)    ont   en  général  les, 
tendons  de  leurs  pies  ofleux  ,    &  on    ne. 
voudroit  pas   attribuer    du  fentiment  à 
une  partie  olfifiée. 

Mais  Ci  une.  main ,  plus  habile  que 
la  mienne  5  pouvoit  découvrir  quelque 
branche  de  nerf?  qui  fe  rendit  en  effet 
dans  la  fubftance  des  tendons ,  &  de 
la  dure  mère  ,  il  efl  indubitable ,  que 
ces  branches  feront  petites  ,  puifqu'elles 
ont  échapé  au  microlcope  s  elles  feront 
peu  proportionnées  par  confequent  à 
Pétendue.  de  la  dure  mère  ,  dont  la  fur- 
face    efl  égale  à    celle  de    la  cavité  du 

crâne,  y 

(p)  Leeuwekhosck  Epift.  phyjîolog..  p.  443.. 
Tositti  letteTs  IV.  p.  8.  Calx>ani  p.  z%t, 
282. 

(  q  )  Birch  bifl.  of  the:  Royal  $ocieiy  T.  111^ 
p.  476.  Duverkey  Journal  des  fava?ir 
i^8v.  n.  19.  Rulmus  tendo  achlllvs  rupt, 
Cec  auteur  a  vu  le  même  changement  dans 
l'homme,  auiïi  bien  que.  IVL  Heu^manit 
p.    i6z* 


aux  Objections.  33 
crâne,  &  qui  eft  encore  plus  ample  à 
caufe  de  fes  détachemens. 

La  même  raifon  fe  préfente  pour  les  ten- 
dons, s'ils  ont  des  nerfs,  ils  les  ont  imper- 
ceptibles ,  &leur  fentiment,  comme  celui 
de  la  dure  mère,  ne  pourra  être  que  bien 
obrus  ,  &  foible  eu  raifon  inverfe  de 
la  grandeur  du  nerf,  moins  vif  par  con- 
fequent ,  que  le  fentiment  des  vifce- 
res  (r)  qui  ont  des  nerfs  bien  vifi- 
bles ,  mais  dont  le  fentiment  eft  pref- 
que  imperceptible,  parceque  leurs  nerfs 
font  fort  petits.  En  effet  les  vifceres 
peuvent  être  irr'tés ,  &  prefque  détruits,- 
fans  que  l'animal  donne  des  marques  de 
fa  fenfibilité  ,  &  j'ai  vu  le  rein  d'un 
homme  fe  confumer  par  une  fuppura-" 
tion  abondante,  qui  paflbit  par  les  uri- 
nes, fans  qu'il  fe  foit  plaint  d'aucune 
douleur. 

Je  reviens  aux  raifons ,  qui  me  réfu- 
tent à  dire  en  faveur  de  mes  expérien- 
ces. Je  n'ai  eu  aucune  vue  enlesfai- 
fànt ,  aucun  préjugé  d'autorité  ,  aucun 
fyfteme^  qv.i  exigeât  l'infenfibilité  de' 
la  dure  mère,  ni  celle  des  tendons.  Je' 
B   5       ■  les> 

(r)  Sciïion  VIII.   du  fecend  Memoir.  fur  W 
parties  faijibles  &c. 


34  Réponse  générale 
les  ai  cru  fenfibles  de  très  bonne  foi  fc- 
vec  le  refte  'des  Médecins  ,  &  furtout 
avec  mon  illuftre  maitre,  je  les  ai  dé- 
crits comme  tels  dans  mes  ouvrages.  Si 
j'ai  changé  de  fentiment»  c'eft  l'expé^ 
rience  qui  m'a  fait  fortir  du  chemin  le 
plus  ba  tu*  &  ce  n'eft  pas  l'amour 
d'une  hypothefe*  qui  m'ait  foie  préférer 
un  nouveau  fentier.  Je  dis  plus ,  j'ai 
tourné  contre  moi  même  ,  &  contre 
mes  propres  découvertes  *  les  armes  de 
la  vérité,  que  l'expérience  m'a  fournies, 
j'avois  beaucoup  travaillé  fur  l'irritabili- 
té, &  furtout  fur  celle  du  cœur,  j'é- 
lois  tenté  vivement  d'en  étendre  l'em- 
pire, à  d'en  faire  dépendre  le  mouve- 
ment des  artères  ,  celui  des  glandes  ? 
Ijs  fecretions  &  les  fièvres  ,  j'étois  prêt 
d'en  faire  le  refïbrt  unique  de  la  ma- 
chine animée.  On  fait  affez  ,  combien 
l'homme  aime  donner  de  l'importance 
à  ce  qu'il  a  découvert ,  il  voudroit  na- 
turellement conquérir  l'univers  pour  fes 
opinions ,  &  établir  la  monarchie  uni- 
\erfelle  pour  Phypothefe,  dont  il  fe 
croit  le  créateur.  Dsscartes  re- 
giiîbit  le  monde  par  l'éther  *  &  par  les 
tourbillons ,  &  bientôt  on  a  voulu 
le  gouverner    par   l'attraftion.     J'avois 

bfeau 


aux  Objections.  jç 

beau  jeu,  j'aurois  eu  pour  moi  tous 
ceux,  qui  fe  plaignent  des  limites,  que 
je  donne  à  l'irritabilité.  Les  Whytt  * 
les  Delius,  les  Krause,  tant  d'au- 
tres de  mes  adverfaires ,  feroient  de- 
venus   mes  alliés. 

Mais  la  nature  s'oppofoit  au  Cfteme,' 
qui  commencoit  à  me  gagner.  Cette 
irritabilité  fi  agifTante  dans  les  mufcles, 
fi  toute  puiflance  dans  le  cœur  ,  ne 
réuiîiiToit  pas  à  étendre  fes  droits  fur 
les  artères.  La  contraction ,  que  leur 
procuroit  le  poifon  chymique ,  refufoit 
de  nûtrc  fous  le  fcalpel,  &  refiftoit  à 
l'acide  même  le  plus  deftrudleur  dans  les 
animaux  à  fang  froid.  Repoufle  par  la 
province,  que  je  voulois  conquérir,  je 
fus  obligé  de  me  replier ,  &  de  me 
contenter  de  l'empire  des  mufctes  ,  aP- 
furé  à  cette  irritabilité ,  dont  on  m'at- 
tribuoit  les  progrés. 

Bientôt  il  fel'ut  reculer  encore  d'avan- 
tage :  j'avois  cru  voir  dans  les  laqs  y 
que  les  nerfs  forment  prefque  partout 
'autour  des  artères  ,  une  force  bien  pro^ 
pre  à  gouverner  la  circulation  du  fang* 
à  la  précipiter  dans  la  colère,  à  la  re- 
tarder dans  la  méditation  *  a  l'afFoibliE: 
dans  la  triftefle  *  &  à  la  fupprimer  A  ms- 
B      6  b 


36       Réponse   générale 

la  crainte.      Cette  mé  anique  des  nerfs* 
expolée     dans    mes    écrits    (/),    avoit 
plu,    car  c'eft  plaire  ,     que  d'are  mife 
en    œuvre     par  un   anatomifte  du   mé- 
rite de  M.  Mbkel  (/),    &  par  un 
Médecin ,    tel    que  M.  Tronchin 
(h).      Mais  l'expérience  me  refufa  en- 
core  une.    fois    fon    fuffrage.      Le   nerf 
placé    fur    mie  règle  (x),    fut  irriter 
&    ne   fe  racourcit  point.      Dès  lors  il 
ne    pouvoit  plus    rétrécir   Partere  corn- 
prife  dans  fbn  anfe  :    je  n'ai  pas  ba!an- 
ce    à    me  refigner  fur  la  chute  de  mon 
fifteme  %    &    ie   l'ai   publiée  le  premier 

G'). 

Avec  cette  dîfpofîtion  d'efprit ,  je 
conviens  ,  qu'on  peut  fe  tromper ,  mais 
on  ne  doit  plus  être  foupeonné  de  cher- 
cher à  feduire.  Si  j'oppofe  les  expérien- 
ces à  mes  préjugés-,  à  mes  fiftemes$, 
k  mes    efpérances. ,    quelle    autre  idole 

peut- 

(/)    De  imper îq    neYvvrwn    în   arteriis  Got* 

tins     174-4- 
{ty^Memoir.àeVAcaààc  Berlin.  T.  VU. 
(«)  De  colica  Pifion.  p.  41. 
(  x).  Zecomi  Memoir.  exp.  203,  204.  20  f,  206V 

2.C7-     XOg.   209. 

C»)  Ibid.  p.  z$\\ 


aux  Objections.  37 

peut-il  me  refter  ,    à  laquelle  je  vouluiTe 
immoler  la  vérité? 

Les  défenfeurs  de  mes  expériences, 
ont  également  préféré  la  vérité  nou- 
velle aux  anciens  préjugés  ,  fans  y  être 
amenés  par  aucune  liaifon  avec  moi , 
&  fans  trouver  dans  ma  fortune,  de- 
quoi  efperer  ou  dequoi  craindre.  Je  n'avois 
jamais  eu  de  liaifon  avec  MM.  Calda- 

NI,  TOSETTI,  MlHLMANN,  HUNTER 
(z),  FONTANA  ,  EMETT,  BROKLES- 
BY  5     BOUR-DEKAVE  ,     CiGNA  ,     VtRNA, 

MoRtTTi,  Far  ion,  Holsset,  Piazza5 

Mieg,      Graziani,    Moran- 

D  I    ,      AUDRICH    ,        P  E T  R l  K  I  f 

Vivienzi  (a),  Paliani  ,  Bassani* 
Larber,    C^)>    Fracassini    (<:)> 

Anbrejl 


C»)  Cet  excellent  anatomifte  a  fait,  il  y  a  quel- 
ques années  ,  des  expériences  fur  Fi  n'en- 
fibilité  des  tendons  conformes  aux  mien- 
nes ,   fans  en  avoir  de  conroiflance. 

(  a  )  Médecin  de  Naples ,  qui  a  vérifié 
mes  expériences. 

Dans    récit.    Italienne  de  TAnaU  cbir> 
de  P  a  t  t  y  m  L.  I.  p.  2 çt. 

Ce  )  De  afeii.  b^oeb*  p.  9. 


38  Réponse  générale. 
Andreae  (  d  )  ,  ni  avec  plufieurs  au- 
tres favans ,  qui  ont  adopté  la  vérité 
d'après  moi  \  je  n'ai  appris  à  les  con- 
noitrc  ,  que  par  ce  qu'ils  ont  fait  pour 
moi  ,  fans  y  être  préparé  ni  par  un  com- 
merce de  lettres  ,  ni  par  quelque  liai- 
fon  perfonnelle.  Il  y  a  plu?,  je  trouve 
tous  les  jours  des  témoins  des  mêmes 
vérités  ,  qui  les  ont  vues  avant  moi , 
&  que  le  préjugé,  ou  le  défaut  de  pu- 
blicité, m'a  empêché  de  connoitre.  M. 
Molinklli  digne  Profelfeur  de  Boulo- 
gne ,  m'a  devancé  fur  les  expériences 
de  la  dure  mère  (O»  &  fur  le  peri- 
crane  (/) ,  il  n'a  pas  vu  de  fimpto- 
me  furvenir  aux  bîeffures  du  tendon 
du  biceps  (*)*  fans  que  j'aye  pu  être 
informé  de  ce  qu'il  avoit  vu.  M.  La- 
p  i  a  percé  des  tendons  dans  l'homme ,. 
fans  y  trouver  du  fentiment  (  h  ).  L'i'- 
luftre  M.  de  Sbnac  a  pafTé  les  doigt?, 

& 

(d  )  De  irritcibilHate.  11  eft  d'accord  avec 
moi  po.r  Pinicniibilité  des  tendons  p.  \ 7. 
&  des  autres  partie s5  auxquelles  je  n'ai  pas 
reconnu  de  fenriment. 

(O    Faites  dis  171s*   Cal  dan.    p.  !$%<>. 

(/)  Ibid.  p.    28s. 

(g)    p.  13.   184. 

(b)  Tosstti  Lett.  IV.  p.  17. 


aux  Objections.  39 

5c  preflfé  les  tendons  d'un  homme  (O* 
fans  qu'il  ait  donné  des  marques  de  un- 
timent.  Il  a  trouvé  des  portions  du 
période  infenfibles.  M.  Bagieu  a 
coupé  les  tendons  fléchiifeurs  de  la  main 
(^)>  &ns  canfer  de  douleur,*  il  pofe 
en  fait  en  général  (/),  que  l'incifion 
du  tendon  fe  fait  fans  fentiment  dtfa- 
greabîe.  M-  Acrell  convient  du 
même  fait  (  m  )  ;  on  lit  dans  un  jour* 
nal ,  qui  furement  n'a  pas  de  partiul.té 
pour  moi ,  l'hiftoire  d'un  tendon  fléchif» 
feur  d'un  doigt  arraché  de  force,  fans 
douleur  &  fans  accident  (  m  *  )  ,  &  je 
le  vois  confirmé  pour  le  déchirement 
même  du  tendon  ,  dans  les  mémoires 
d'une  focieté  refpectable  (  n  ).  AL  MiL- 
LER  de  GiciTe  attefte  Pinfenfibilité  (n  du 
foie.  M.  Kaavw,  que  la  Republique 
des  lettres  vient  de  perdre,    a   bleiîc  la 

dure 

(i)    Dans  une  lettre  du  2.  avril   17 $2. 

(k)  Traité  des  amputations  p.    584. 

(/)  p.    î9o. 

0«  )   Swensxa  IYîercur.   i7<?6.    p.   29  c. 

(  m  *  )  Journal  de  Med.    1758-  May. 

('*)    EJJuis  of  a  Society  at  Edhàbmgb.    T.  L 

P.   4*4. 
(7/*)   Dans  l'homme  dans  fa  theie  Big*  ib- 
fervat.  JvUA%  Cbir.   p.   19. 


40  Réponse  général  s 
dure  mcre  (  o  ) ,  fans  caufer  des  con~ 
vulfions,  autorité  qu'on  a  voulu  tourner 
contre  moi  ,  aulfi  bien  que  celle  de  M. 
Douglas,  qui  reconnoit  PinfenfibU 
lité  du  période  (/>).  M.  Stampim  a  vu 
la  dure  mère,  &  le  pericrane  infenfibles 
dans  l'homme  (/>*).  L'infenllbilité  de 
la  cornée  fe  trouve  confirmée  dans  Ma- 
yerne  (9)1  &  dans  les  mémoires 
de  deux  (  r  )  Académies  eftimables  , 
dont  j'ai  l'honneur  d'être  membre  ,  elle  elt 
étab'ie  de  plus  par  les  expériences  nom- 
breufes  de  M.  Daviel  (/).  J'ai  cité 
ailleurs  les  expériences  de  Schlich- 
t  in  g  v  de  Thomson,  &  de  Bryan 
Robin  s  on,  &  les  obfervations  de 
Job  van  Mekern  (  t  )  ,  autorités  qui 
concourent  à  faire  douter  de  la  fen- 
iîbilité  des  tendons.  Nu  CMC  (  u  )  en 
a  fait  la -future  dans  un  chiens  fans 
y    caufer    de    convulfion  ,    &    Pare5 

Çx  ) 
(0)  De  impet.  fae.  fflppocr.  n,  525, 
(-/>•)  lîydrocele  p.    154. 
(p*)  Caldani  Epijl.  It.  p.    401. 
(q)   Prax.   p.  nz. 
(r)  Menu  de  fjead.  de  Chir.  T.  Iï.  p.  J7çi 

Med.   de  fAcad.    Roy   de    Suéde   i7S7«   **** 

mcjire  ir. 
df)  Voyez  la   table. 

(  t  )  Premier.  Menu  fur  les  part  feiipbL  p.  ï4> 
(«)  Stalpaut  valider  ^iel  Centur  IL 

obs,  7$, 


aux  Objections,  41 
(#)  &  toute  l'antiquité  avant  lui ,  ap- 
pliquent les. remèdes,  les  plus  violens  à 
la  dure  mère.  Méthode,  qui  feroit  bien- 
tôt tombée ,  Ci  la  dure  mère  avoit  fouf- 
fert  par  l'irritation  les  douleurs  5  qu'on 
lui  attribue. 

Je  vois,  depuis  que  fai  écrit  cerné- 
moire  ,  Herman  vander  Heyden  pro- 
noncer avani  moi ,  que  le  ligament  & 
le  cartilage  ont  peu  ou  point  de  feu- 
timent  (  %  *  )  ,  &  que  le  tendon  ne 
fent  que  fort  obtufernent  (x**). 

La  même  évidence,    qui  m'a  ftit  adop- 
ter rinfenfibilité  de  tant  de  parties  ani- 
males   a  iait  changer    de  crème  de  fett- 
timent    aux  favans  ,-    qui   prévenus    des 
préjugés    établis ,    avoient   le    fcalpel  en 
main  pour  me  réfuter.  M,  Paliani, 
célèbre  Chirurgien  de  Rome,   a  fenti  la 
force  de  la  vérité,  il  a  été  convaincu  & 
par   les   expériences,     dans  lefquelles  les 
tendons  paroiflent  infenfibles ,   &  par  l'a- 
natomic,    qui  leur  refufe  des  nerfs  C  y). 
Le  célèbre  Algarotti,  mon  illuf- 
ire  confrère    dans  plus  d'une   académie 
a   cédé  à  l'évidence,     que  M.  Caldani 

lui 
(  x  )   L.  IX.  c.   20.  oper.  omn. 
(x*)    Jjifcoiirf.   V.  p.     77. 
C**  *  )  Ibid.    p.  78. 
Cï)   Tosetti  LttU    IV.  p.   zi%. 


4Z      Réponse   générale 

lui  préfentoic  (  z  ).  M.  Caldani 
lui  même  a  commencé  Fes  expériences 
dans  des  idées  oppofées  aux  miennes,  & 
il  n'a  été  convaincu  que  par  leur  fuccès 
même.  M.  Moretti  fait  le  même  aveu. 

Je  viens  de  citer  des  témoins  refpec- 
tables  ,  j'en  vais  nommer  ,  donc  la  dé- 
position fait  encore  plus  en  ma  faveur , 
ce  font  mes  ennemis.  Quelqu'animés 
qu'ils  fuiTent  contre  l'innocent  auteur 
d'une  opinion  nouvelle ,  il  n'y  en  au- 
cun *  fur  qui  la  vérité  ait  entièrement 
perdu  fes  droits,  &  qui  n'ait  reconnu 
une  partie  de  mes  faits  ,  dans  le  tems 
même  *  qu'il  travailloit  à  m'oter  toute  cré- 
ance avec  le  genre  humain.  Je  com- 
mence par  M.  Lagh  i  ,  le  plus  anato- 
mifte  de  mes  adverfàires,  &  prefque  le 
feuU  qui  ait  voulu  s'honorer  en  con- 
fervant  les  bienfeances.  ïï  a  vu  les  ten- 
dons infenfibles,  dans  un  beaucoup  plus 
grand  nombre  d'expériences  ,  que  celles 
qu'il  m'oppofe.  Vingt  fois  ils  ont  été 
déchirés  fans  caufer  de  douleur,  &  fix 
fois  feulement  M.  L  A  g  h  i  a  cru  voir, 
que  leur  deftru&von  etoit  fuivie  d'un 
fentiment  (a).    Il  avoue  ailleurs,   qu'il 

eit 

(  Z  )    CiLDAN     Epift.    p.    177. 

(a)  Fpifî.   IJ.  p.   9.  Tos£TTi  Lett.  IV. 


aux  Objections.  43 

cft  rare,  que  les  animaux  paroiflent  fouf- 
frir  (  b  )  des  blelïures  des  tendons.  Il 
a  trouvé  les  artères  (  c  )  &  la  dure  me- 
re  (<i)  infenfibles  dans  une  partie  de 
fes  expériences  ;  &  la  pleure  &  le  péri- 
toine l'ont  été  aiïez  fouvent  ,  pour 
qu'il  foit  refté  indécis  fur  leur  fenfibili- 
té  (  e  ).  Il  a  vu  les  animaux  courir  fansê- 
tre  boiteux ,  après  avoir  brûlé  leurs  ten, 
dons  avec  le  fer  chaud  (/). 

M.  LAMBERTi,bien  moins  amateur  des 
extérieurs  de  la  politelfe,  que  M.  Laghi  f 
a  trouvé  le  tendon  peu  fenfible  (g)*  &  le 
même  aveu  lui  échaoe   pour  le  péricra- 

ne 

t  &  )  Ibid.  p.  1.  z.  &  chez  Fo.vtana  p, 
i6z.  Dans  fes  propres  expériences  les  ten- 
dons fe  font  trouvés  fans  fentiment,  quand 
ils  étoient  bien  découverts  Caldani 
Ep.  2.  p.  }S7. 

(O  Ibid.  p. 

(i)  p.  2.  &  chez  Caldaki  Ep.  IL  p. 
176.  Fon  tan  a  p.  161.  Il  a  été  pré- 
fent  à  l'expérience  faite  fur  la  dure  mère 
dans  un  homme.  Elle  s'y  eft  trouvée  infenfr- 
ble  &  M.  Laghi  eft  convenu >  quelle 
Peft  toujours  Fontanap.  17$.  Cal- 
dan  1  p.  400. 

(O  p.   6.  Font  an  a  p.    i^S» 

(  /)  Epift.  I. 

(g)  p.  Z2i.  de  la  racolta.  Il  fe  retranche 
fur    la  fenfibilité  des  bouts  coupés  du  fcea- 


^4  Réponse  générale 
ne  dans  fon  état  natuiel  (  h  ).  M. 
SEvERiNia  trouvé  de  bonne 
foi,  la  dure  mère  infaillible  (*)•  M. 
Whytt,  mon  adverfaire  depuis  plu- 
Heurs  années  ,  &  dont  j'ai  appris  dans 
le  même  ouvrage  &  le  nom  &  l'inimitié» 
compte  les  tendons  ,  les  os  &  la  dure  mè- 
re 5  entre  les  parties  dont  le  fentiment 
eft  obfcur  ,  pendant  qu'elles  font  dans 
leur  état  naturel  (^),  il  fait  le  même 
aveu  par  rapport  à  la  cornée  (/).  M. 
Lorry  5  eft  convenu,  que  le  ten- 
don relâché  ne  fent  pas  (  m  )  9  il  fent , 
dit  -  il  ,  quand  on  a  étendu  le  membre 
dans  lequel  il  fe  rend  :  apparemment 
parce  qu'on  étend  en  même  tems  la  peau, 
qui  a  été  bleflee.  Les  acides,  ajoute-t-il* 
y  font  peu  d'impreffion.  Le  même  auteur 
reconnoic       l'infenfibilité     du      médiat 

tin  9 


don,  fa  longueur  n'étant  pas  fort  fenfi- 
ble,  apparemment  parceqifil  tourmentoit 
le  nerf  compagnon  du  tendon  &  coupé- 
avec    lui, 

C  h  )  Obs.   f. 

(  i  )  Duns  le  même  recueil  p.  ?o. 

(&)  Fbyfioogcal  cjjays  p.   m.   119» 

(/)  p.   i:r. 

(m)  Jourtt.  de  Med.  1756.  Dex 


aux   Objections.        4f 

tin  >  du  péricarde  (tf),  du  péritoine 
(o)5  de-  la  membrane  des  vifceres  & 
du  tiflu  cellubire ,  &  le  fentimen:  ob-  < 
fcur  des  vifceres  &  du  cœur.  Il  admet 
le  petit  volume  des  nerfs  de  la  dure 
mère  (p).  Telle  eft  encore  l'expérien- 
ce de  M.  Douglas,  qu'on  cite  con- 
tre moi.  Ce  Chiiurgien  a  piqué  les  li- 
gamens,  &  les  tendons  des  chiens,  fans 
qu'ils  ayent  paru  fort  fenfibles  (  #  ). 
M.  VandeRmonde,  furement  peu 
prévenu  pour  mes  expériences,  a  recon- 
nu les  tendons  pour  à  peu  près  infen- 
fibles  (  q  *  ).  M.  Reimarus,  re- 
tenu encore  par  l'opinion  commune  ,  & 
par  l'autorité  de  M.  MonRoo  fon 
maitre,  fe  réduit  à  convenir,  que  les 
parties  ,  que  j'ai  trouvées  ne  pas  être 
fenfibles,  le  font  obfcurement  (r).  M. 
P  E  T  R  1  O  L  1  rapporte  une  expérience 
en  faveur  de  l'infenfibilité  du  péricrane 
(/).    M.  TaccuNi,    auteur  eftima- 

ble 

(  w)  Ibid  Novemb. 

(  0  )  lbid. 

(.p  )  lbid.   Janvier   17^7 

(q)     Reimarus     de     tamorib.     ligament. 

p.   17. 
(  q  *  )  Moyens  de  ferJeSionner  Teftice  humaine 

T.  I.  p.  575. 
dr)  l.  c. 
(/)    RAcolta  &c.  y.  ^*^  . 


46     Réponse   générale 

ble  ,  mais  dont  l'ouvrage  paroic  dans  le 
recueil ,  qu'on  m'a  oppofé ,  n'allègue 
que  des  doutes  fur  la  lenfibilité  des  par- 
ties, que  je  regarde  comme  infenfibles  (0- 

M.  FabbrI)  autre  adverfaire*  a 
vu  pourtant  fur  la  dure  mère  brûlée 
des  animaux  des  faits  pareils  aux  miens 
{u).  M.  Jenty,  tout  attaché  qu'il 
eft  au  fentiment  le  plus  commun,  ren- 
voyé aux  nerfs  les  fymptomes ,  qu'on 
attribue,  au  tendon  du  biceps  (x). 

Il  eft  plus  étonnant  encore  de  voir  MM. 
Bianchi,  Radniczki  &  Girard 
fe  réunir  avec  moi  pour  les  faits  ,  mal- 
gré un  deffein  fî  marqué  de  me  nuire , 
qui  ne  leur  a  pas  permis  de  confer- 
ver,  au  moins  dans  les  exprefîions,  les 
égards ,  que  fe  doivent  les  citoyens  ,  & 
qui  ne  fe  refufent  pas  aux  ennemis  de 
la  patrie.  M.  Bhnchi  lui  même  a 
vu  des  bleflures  de  tendons ,  qu'aucune 
apparence  de  douleur  n'accompagnoit  {y)j 
il  a  vu  la  même  infenfîbilité  fur  la  du- 
re 

(Op.  81. 

(*0  p.  205.  304.  Tout  ce  mémoire  5  quoi- 
que place'  avec  ceux  de  mes  défenfeurs, 
eit  deftiné  vifiblement  à   me  combattre. 

(  x  )  Cowje  of  auat.  Leit.  III.  p.  364. 

(y)  E&tre  i.„p.  48, 


aux  Objections.  ^7 
rc  mère  inondée  d'eau  force  (z)9  on 
n'a  qu'à  lire  d'un  efprit  déprévenu  les 
expériences  qu'il  m'oppofe  (  a  )  ?  pour  y 
reconnoitre  ,  qu'elles  font  à  peu  près  tou- 
tes pour  moi.  M.  Radniczky  n'a 
pu  difconvenir  ,  d'avoir  vu  les  incitions, 
&  les  blelïures  des  tendons?  qu'aucune 
douleur  n'accompagnoit  (b),  il  a  re- 
connu pour  douteux  le  fentiment  du 
péritoine,  &  de  la  pleure  (c),  & 
la  dure  mère  a  été  outragée,  dans  les 
faits  qu'il  allègue,  fans  qu'il  y  ait  paru 
de  douleur  (d).  M.  Girard  s'eft 
vu  réduit  à  avouer,  en  faveur  d'une  thé- 
orie qu'il  appelle  empoifonnée,  que  fou- 
vent  l'irritation  des  tendons  (  e  )  ne 
produit  pas  de  douleur  ,  &  qu'on  a  bien 
de  la  peine  à  démontrer  les  nerfs  de  la 
dure  mère  (/). 

Attaqué  ,     outragé  ,    prefque    démenti 
par  des  auteurs,    qui  ont  vu   cependant 
une   partie    des    mêmes  faits  ,     dont  ils 
difconviennent ,    pourrai-je    efperer  l'in- 
dulgence 

(*)  P.  Çf- 

(a)  Je  parle  de  cette  Ep:tre.' 

(b)  Obs     ad.  S.  1.  &  exp.  1. 
(  e)  .Sedt.  IV.  exp.  4.   $. 
(<<)  Exp     3. 

(e)  Dans  fa  thefe   ergo  irritabilité  a    nervi*. 
(/)  lbid. 


Réponse  générale 

dulgence  du  le&eur  pour  une  raifon,  que 
je  préférerois  d'entendre  de  la  bouche  du 
public.  J'ai  manié  le  fcalpef  depuis  ma  pre- 
mière jeunelle,  &  le  nombre  de  mes  diffec- 
dions  a  été  aflez  grand,  pour  donner  quel- 
que crédit  à  mes  expériences.   Il  ne  s'agif- 
foie  pour  moi ,  que  de  diftinguer  le  nerf 
du  tendon  qu'il  accompagne  ,  de  lier  u- 
ne    artère    tans  intérefler  les  nerfs  :     de 
découvrir  la  dure  mère    fans  la  blefTer; 
de  diltinguer  les  parties  du  périofte  ,    de 
la  pleure,   &  du  péritoine,  que  parcou- 
rent des  nerfs  confiderables ,    d'avec  les 
efpaces ,     que    les   nerfs  ne    fréquentent 
pas.   L'exactitude  néceflaire  pour  ces  tra- 
vaux n'clt  pas  de  la  plus  grande  difficul- 
té, mais  elle  eft  néceffaire ,  &  je  crois  n'en 
pas  être  incapable.  Les  compagnons  de  mes 
expériences,    MM.  Mekel,  Zinn,  (/*) 
Detlef,  NorelN,  Trendlllnbourg* 
&    tant  d'autres  médecins  encore  *     ont 
manié    le    fcalpel  avec  délicateffe  ,     &    à 
leur  honneur  ,  &  ceux  d'entr'eux ,    dont 
je  mets  les  noms  à  la  tète  ,   feront  com- 
ptés  par  la  poftérite  entre  les  p'us  grands 
Anatomiftes  du  fiecle.    Ifs  fe  font  refer- 

vés 

(  /*  )    Nous  venons  de  perdre  cet  excellent 
anatomiile. 


aux  Objections.  49 
vés  les  parties  de  l'art  les  plus  difficiles* 
les  nerfs  ,  l'oeil  ,  l'organe  de  l'ouïe  » 
&  ils  ont  lutté  avec  gloire  contre  les 
obltacles  ,  que  leur  oppofoit  la  finefle 
des  parties  les  plus  petites  ,  que  le  fcaU 
pel  puiffe  ft  vre.  11  nie  paroit ,  qu'eu 
matière  de  faits,  quand  les  expofés  Te 
trouvent  en  contradiction  l'expérience 
des  témoins  peut  mériter  de  la  confi- 
deration. 

•  J'ai  fait,  devant  ces  illuftres  &  habi- 
les  élevés,  mes  expériences  avec  tou- 
tes les  précautions  nécefîaircs,  que 
j'aiexpofées  d'après  mes* manœuvres  (g  ;. 
Je  n'ai  pas  verfé  les  poifons  chymiques  , 
j'y  ai  trempé  une  plume,  ou  un  brin 
de  bois ,  &  je  n'en  ai  touché  abfo'u- 
ment  9  que  la  partie  dont  j'examinois 
la  fenfibilité.  J'ai  laifle  repofer  les  a- 
nimaux*  &  j'ai  attendu  leur  parfaite 
tranquillité ,  avant  que  d'irriter  leurs 
tendons  5  leurs  périoftes  5  leur  dure  mè- 
re. J'ai  toujours  comparé  la  fenfibili- 
té de  ces  parties  avec  celle  de  la  peau. 
J'ai  vérifié  avec  opiniâtreté  les  mêmes 
expériences  ,  je  n'ai  cru  avoir  enten* 
Tom.   IV.  C  du 

(gvFicface  wfecend  àfctr.oire  fur  les  partie* 
fttfU*. 


S  O  RlPONSE  GENERALE 
àu  la  voix  de  la  nature  ,  qu'après  un 
nombre  inufué  de  répétitions  du  même 
événement. 

J'ai  dit  ,  ce  qui  peut  faire  ajouter  foi 
aux  expériences  du  parti  de  Pinfenfi- 
bilité.  Je  pafle  à  la  créanceT  que  mé- 
ritent les  faits  contraires  aux  nôtres* 
&  que  rapportenc  les  differens  auteurs, 
qui  fe  font  élevés  contre  moi. 

11  y  en  a  d'anonymes ,  que  je  veux 
bien  ne  pas  reconnoitre  à  travers  le  voi- 
le 9  a  la  vérité  bien  mince,  qui  les 
couvre.  Il  y  en  a  d'autre.*,  qui  fe  font 
nommés.  De  ces  derniers  une  grande 
partie  n'a  jamais  fait  d'expérience,-  & 
n'en  cite  même  aucune  fur  Pinfenfibi- 
lité.  Tel  eft  le  cas  de  M.  Whytt, 
Dblius,  Krause,  Aragoni, 
F  B' ,  &  de  plutieurs  autres  encore. 
D'autres  &  des  plus  animés,  n'ont  fait 
les  expériences  ,  qu'ils  m'oppofent  •  que 
par  des  mains  étrangères.  M.Bianchi 
s'eft  iervi  d'un  garçon  d'hôpital  (  h  )♦ 
M.Van  d  elli  de  M.Mtz  z  a  s  a  (i\ 
de  M.  R  a  n  a  &  d'autres  perlonnes  peu 

con- 

(  £  )  Tosetti  Un.  IV.  Voyez  Bi  a». 

C  HI    Ep.     I.     p.   -i*. 

(i)Ep.  IL  p.  141.  &c 


atjx   Objections.         51 

connues:  M.  Laghi  du  chirurgien. 
Vignaferroi&  de  M.  Bokghi. 
C'eft  déjà  un  préjugé  contre  ces  auteurs. 
Ils  oppofenc  aux  expériences  faites  de 
mes  propres  mains,  des  faits,  nés  fous 
les  fcalpels  étrangers  aux  auteurs ,  qui 
'-en  font  ufage.  Dans  les  expériences 
fur  la  fenfibiLté  des  tendons ,  de  la 
dure  mère  &c.  tout  dépend  de  l'exadi- 
tude  à  ne  bleifer,  que  les  parties,  dont 
le  fentiment  eft  en  litige,  &  d'éviter  tou- 
te autre  perde,  dont  la  fenfib  lité  eft 
reconnue.  Les  nerfs  font  prefque  par- 
tout  voillns  des  tendons,  un  fjalpe  un 
peu  plus  fortement  app'iqué  à  la  dure 
mère,  pique  le  cerveau  ,  &  mes  adver- 
faires  ne  fauroient  garantir  une  exacti- 
tude religieufe,  qui  n'a  pas  dépenJu 
d'eux  9  &  fans  laquelle  leurs  faits  peu* 
vent  prouver   Terreur   même. 

Mais  je  fuppofi  ,  qu'ils  euflent  tra- 
vaillé eux  mêmes,  qu'ils  me  pardon- 
nent, après  les  vio'entes  (  1^)  expref. 
fions,  dont  ils  fe  font  fervis  contre 
moi  5  je  les  reeufe  ,  ils  ne  font  point 
anatomiftec.  Aucun  d'eux  ne  s'eft  fait 
connoitre  par  aucune  découverte  ,  par 
C     2  aucune 

(  *)  Il  faut  toujours  eu  excepter  M.Laghi, 


S  2  REPONSB  GENERALE 
aucune  recherche  anatomique  un  pei 
fuivfe.  M.  BiaîsCHI  s'eft  rendu  célèbre 
par  fes  erreurs.  Je  ne  lui  imputeroirf 
pas  des  défauts  d'exa&itudc  ,  qui  Tau* 
roient  furpris  dans  une  encyclopédie, 
d'anatomie  &  de  phyfiologie.  Dans  un 
païs  immenfe  le  meilleur  géographe  peut 
déplacer  une  colline ,  &  ignorer  la  fi- 
tuation  d'un  bourg.  Mais  M.  Bianchi 
prétendoit  découvrir  *  il  a  donné  pour 
3iou veaux  des  mufcles  de  fa  façon  ,  il  a 
voulu  ajouter  aux  parues  connues  du 
corps  humain  :  &  ces  mufcles ,  &  ces 
parties  nouvelles  ne  fe  font  plus  retrou- 
vées après  lui.  La  critique  de  fes  fau- 
tes a  fait  la  matière  de  deux  des  meil- 
leurs ouvrages  d'anatomie ,  que  nous 
ayons  (  /  ). 

A  coté  du  peu  d'ufage?  queme^aiW 
verfaires  ont  fait  du  fcalpel ,  ils  ont  né- 
gligé gén'ralement  les  précautions  les 
plus  néceiTaires  ,  dans  la  recherche  qu'ils 
avoient  à  faire  MM.  Bianchi(w) 
&  Lorry,  w<  ont  verfé  l'efprit  de  nitre  fur 

les 

(/)  Les  cinq  derniers  adverfaires  anatomi- 
ques  de  M  ô  r  g  a  g  n  i ,  &  les  deux  Epi- 
tres    imprimées  à  Leide  en   1729. 

(w)    p.  ci.  edit.  de  M.  Vandermonde. 

(  n  )   Partout  chez  le  même. 


aux  Objections.         53 

es  playes ,  ils  n'ont  pas  vou'u  fe  fou- 
/enir ,  qu'un  fluide  difficile  à  borner > 
)ourroit  aller  ronger  des  nerfs  &  des 
égumens  voiînis  delà  partie  infenfihle. 
p'autres  ont  applqué  le  fer  chaud  '0) 
lux  tendons  :  une  chaleur  auffi  énor- 
ne  n'a  pu  qu'être  fenfible  aux  nerfs 
/oifins  des  tendons.  On  les  a  avertis, 
l'oter  l'envelope  des  tendons  ;  des  nerfs 
;utanés  innombrables  parcourent  le  tiflu 
;e)lulaire  entre  les  tendons  &  la  peau 
p  ).  Les  laiffer  fur  le  tendon,  c'eft 
rxpofer  à  l'action  du  fcalpel  ,  ou  du 
Doifon,  la  feule  partie  véritablement  fen- 
Ible  du  corps  animé,  ce  font  les  nerfs. 
antagoniftes  ont  traité  cette  précau- 
lion  de  déplacée  (  q  ) ,  ils  ne  l'ont  ja- 
mais prife  (g*),  ils  ne  parlent  pas 
même  des  foins  ,  qu'ils  auroient  du  le 
donner  pour  feparer  les  nerfs  d'avec 
les  tendons  ,  ils  avoient  raifen  1  cette 
exa&kude  ne  convenoit  pas  à  leurs  in- 
térêts. 

C     3  En 

(0)  M.  L  aghi  Epift.  I. 

{})  Heuermann  Cbirurg.   oper.  T.  III. 

p.  $4.  T.  L  p.  49. 
(  q  )   Le  même  au  même  endroit. 
'?*)    M.    Laghi    chez  Caldani   Ep. 

II.  p.  îf$.  chez  M.  Fontana.  p.  167. 


5*4      Réponse  générale 

En  effet  c'eft  en  négligeant  ces  pré-- 
cautions ,  qu'ils  ont  obtenu  des  évéJ 
nemens  contraires  à  ceux  que  j'ai  vusJ 
M  Raunitzki  attribue  aux  tenJ 
dons  un  fentimcnr*  qui  dans  quelque» 
unes  de  fes  expériences  appartient  à  lai 
peau  (r),  &  aux  nerfs  dans  d'autreaj 
(y)  Car  la  paralyfie,  la  foibleffe  du-l 
rable  ,  &  les  accHens  furvenus  à  fes  ex  J 
périences  ne  fauroient  être  la  fuite  d'u- 
ne b  eifure  du  tendon.  Les  plus  fages* 
de  mes  adverfaires  ne  lui  ont  jamaisr 
attribue  des  fuites  funeftes.  Les  con*-i 
vulfions  ,  qu'on  a  attribué  aux  incitons* 
de  l'aponeurofe  (/)»  du  péricrane  00 v 
de  la  dure  mère  (  x  ) ,  font  trop  oppo- 
fées  non  feulement  à  tout  ce  que  j'ai; 
vu  5  mais  même  à  ce  que  mes  autres^ 
antagoniftes  ont  vu  (  y  )  ,  pour: 
que  ces  observations  puifient  être  juGI 
tes ,  elles  ne  fauroient  être  que  les  ef- 
fets* 
(r  )  Seft.  r.  exp.  ç. 
(/)  Sedt.  r.  exp.  7. 
(/)  Vandek  B  o  s  de  vivis  corporis  huma*- 

ni  folidis  p.    30. 
(«)  Lambekti  chf.  ii 
(  .r  )  V  A  N  D  E  l  h  1  Ep.  I.  p.  XXX  ,    R  a  r>- 

k  1  t  2  ki  exp,  y 
( y  )    On  va  les  citer  dans   le  cours  de  cette: 

reponfe. 


AUX    Obje  CTIO  NS.  Çf 

fets  d'une  injure  faite  à  des  organes  plus 
fenfibles. 

Ce  n'eft  pas  fur  le  raifonnemcnt ,  que 
je  fonde  cette  imputation,  e'-le  tft  établie 
fur  les  faits.  On  a  verfé  en  préfence 
des  cbfervateurs  attentifs  (z)  des  cnu- 
itiques*  qui  fe  font  répandus,  on  a  a- 
buié  des  fers  chauds  (  a  )-,  dont  la 
force  s'étend  bien  au  delà  des  parties , 
dont  le  fentiment  eft  en  queftion.  On 
a  laifle  agir  le  beure  d'antimoine  (£) , 
avec  une  force  ,  qui  a  pénétré  à  tra- 
vers la  dure  mère  ,  &  qui  a  brûlé  la 
pie  mère  ,  &  peut  être  le  cerveau.  Tou- 
tes les  lois  qu'il  a  paru  du  fentiment , 
dans  les  parties  naturellement  in  fenfi- 
bles ,  il  s'eft  trouvé  dans  les  expérien- 
ces d'Italie  (<:)  que  le  tendon  n'étoit 
pas  bien  Wcouvert,  que  le  tiflu  cellu- 
laire le  recouvroit  encore,  ou  que  que!- 
qu'autre  partie  a  été  léfée.  M.Lorry 
a  bleffé  (  à  )  évidemment  le  mufcle , 
C     4  en 

(  %  )    Everard.    Audrich    dans  la    Lettre 
III   du  P.  T  o  b  e  t  t  i  p.  srtf* 

(a)  Tosetti  Letter.   IV.   p.   io. 

(b)  Tosetti     I etter.   11.    obf.    f. 

(c)  Tosetti  Letter.  III    p.  20g.  Cal- 

D  A  N  I     p.     2*72.    2-?$.    274-    278- 

{  d)  Journal  de  Medec.  175*.  Dec.  p,  409. 


5  6      Réponse   générale 
en    croyant    blefler    le  tendon  ,   &  3& 
Bordenave   (  O    a    remarqué    a- 
vant  moi,  que   les  refulcats  de   ce  me-r| 
decjn  ,     qui  font    oppofés  aux    nôtres  ,.| 
ne  font  venus  ,   que   d^  la  violence  qu'ii-1 
faifoit    aux  parties  voifînes.       M.   T  o-  ; 
s  E  T  T  i   a  découvert  ,    qu'après  un   de; 
ces  événemeus,  oppofés  aux  miens,  HesJ 
fibres   charnues  ,   qui   rempliiToient  Tin-  î 
terval'e  des  fibres  tendineufes   du    muG- 
cfre  fe  font  trouvées  bleflees.    La  même 
chofe    eft    arrivée    apparemment    à   M8 
Bianchi  (g)  •>  l'animal  n'ayant  ref- 
fenti    de  la    douleur,    que  lorfqu'on  a 
pouffé    l'inftrument   deftrucleur  dans  le 
mufcle  même. 

Les  preuves ,  qu'on  a  voulu  tirer  de 
l'homme  même»  font  encore  plus  indé- 
terminées. Ce  font  à  peu  jflres-  toujours 
des  douleurs  vagues,  dont  il  eit  impôt 
fible  d'aflîgner  le  iîege.  J'ai  fait  un  exa- 
men réflechi^des  obfervations  de  MM. 

0 

(e)    Mercure    de  France  1757*  Juin  p.  144^ 
(/)    p.    20Î. 

(  g  )  Verfo  il  corpo  del  mufcitlo  dit  M.  B  1  a  n-- 
c  h  1  p.  3.  du  recueil.  Il  eft  vrai  qu'il  ne 
convient  pas,  que  le  mufcle  ait  été  bleffe. 
Mais  il  ne  fauroit  répondre  des  faits  de  foi* 
garçon  d'hôpital. 


aux  obje  ction  s.  j7 

Reimarus,Lottieri5  Vax- 

DELLI,    PeTRIOLI,    LaMBER- 

t  i\  Delius,  Whytt,  B  I  a  n- 
ghi,  &  Krause,  &  j'ai  partout 
trouvé  la  même  remarque  à  faire.  Voi- 
là les  faits  de  ces  auteurs. 

Je  mets  ceux  de  M.  Reimarus 
à  la  tète  (h)9  il  fe  reprend  lui  même, 
&  convient,  que  la  douleur  des  liga- 
mens  n'avoit  pas  été  bien  forte.  11  au- 
roit  pu  ajouter  ,  qu'il  n'étoit  pas  fur  r 
que  ce  ftiifent  les  ligamens  ,  où  le  ma- 
lade fentoit  cette  douleur. 

M.  Lottieri  (O  attribue  gra- 
tuitement aux  ligamens  &  aux  tendons 
des  fymptomes  ,  dont  il  pouvoir  égale- 
ment aceufer  les  nerfs.  Jamais  cet  au- 
teur n'a  vu  au  jufte  la  partie  ,  dont 
il  prétend  établir  le  fentiment.  Le  dé- 
tail  en  feroit  trop  long. 

M.    Vandelli     dérive   (^)   les 
fymptomes  ,    &  la  mort   de   différentes 
perfonnes    des    léfions   de  la    dure    mè- 
re, dans  le  tems  qu'il  reconnoiflbit  dans 
C    5  ces 

(b)  1.  c.  p.  if.  16. 

('  )     Dans    le  recueil  dé  Fabbr  r,  p.  x%i> 

C*)  i 


58       Réponse  gênerai .2 

ces    malades    mêmes ,     des   ulcères 
cerveau. 

M.  Pçtrioli  met  le  ficge  de 
douleur  furvenue  à  la  fradlure  de  la 
rotule  dans  les  tendons  (/),  fans  don- 
ner de  preuve  de  leur  foufifran-ce-,  & 
il  produit  la  ftupeur ,  qui  refulte  des . 
ligatures  r  en  faveur  de  la  fénfihi-lité.  des 
tendons  ,  raisonnement  dont  il  eit  im* 
poffible  de   faifir  la  liaiflni. 

M.  L  A  M  B£  R  T  1  donne  pour  preu- 
ve de.  la  fenfibîlité  du  péricrane- la-di*- 
xninution  des  douleurs  furvenue  à  une 
incifîon  de  cette  envelope  (  m  ).  Des- 
douleurs nouvelles  9  enfuite  de  cette  in- 
cifion  ?  auroient  prouvé  d'avantage.  La 
même  remarque  revient  par  rapport  aux 
îigamens.- 

Il  eft  très  incertain,  que  ce  fok  le.* 
faîUa  lata  5  qui  ait  caufé  les  douleurs  9- 
dom  parle  M.  Delïus   (n  ). 

M.    W  H  Y  T  T   attribue    (0)    une 
douleur  viobnte  &  mortelle  à  Pincifion 

de 
(/)    p.   zço. 
(m)  p     *iii   U2.   u?. 
(»)   Franktfi.be  Aumerkungen  T '.     ï.  p..t6zi 

(a)  Vbyfio'ogical  Ejfxys  p.  iç?.  La  mène 
réaction  s'applique  à  ua  partage  de  c^t, 
auteur  p.  Xfc5.  128»   MX. 


AUX  Obj  ections.  Ï9 

:  la  capfule  ligamenteufe  ,  dans  le  tems 
que  M.  "Warner  apurement  pins 
chirurgien  que  lui  *  recommande  cette 
opération  comme  le  feu!  remède  efficace 
contre  Phydropifie  des  articulations  (p). 
M.  Krause  (#)  cire  la  dou-eur 
du  tibia  poufle  contre  un  corps  dur  & 
refiftant,  mais  ce  font  à  vue  d'œil  les 
nerfs  du  crural  antérieur  ,  contournés 
autour  du  tibia  &  prefles  contre  le  cran* 
éhartt  de  cet  os,  qui  fouffrent  darts  cet- 
te occafîon. 

J'ai  cité  de  nombreux  ténoignagss: 
en  faveur  de  Pinfenfibiliié  de  la  cornée,. 
Si  d'autres  auteurs  (r)  ont  trouvé  du 
fentiment  à  cette  partie  de  Pœil,  c'eft 
que  la  conjonctive  la  recouvre,  &  qu'il 
y  a  entre  cetre  membtane  &  la  cor- 
née des  branches  de  nerfs  de  la  cin*- 
quieme  paire,  qu'ils  ont  irrités, 

c  6  si; 

(p)   Pbilor.    TrmfaH.  Vol-   XLIX.  P.  I. 

(j)  Von  der  Ze:zbarheit.  Je  renvoyé  pour 
M.  Bianchi  à  ion  ouvrage  même  : 
reimprimé    par.    M.    Vandermonde 

p.    f9.   6l. 

(r)    Vandelli^H.    pj   2?8    IioT-- 

TIERI      p.      2^9.      L  A  M  3  ERTip.    $ly,. 

B\M-cai   p.  ci.  x7?>. 


4Q      R  E  P  0  N  S  2     GENERALE 

Si  les  raifonnemens  de  ces  autfura. 
font  appuyés  fur  des  expériences  vagues^! 
ce  n'eft  pas  un  reproche,  qu'on  puiflTèÉ 
faire  à  mes  défenfeurs.  Une  feule  ex- 
périence fur  les  tendons  ,  comme  cella 
de  MM.  Far  io  n  (/)>  R  obbiati 
(/),    Tosetti   (k)  ,     Heuer- 

M  A.N  N   (*)&  AN- DOUILLE   (y\ 

ou  celle  de  MM.  Fontana,  Z  i  n  n. 
(z)*  Verna  0)>  BuzA.Ni.(i),. 
&  Tespa(c)  fur  la  dure  mère  doit 
convaincre  un  homme  déprévenu.  Ces 
favans  ont  mis  à  nu  dans  l'homme  la.' 
partie  ,  fur  la  fenfibilité  de  laquelle  on 
eft  en  doute,  ils  l'ont  touchée,  ils. 
l'ont  diftinguée  des  organes  voifins  , 
ils  ont  interrogé  les  malades  ,  qui 
font  convenus  de  l'infenfibilité  de  ces 
mêmes  parties.  Mes  adverfaires  par- 
lent d'une  douleur^    dont  la  peau,  les 

nerfs 

$f)  Second  Mémoire  &c.    Exp.     37». 

(O  Verna    Epift.  p.  24. 

(«)  Lettera  1 V.  p.  1*.   17. 

lx  )   Opérât.    T.  I.    p.  46. 

iy  )  Brtpp.  de  M.  BoRDENfAv  e. 

(s)     Premier  fécond    Mémoire  fur  h:  pari. 

fenjîbles.  Exp.    71. 
(«•)    Epitre  Gbs.   1.   J-. 
(6  )    Ibid.    p.  23. 
Ce)   Tosetti  JGrtÊor.  IV.    r.  1 


aux  Objection  s.  Si 
nerfs  du  ciflu  cellulaire ,  &  ceux  des 
mufcles   ont  pu  ècre  le  fiege, 

C'eft  un  avantage ,  plus  léger ,  maïs 
c'en  eft  un,  que  d'avoir  de  nombreufes 
expériences  à  oppofer  à  un  très  petit 
nombre  d'obfervations  contraires.  Il  e(t 
furprenant,que  MM.  Bianch  i,  Van. 
denbos,  &Vandelli  ayent  crû. 
pouvoir  démentir  de  fî  nombreufes  ob- 
servations ,  avec  le  petit  nombre  qu'ils 
leur  ont  oppofées  >  M.  Girard  a  fait 
fervir  le  mèiiie  chien  à  cent  expérien- 
ces. Pouvoit-ii  efperer  *  qu'un  animal 
blefle  5u  fois  feroit    fans  douleur    à   la 

5  une  ? 

Un  le&eur  impartial  trouvera  des 
réflexions  à  faire,  que j'aimerois  mieux 
bii  abandonner.  Prefque  tous  mes  ad- 
verfàires  ont  écrit  dans  l'intention  de 
réfuter  :  ce  deffein   anime  chaque   ligne 

6  chaque  expreflion  de  leurs  brochu- 
res. Infenfibles  à  ce  qu'ils  avoient  vu 
eux  mêmes  (  â  )  ils  ont  foutenu  des 
opinions,  dont  leurs  expériences  avoient 
découvert  la  fauifeté,  Une  grande  par- 
tie de  ces  auteurs  étoit  d'une  fede,  qui 
de  tout  tems  s'eft  diftinguée  par  la  vé- 
hémence de  fonftile,  ils  n'aJmectcnt, 
d'aptes  S  ï  a  H  l  5   d'auttes  mouvtmens 

dans 


6z  Réponse  générale 
dans  la  maclvne  animale  que  ceux  qu'y 
produit  l'aine  immatérielle.  Ils  avoient 
un  intérêt  vifibie  ,  que  cette  irritabilité  , 
attachée  à  la  fibre  mulculaire  ,  indépen- 
dante du  fentiment  ,  ne.  s'eievat  pas. 
Ge  nVtoit  donc  pas  pour  s'oppoier  à  des 
erreurs  <,  qu'ils  ont  combattu  >  c'étoit 
pour  défendre  un  flfteme  adopte.  C'eft 
le  cas  ce  M.  Whytt  ,  de  M.  DlLIus 
&  de  M.  Krause.  D'autres  ont  per- 
mis a  leur  paflion  toutes  les  petites 
injuftices,  qu'elle  infpire*  lorique  i'e~ 
quite  ne  dirige  plus  les  aètions.  Il  yen 
s  dans  les  choies  ,  il  y  en  a  dans  les 
exprefiions. 

M.  Krause  a  réfute  des  pacages, 
qui  ne  font  pas  de  rnoi,    il  m'a  anaque 
fur    les  expreffions   de   M.    T I  s  s  o  T* 
M.  B  i  a  N  c  H  I  (  e  )  en  a  ufe'  de  ma- 
irie ^ 

(O  Il  gîiak  s'arasa  îa  qttalita  à*  inventer  di 
quelle  nome  (l'irritabilité)  Lettera  II.  d. 
28.  J'en  avais  nommé  l'auteur ,  c'eft  Gus- 
s  o  n  prem.  mem .  fur  les  part.  fenjîbl.  & 
irriiubL  p.  84.  Dans  un  autre  paffage  M. 
B  i  a  n  c  h  .c.  fe  permet  de  d;re  Dopo  que/H 
(  &  entre  ces  quefti  que  j'ai  fUivis ,  il  met 
nies  propres  élevés  MM.  Oeder  & 
Zimmermann)  noffro  autore prfume 
à'ejjer  il  primo  che  abbia  feoperta  l'irritait 
Bra  p.    i  j, 


aux  Objections.       6% 

aie  ,  l'un  &  l'autre ,  &  M-    Whytt 
avant   eux  >  m'accule  de   m'être  donné 
pour  inventeur  de   l'irritabilité  ,     moi  > 
qui  ai  fait  une   énumération  de    ce    qua 
vingt  auteurs  (f)    ont  vu  avant   moi  , 
fur  cette   force  du  corps  animé,  &  dont 
M.  TayloR  (g)   approuve  publique- 
ment le  procédé  ->  en  déiendant  les  droits 
de  G  L  rs  son.    Le  Médecin  de    Turin 
a  tourné  contre  moi  les  preuves   de  ma 
candeur  ,    &    les    expériences  ,    qui    ne 
m'ont  pa?  réufli ,   mais  qui  n'ont  aucune 
liaifon    avec    notre    difpute     (  h  ).      Un 
autre   auteur ,  ami  ou  fecretaire  de    M 
Biamchi   (  i)  i  &   qui  ne  fe  nom- 
me 
(./)   Premier   mémoire  p.    8$.   J'y    rejette    t%r 
preiTement    l'honneur  i    qu'on  a  voulu  me 
faire    de  cette    découverte. 
(g)    Oratio    anmvers*    Harvejan.    ann.   17*6". 
tb)  Sed     XVIII.    XIX     M.    Biancht 
a   fait   un  ufage   fort  adi oit   de  ces  expé- 
riences, il  en  a  conclu,   que  je  revoquois 
mes   refultats.    Pour     ofer    en     faire    cet 
ufige  ,   il  a   fût  fem5lant  de   n'avoir  re- 
ci,  que  dans   ce  moment  même,  mes  ex- 
périences ,  p.   47.    Un   homme  ,  qui  vou- 
loit    me   réfuter,  auroit  bien^iu  les  lire  , 
avant   que  d'écrire  courre  moi. 
0;  p.  1  çç.  L'idée  eft  finguliere.  M.H.uie  h, 
dit- il  9  donne    ces  thefes  pour    diftraire 
mention  dts  tafteurfrj  &  pour  battre  la 
npagoe. 


64  Réponse  générale 
me  point,  a  trouve  dans  l'innocent  re 
cueil  de  mes  thefes  de  pratique  9  de 
quoi  fonder  une  critique  des  plus  aine- 
res  ,  &  des  plus  recherchées  ,  mais  dont 
L'e'quité  &  la  vérité  émouffent  les  traits, 

M.  L  A  G  H  I  s'eft  prévalu  d'un  équi- 
voque Qk)9  qui  rend  le    tifTu  cellulaire 
fenfible  ,  contre  mes  déclarations  les  plus, 
precifes,  &  maigre  Terrata  ,  qui  redrefle 
la  faute  d'impreffion  (  /  ). 

Quand  on  n'a  pas  pu  refifter  a  l'é- 
vidence >  trop  déclarée  >  on  a  cru  me 
faire  de  la  peine  ,  en  citant  des  auteurs» 
qui  ont  vu  la  même  chofe  avant  moi  , 
on  a  oublié,  qu'on  produifoit  des  témoins 
irréprochables  en  ma  faveur.  M.  Van- 
D  E  l  L I  (m  )  convenait  de  rïnfenfibi- 
lite  des  ligamens  :  Mais  il  a  trouve 
dans  Fabrice,  dans  Rivière  y 
dans  G  a  L  I  E  N  même  >  qu'ils  le  font  : 
ai- je  donc  moins  dit  la  vérité,  parceque 
d'autres  l'auront  dite  ?  Et  cependant  ? 
ces  mêmes  ligamens  ,  dont  je  ne  devois 

pas 

(O  ExP,  m 

(  /  )  Premier    Mémoire  p.   22.  "S  L'ërrata  p, 

400. 
(w)  Ep,  I.  p.  LXV.  feqq.  M.    Bianciïi 
me    f?.it    le   même   reproche    Ep.    II,.  p 
*> 


aux    Objections.       65 

pas  copier  Pinfenfibilité ,  ont  du  fentiment 
(  O  >  &  beaucoup  (0)  même,  dans  les 
expériences  de  plufieurs  de  mes  adver- 
faircs.  M.  Radnitzri  m'a  fait  le 
ir:ême  reproche,  avec  une  indécence 
d'expreflîon  (  p  )  ,  qui  lui  eit  particuliè- 
re ,  au  fujet  de  la  dure  mère.  On  n'a 
pas  craint  >  de  renverfer  l'ordre  des 
tems  pour  m'attaquer  du  moins  ,  dans 
ce  qu'on  croioit  faire  ma  vanité.  On 
a  répété  vingt  fois  avec  complaifance  (q\ 
que  M.  LoRRy  avoit  communiqué 
deux  ans  auparavant  fes  expériences  fur 
l'irritabilité.  Ces  deux  années  nous  ren- 
voyent  à  1754.  &  mes  expériences  ont 
été  lues  en  avril  1752.  devant  TAca- 
demie  des  fciences  de  Gottingue.  Il  y 
en  avoit  près  de  deux  cent,  il  a  fallu 
du  tems  pour  les  faire  9  aufli  font- elles 
faites  depuis  1748-  jufqu'à  175 1. 

On  a  cité  avec  emphafe  la  converfion 
d'un  de  mes    élevés ,    opérée   par    une 

diffec- 

(«)  Lamberti    p.  gi8. 
(  0  )  Girard  dans  fa  thete. 
(p)    Citm  Hatlerus    ne  fomniaret  quidnm 
(q)  Van-dermonde  far    la     manier  s 
vtJMhnner    Ceffect     humaine    p.      jji. 


f 


66  Réponse  générale 
diiTeâion  de  M.  G  I  R  a  R  R  d  (  r  ).  Cet 
e'ieve*  c'eft  M.  RamsPECK  de  Baie, 
qui  a  vu  effe&ivement  des  expériences 
chez  moi ,  mais  qui  ne  m'en  a  jamais 
vu  faire  ,  ni  fur  la  fenfibilite  ,  ni  fur  l'ir- 
ritabilité. Il  croit  avoir  vu  effe&ivement 
un  chien  marquer  du  fentiment ,  quand 
on  lui  attaquoit  la  dure  mère  :  mais  il 
a  été  bien  éloigne  pour  cela  d'adopter 
les  principes  de  ce  jeune  médecin  ,  & 
il  m'a  marque  fon  deplaifir  fur  Tefpece 
de  triomphe ,  qu'on  a  voulu  fonder  fur 
une  decifion  ,  qu'il  eft  bien  éloigne  de 
prendre  fur  lui 

On  a  accumule  (/)  des  expériences 
pour  prouver  contre  moi,  que  le  péri- 
crane  eft  fenfible  ,  &  je  n'avois  jamais 
dit  le  contraire  (  t  ).  Prefles  de  me  ré- 
futer ,  la  plupart  de  ces  auteurs  m'ont 
attaque  ,  fans  m'avoir  lu.    11  y  en  a  eu, 

qui 

(r)  Dans  le  Journal  de  Médecine. 
(  s  )  IViM.  V  a  n  d  e  l  l  i  Epiji  I.  p.  XVIIL 
feqq.  Epiji..  II.  p.   27$.    Lamberti  r 

S  A  N  S  E  V  E  R  I  N  I    p.    72.     &C. 

(O  Voici  mes  propres  termes.  On  fera 
m'' eux  dans  cette  incertitude  de  ne  pm  pro- 
noncer fur  le  p  trier  ane  5  &  de  remettre  la 
decifion  à  d  autres  expériences.  Second  Mi* 
moire  p.    14^ 


aux    Objections.       67 

qui  n'ont  pas  attendu  même  mon  (z*) 
premier  mémoire  >  &  je  ne  fais  pas 
encore  9  fi  aucun  d'eux  a  eu  la  patience 
d'attendre  l'expofe  de  mes  expériences , 
qui  fert  de  fondement  a  ce  mémoire. 
Ces  faits  étoient  publies ,  quand  ils  ont 
écrit,  mais  ils  n'ont  pas  voulu  fe  don- 
ner la  peine  de  lire ,  ce  qu'ils  avoient 
à  combattre.  M.  B  1  a  n  c  h  1  eft  le 
feul ,  qui  en  parle  ,  mais  il  ne  les  a 
fait  qu'ouvrir ,  &  il  a  écrit  fans  les  li- 
re. M.  Fabbri  ,  qui  a  donné  le 
recueiL  des  expériences  oppofées  aux 
miennes,  a  refufé  à  celles-  ci  la  place 
indifpenfable,  qu'elles  dévoient  tenir  en. 
tre  mes  preuves.  On  a  épluche  (ans 
fin  mes  expreffions  >  qui  ne  font  rien  y 
&  on  n'a  pas  regarde  même  les  expé- 
riences, qui   font   tout> 

On  a  tourné  contre  moi  (x)  les  pré- 
cautions mêmes ,  que  j'ai  exigées ,  <Sc 
on  les  a  répétées ,  comme  Ci  je  les  avois 
négligées. 

Je  ne  toucherai  *  qu'en  paflànt  les 
termes  injurieux  ,  que  ces  Meffieurs    fe 

font 

(  u)  MM.  Bian'c  m,    le   Cat    &   D  e- 

L  I  U  S. 

C*0  M.  Girard  dans    fa  th£& 


(S     Réponse   générale 

font  permis  Ils  ont  parlé  de  do&rine 
empoifonnée  (y)  j  on  a  imagine  de  faire 
intervenir  le  nom  ennemi  de  Luther  , 
étranger  à  ma  communion  ,  pour  affai- 
blir des  raifons  appuyées  fur  l'anatomiei 
on  a  attaque  mon  caraâere  (ans  mé- 
nagement,  &  fans  une  ombre  de  pro. 
vocation  de  ma  part  (z).  Eft  -  ce  IV 
mour  de  la  verke'  ,  qui  infpire  cette 
chaleur  ?  Etoit  -  on  avec  ces  difpofitions 
dans  cet  équilibre  d'impartialité  5  fans 
lequel  on  ne  fauroit  pefer  les  raifons , 
que  Pon  entreprend  de  détruire  ? 

Il  y  a  plus  ;  la  plus  grande  partie  de 
mes  adverfaires  eft  tombée  dans  des  er- 
reurs de  fait  très  pofitives  ,  oppofées 
non  pas  uniquement  a  mes  expériences, 
mais  à  celles,  que  d'autres  auteurs  5  peu 

pré- 


(y)  Opinio  venenata  Girard  p.  357.  du 
recueil. 

(#)  Vo^ez  le  rancidwne  fupeYfltiamente  ad- 
dotto  de  M.  Fe'  p.  12.  &  le  relie  de* 
ïnjuftes  expreiîlons  de  ce  Médecin  :  la 
lettre  violente  d'un  anonyme  5  imprimée 
avec  le  Recueil  de  Fabbri  p.  jçi.  *ç$i 
<k  toute  la  II,    lettre- de  M.  Bianchi. 


aux     Objections        69 

prévenus  en  ma  faveur  9  avoient  faites  (a). 
MM.  Bianchi  (b)  &  PeTRIoli  (c) 
afiurent^  que  la  dure  mère  sVleve  non 
pas  avec  la  refpi ration,  mais  avec  le  pouls 
des  artères.  M.  Radnitzki  eft  allé  plus 
loin ,  il  prétend  ,  contre  le  témoignage 
des  fens ,  que  le  cerveau  s'eieve  dans 
Pinfpiration  ,  &  qu'il  s'afaifle  dans  Tex- 
fpiration  (  à  )  >  il  cite  deux  expériences 
faites  dans  Phomme  ,  &  deux  autres 
qu'il  a  faites  fur  les  animaux  ,  pour 
prouver  un  fait  ,  dont  la  fauflete  eft  é- 
vidente.  Comment  en  croire  les  auteurs 
fur  des  points  mis  en  controverfe  ,  s'ils 
ont  tant  d'averfion  pour  la  venté  , 
lors  même  qu'elle   ne  leur  nuit  pas  ? 

D'autres  auteurs  m'ont  refuté  par  des 
erreurs   d'anatomie.     M.  L  A  G  H  1  (  e  ) 


O)  M.  Lamure.    *  # 

(  b)   fstter.   II.  p.    32. 

(c)  Racolta  p.  2^6.  pour  la  dure  mère  , 
car  il  ne  absolument  ,  avec  un  air  in- 
citant ,  le  mouvement  du  cerveau,  p. 
26-.  26F. 

(d)  S<cl.   III.  obf.  I. 

(e)  Dans  fa  II.  épitre ,  M.  Caldaki 
nous   rapelle  utilement   •>  combien    il    eft 

(é  de  faire  de    ces  nerfs.   Mais    il  a  luivi 
les  troues,  dont  on  les  fait  fortir  3  &leà 

a 


7'Q    Réponse    générale 

a  fait  defïiner  pour  des  nerf*  de  la  dure 
mère  les  petites  artères  du  (inus  ca- 
verneux. D'autres  ont  attribue  aux  ten- 
dons les  nerfs  de  la  peau  ,  qui  ne  font 
places  (/  ) ,  que  fur  leur  far  face  :  on  eft 
aile  jufqua  donner  des  nerfs  a  la  pie 
mère  du  cervelet  (g).  M.  Lamberii 
a  foutenu  contre  moi ,  que  la  fibre  nmf- 
culaire  elt  cellulaire  (  h  )  ,  il  en  a  parle 
comme  d'un  fait  généralement  reconnu, 

M. 

a  trouve's  entiers  &  fans  branche  ,  jufques 
dans  leur  paflage  par  le  crâne  p.  2^7, 
2^8-  25>9-  On  a  fait  voir  combien  M. 
Laghi  a  différé  de  lui  même  fur  les 
nerfs  de  la  dure  mère  F  o  n  t  a  n  a  p„ 
1^4.  M*  Laghi  s ''étant  retranché  hwlts 
variétés  >  on  a  montré  ,  qu'il  étendoit 
trop  cette  exeufe  ,  &  que  la  nature  ne 
fe  contredifoit    jamais    Caldani   Ep, 

C / )  Mr  V  andhii  d?ns  fa  planche  , 
dans  laquelle  on  a  relevé  &  la  groiïeur 
des  nerfs  Font  an  a  p.  18*.  &  fon 
oppofition»  a  M.  'Laghi  p.  186.  Les 
nerfs  de  M.  Laghi  étoient  tranfparens 
Fontanap.  187.  Caldani  Ep. 
II.  p.  40?.  marque  évidente  que  c'étoit 
un  tiffo  cellulaire. 

(g  )  Le  même  Ep.  II.  p.   2jç. 

(*)  P.    $47. 


aux     Objections.       71 

M.  Bianchi  a  fait  du  corps  humain 
un  compofé  de  nerfs  (j):  dans  le  tems 
que  perfonne  n  a  prétendu  voir  de  nerf 
encore  fur  la  dure  mère  de  l'épine  du 
dos  ,  fur  l'arachnoïde  5  dans  les  cartila- 
ges, dans  le  placenta,  dans  les  os  mê- 
mes. 

On  n'a  pas  dédaigné  de  déguifer  des 
faits  plus  palpables,  &  plus  fimples  en- 
core ,  que  des  faits  danatomie.  M. 
Bianchi  s'eft  paré  du  nom  de  M. 
Somis  (k)->  il  s'eft  permis  de  dire, 
qu'il  me  réfute  fur  les  inftances  de  cet 
aimable  Médecin.  Et  fai  devant  moi 
les  lettres  de  M.  S  o  M  I  s  1  qui  refufent 
M.  Bianchi  jufqu  a  l'apparence 
d'approbation,  il  en  a  agi  de  mène  par 
rapport  à  h  refpcélable  Académie  de 
Bologne ,  &  il  a  prétendu  en  avoir  été 
confjlté  ,  M.  Caldani  s'eft  cru 
obLgé  de  relever  cette  pré, enfion  (^*). 
Le  même  profeffeur  de  Turin  a  cite  une 
expérience  de  M  VtRNA  fur  la  fenfibilité 
du  périolle  (/),  dans  le  tems  même5que  M. 

Ver- 
Ci)  p.  i6{.  é-7it.  de  M.  Vandermondr, 
(*  )    t.etter.  II.  p.    i±. 
(^)Caldani  UtKra  II.  p.  388- 
(O  P.  4*. 


yi  Réponse  générale 
V  E  R  n  a  a  publie  en  ma  faveur  cette  mê- 
me expérience.  Il  a  déguifé  des  faits(w)* 
que  ce  chirurgien  a  mis  dans  tout  leur 
jour  ,  &  s^eil  fervi  contre  moi  des  ar- 
mes }  que  la  nature  m'avoit  fournies. 
Accoutumés  à  trouver  par  tout  du  fen- 
timent ,  ces  Meilleurs  en  ont  doué  les 
objets  les  plus  infenfibles  ,  tels  que  le 
tiffu  cellulaire  (  n  )  ,  &  Pépiploon  (  o  ). 
SM  a  manqué  a  mes  antagoniftes  la 
connoiflance  de  l'anatomie  5  l'exaélitude 
de  l'oblervation ,  le  defintéreflement  dans 
la  critique?  f équité  dans  les  jugemens, 
&  la  fidélité  dans  les  faits  5  s'ils  ont  op- 
pofé  des  expériences  peu  nombreufes,& 
peu  précifes  ,.  &  des  obfervations  vagues, 
aux  faits  les  plus  clairs  ,  peuvent  -  ils 
efperer  de  détruire  les  faits  prefque  fans 
nombre,  de  mes   amis  réunis  aux  miens? 

N'in- 

(m)  Voyez  le  nuflbn  >  dort  Vhifloire  eft 
raportée  dans  la  II.  Ep.  fie  M.  Eiânchi 
p.  4*.  r  cueil  de  Faeeri  *  &  le  détail,  que 
M.  Verna  donne  de  la  même  h  iloire 
Epist.  p.    VÎ1L  feqq. 

(»)  LoTTlERI  p.  ^A  Lamberti  p.  zi  6, 
Whytt  phJioog.  cjj.  p.  120.  jour  l'état 
d'inflammation.  Ici  M  Lopry  fe  îémit 
avec  moi,   &  refuie  le  feutunént  à  ce  tiffu. 

O)     BiANûJU    p.     XU 


AUX     OjECTIONS.  73 

NMnfiftons    pas  fur  des  droits  ,    que 
la  fevere  véricé  ne  pourroit  me  refufer , 
mais  fur  lefquels   l'humanité  me  défend 
de  preiTer   mes  adverfaires.     Accordons 
leur  qu'ils  ont  vu,    ce  qu'ils  difent   a- 
voir  vu  ,     que   les  animaux  ont  crié  , 
"&    qu'i's    ont    donné    des    marques  de 
douleur  ,    quand   on  a   irrité  leur  dure 
mère  ,   leurs  tendons  ,    leurs  périodes  : 
il    refte    à  examiner  ,    fi  leurs   faits  eu 
les    miens    prouvent    mieux,     ce  qu'ils 
doivent  démontrer.     Car  j'efyere  de  mes 
contemporains   la  même  confiai  ce,   que 
j'accorde  à  mes  adverfaires,  je   mè  flat- 
té,  qu'ils  ne  voudront  pas  révoquer  eu 
doute    des  faits  ,    que  je  dis  avoir  vus 
&   vérifiés   tant  de  fois,    pour  lefquels 
je  cite  des  témoins  eftinvbles,  &   juges 
de    l'art  ,    &    que  tant  d'autres  anato- 
miftes  defintérefles  ont  vu  comme  moi: 
je  crois  avoir  donné  ?ffez  de  preuves  de 
ma   candeur,     &   de  mon   attachement 
unique    au   vrai,    pour  ne   pas    devoir 
craindre  d'ètie  démenti  fur   des  faits  te!s 
qu'ils  fent  faifis  par  les  fens*  &  (î  Pou 
vouloit  me   refufer  un    droit,    commun 
à  tous  les  humains,  il  n'y  a  pas  de  na- 
tion en   Europe,    où  je  ne   puifle  don- 
Tont.     IV.  D  ner 


74      Réponse    gekëkale 

ner    d:s  garans  de   ces  faits  ,  qui  les  or 
vus   comme  moi. 

Pofons  donc  en  fait ,  que  j'ai  vu  ^ 
ce  que  j'affûte  avoir  vu,  &  que  mes  ad- 
verfaires  ont  vu  ,  de  leur  coté  ,  ce  qu'ils 
allèguent  contre  moi.  11  refte  à  exa- 
miner, fî  leurs  corollaires  ou  les  miens 
ibnt  plus  fondés. 

On  a  dit ,  qu'un  animal  peut  être 
infeniibie  par  étonnement ,  par  crainte 
(  V  )  »  &  Par  ftupidité  ,  ou  parcequ'une 
douleur  plus  forte  étouffe  une  moindre 
douleur  (  q  )  :  on  aiTure  ,  que  de  cer- 
tains animaux  ont  foulFert  fans  marquer 
de  douleur  les  Icfions  de  la  peau  (r), 
&  Faction  de  Péguilie  ,  qui  la  perçoit. 
L'homme  même  a-t-on  dit,  peut  avoir 
des  dilfra&ions  (/)  dans  lefquelles  il 
eft  infenfible  aux  injures  les  plus  dou- 
loureufes.  On  a  ajouté  encore ,  que 
des  parties  du  corps  animal,  dont  ie 
fentiment  n'étoit  qu'obfcur    dans   l'état 

de 

Xp)  Krause  von  der  rcizbarkeit   Compa- 
(     rez  H  o  u  s  s  e  t  Epitre  I. 
(  q  )   Lo  T  T  i  e  r  i    p.    302. 
(r)   Fabbri.     T.   1.  p.   208.    BlANCHI 
Lettera   1  r.    p.   48-   LoTTiHi    p.  2gf. 
JO  Vandeh.1  p.    2*1. 


aux    Objections.       7^ 

fuite  pouvoient  devenir  extrêmement 
fenfibles  (  t  )  dans  l'état  d'inflammation 
&  d'éretifme  s  que   les   tendons ,  que  le 

iofte  &  les  os  mêmes  devenoient 
fufceptibles  de  douleur,  &  que  les  chairs 
fongueufes  (  tt  )  ,  qui  renaiflent  fur  la 
vies  os  9  avoient  un  fentiment 
exquis.  On  eft  allé  plus  loin,  comme 
les  expériences  des  animaux  m'étoienc 
trop  favorables  ,  on  a  voulu  établir  u- 
ne  différence   entr'elles,   &  entre  Phom- 

,  &  on  a  efperé,  que  des  parties 
infenfiblcs  dans  la  brute  pouroient  a- 
voir  du  fentiment  dans  le  corps  hu- 
main (x  ).' 

Je   croyois  avoir  prévenu   une  partie 

de  ces    objections:  j'avois  averi,    que 

les  animaux  de  mes  expériences ,    &  de 

celles   de   mes  amis  >  avoient  été  remis 

.D      2  dans 

(O  Whytt  Pbyjîolog.    effays  p.  120.  ix6. 
129.   Mok  a  o  o   au  rapport  de  M.  R  e  i- 
K  r  a  u  s  e    dans  fa    dilT.  fi* 
les  caufti  des  marque*  du  fétus. 

(«)  Jenty  T.   1.  Ofteogen,  p.  xi. 

(  #  )  Bianchi  p.  170.  edit.  ds  M.  V  a  h- 

9UM0NDI, 


76  Réponse  générale 
dans  la  tranquillité  la  plus  parfaite  (y) 
toutes  les  fois,  que  j'ai  vou  u  éprou- 
ver la  fenfibilité  de  quelques  unes  de 
leurs  parties  ,  &  que  j'ai  attendu  cette 
tranquillité  avant  que  de  toucher  leurs 
tendons  ?  leur  période  ,  leur  dure  mè- 
re. Une  dou'eur  plus  vive  ne  pouvait 
donc  pas  être  la  caufe  de  l'infen- 
fibilité  ,  que  ces  animaux  ont  fait  pa- 
roitre. 

L'étonnement  ne  doit  pas  être  aile- 
gué  5  dès  que  des  animaux ,  dont  les 
tendons  paroiiloient  infenfibles,  ont  vi- 
vement reîTenti  les  léfions  de  h  peau 
(  z  )  5   &  des  parties  véritablement  fen- 

fibles 

(y  )  Préface  du  fécond  M?m.  p.    108.  Z  i  >;  nJ 
Exp.   iç.  Cas  tell  Exp.  2.  4.  ç.  7.  8. 

5>.    IO.    14;    2Ç.    47-     49.    ÇO.     $L     $2.    ç$     dM 

ce   recueil,     Walsdorf    Exp.    1.    2. 

Tosetti  Letter.  i.-Exp.   1.  2.  8  Po^- 

zi  Lett.  Kxp.  1.   Paliani  Exp.  1.  2. 
&c. 
(  z  )   Z  1  m  n  Exp.  1  <;    iv6.  C  a  s  t  e  l  Exp 

3.  4.  f.  6.    7.   8.   9    10.    *4-   M»  zo-    2I«  2Z 

21.      2*.       25.     2*.     27.    2g-    29,     30      gl.    gÇ 

$£.     37.    $8.    49.      40.    4L  4*.  43-   44-  49 
4*.    ço.    ïi.     Si.    Ç$.    S4-    SS-   *7.  ^8.    *9 

tfO.   "W  A  L  S  D  O  R.  F    Exp.    I.    5.4.     5.    To 

s  e  T  T  1    Lett.    1.   Efp.    1.    2.   J.  4-  7-  8 

2>tf 


aux  Objections.  77 
fibîes.  Il  feroit  trop  injufte  de  leur  at- 
tribuer de  h  ftupid.té  pour  les  tendons, 
d  ns  le  tems  qu'ils  donnoient  des  mar- 
ques Ci  vives  de  leur  fenfibilité ,  quand 
on  attaquoit   la  peau.    • 

Pour  l'infenfibilité  de  la  peau  &  des 
nerfe  je  ne  l'ai  jamais  vue.  Si  elle  a 
été  obfervée,  elle  doit  avoir  écé  l'effet 
d'un  extrême  affbibUflement,  mais  ce- 
la n'ote  rien  à  la  force  de  mes  expérien- 
ces ,  où  la  peau  étoit  fenfible ,  &  où 
les   tendons    &c.  ne  l'étoient  point. 

Je  conviens  que  des  parties  fenfibîes 
le  deviennent  beaucoup  plus  ,  quand  él- 
is font  enflammées  ;  le  nerf  d'une  dent 
cet  état  ne  peut  pasfouffrir  l'attou- 
chement de  l'air  5  ni  l'œil  celui  de  la  lumi- 
ère. Mais  il  n'en  eft  pas  de  même  des  par- 
ties,que  la  nature  n'a  pas  douées  de  fenti- 
D     3  ment, 

Lett.  H.  Exp.  2.  3.  6.  7.  11.  12.  iç. 
Broklesby  Exp.  1.  2.  $.  4.  P0221 
Lett.  El-  1.  f.  6.  11.  19.  23.  24.  To- 
setti  Lett.  III.  p.  210,  Pâli  A  ni 
Ezp.  2.  T  o  s.  III.  Graziani  Exp. 
4.  Bianchi    Exp.  II.    Lett.  IV.  p.  12. 

1}.  14  C  A  L  D  A  N  I  p.  \l$.  Ep.  2.  p. 
2«;  v  H  O  U  S  S  E  T.  Exp.  2.  p.  }2*.  T  T  S- 
S  O  T     obs.    I.     &   2.    F  O  N  T  A  N  A  p.    17I. 

*7*- 


7$  Réponse  générale 
menu  pour  les  tendons,  je  les  ai  vu 
plongés  (  a  )  dans  la  matière  de  la  fup-> 
puraton  fans  devenir  fenlîbles.  Les. 
poumons  fu apurent  tous  les  jours  ,  ou 
voit  des  abfcès  dans  les  reins,  &  la  àa? 
re  mère  fouf£'e  dans  les  Weflures  du 
«rane,  fans,  que  cet  état  contre  nature 
ajoute  de  la  fenfibilire  à  ces  parties. 
Des  obfervations  réitérées  doivent  déci- 
der fur  la  conje&ure  de  M.  Whytt, 
&  fur  la  folidité  de  ma  reponfe.  De  pe- 
tits nerfs  découverts  &  irrités  peuvent 
caufer  une  forte  douleur,  mais  il  n'en, 
fauroit  naître  là  ,-pù  les  nerfs  manquent 
abfolument. 

L'homme  s'élève  au  deiTus  de  la  bête 
par  les  prérogatives  de  fon  ame,  &  fou 
«orps  même  en  .diffère  par  la  grandeur 
de  fon  cerveau  ,  par  la  perfection  de  fa 
main*  par  la  rondeur  de  prefque  tou- 
tes fes  parties  oppofées  à  la  longueur,. 
qu'on  découvre  dans  l'animal  5  &  par 
la  mollefle  particulière  de  toutes  fesj 
chairs  ,  &  de  fes  parenchymes  9  compa-* 
rés  avec  les  parties  analogues  des  a- 
nimaux  de  fa  grandeur.  Mais  fes  fens^ 
n'en    font    pas    pour    cela  fupérieurs  kp 

ceux 

(  a  )  Second  Memoir,  Exp    je. 


aux  Objection?.  ~9 
ceux  des  bères.  On  connoit  la  perfection 
de  leur  odorat,  de  leur  goût,  de  leur  ouïe 
même  5  &  de  leur  vue  dans  de  certai- 
nes efpeces.  Leur  peau  reçoit  un  nom- 
bre prodigieux  de  nerfs,  elle  eft  r 
bile,  &  par  confequent  irritable,  &iui 
fentiment  paroit  très  vif  dans  toutes 
les  expériences,  je  parle  des  quadru- 
pèdes. Les  nerfs  ne  paroifTent  pas  cé- 
der en  fenfibilité  à  ceux  des  hommes, 
à  en  juger  par  les  cris  &  les  convuU 
fions  de  l'animal,  dont  on  lie  les  neifs. 
Mais  enfin  ,  aucune  erreur  n'a  pu 
donner  du  fentiment  à  des  parties*  aux- 

es  la  nature  L'auroit  refufé  ?    &  j'ai 

:dé  moi  même  !a  vérité  du  fait  aux 
expériences  de  mes  adverfaires  ,  qui  ont 
vu  des  marques  de  fentiment  accom- 
pagner les  léfions  de  la  dure  mère,     du 

on  &c.  Lobfervation  feroit  jufte, 
fi  on  étoit  fur  de  n'avoir  blelïe,  que 
les  parties  ,  dont  la  fenfibilité  n'a  pas 
paru  dan*:  mes  expériences.  Mais  on 
a  pu  blefler  des  parties  voifines  de  cel- 
les ,  dont  il  faloit  conftater  la  fenfibilité. 
J'ai  fait  voir  l'ufage  immodéré  qu'on  a 

iescauftiques  (b)  des  fers  chauds  (*), 
U    4  des 

(b)  p.  ^ 
CO   ibid. 


80  RETONSE    GENERALE 

des  piquures  profondes,  qui  ont  bleffe 
les  chairs  (  à  ).  J'ai  rendu  aux  nerfs 
cutanés  5  dont  les  tendons  font  recou* 
verts  ,  le  fentiment  dont  on  douoit  le] 
tendons  (  e  \  Les  nerfs  voifins  du  ten3 
don  d'achille ,  des  fléchiffeurs  de  la 
jambe  *  des  capfules  en  général,  de  1& 
p'eure  ,  du  péricrane  ,  de  la  parotide 
n'ont  ,pas  été  feparés  par  mes  adveoj 
fairfs,  quand  ils  ont  cru  voir  du  fen- 
timent à  ses  parties.  Mais  il  feroit  bien* 
injufte  d'attribuer  au  tendon  le  fenti- 
ment d'un  nerf,  qui  ne  fait  que  pafler 
à  coté  de  ui  ?  fans  lui  donner  des  bran- 
ches 9  ou  aux  parotides  celui  de  la  por- 
tion dui'e ,  qui  pafle  par  cette  glande 
pour  aller  aux  murcles  de  la  face.  Un 
raifonnement  également  équitable  leur 
accorderoit  la  pulfa;ion  des  artères ,  qui 
les  percent. 

Il  y  a  plus  :  des  nerfs  moins  connus; 
rampent  fur  la  furface  des  artères ,  & 
du  période.  La  carotide  eft  couverte 
fous  le  crâne  des  nerfs  mous ,  qui  naif- 
fciit  de  l'intercoftal  &  de  la  huitième 
paire.     Frefque  toutes  les  grandes  arte* 

reft 

(d)  p.   ç*; 

(O    p.  ci. 


aux  Objections.  gi 
font  environnées  d'un  plexus  ner- 
.x.  Sans  des  foins  ,  qu'on  ne  s'eft 
pas  donnés  ,  on  ne  fauroic  éviter  ces 
nerfs  en  liant  ces  artères  &  en  les  ir- 
ritant ,  &  on  attribue  alors  aux  arte* 
res  le  fentiment  des  nerfs,  leurs  voifins, 
mais  qui  font  étrangers  à  leur  fubftan- 
II  y  a  fur  le  période  du  carpe  des 
nerfs  mous  ,  qu'on  n'a  pas  décrits  en- 
core, &  qui  comme  ceux  du  cœur  font 
prefque  fans  folidité ,  il  peut  y  en  a- 
voir  ailleurs.  Ces  nerfs  feront  fenfî- 
bles  aux  injures,  qu'ils  auront' à  fouf- 
frir,  fans  que  le  périofte  ait  de  fenfî- 
bilité.  Ils  ne  s'y  diftribuent  pas,  i]s  vont 
aux  mufcles  interoifeux  ,  &  le  périofte 
n'eft  que  leur  chemin,  comme  les  os 
du  crâne  font  ce lui  des  nerfs,  qui  les 
percent ,    fans  s'y  diftribuer. 

Il  y  a  encore  une  remarque  à  faire.  Un 
animal,  dont  on  lie  les  membres  avec 
rigueur  ,  &  dont  on  a  enlevé  la  peau, 
eft  dans  un  état  violent  de  fouffrance  , 
il  n'eft  pas  étonnant?  qu'il  fe  plaigne *• 
quand  même  on  n'ajouteroit  pas  de 
nouvelles  douleurs  à  celles,  qu'il  fent 
déjà  :  il  peut  donc  crier,  quand  on  pi-  ■ 
que  le  tendon  *  dont  on  a  enlevé  !a 
geau,  fans  que  ce  cri  prouve  la  fenlibi- 
D     5  lité 


%z     Réponse  générale 

lité  du  tendon.     Mais  fi    dans  cet  et 
déchiqueté   comme   il   l'eft   par  plufi* 
bleffurès    (/)  ,    on  lui  coupe  le  tendon 
jufqu'à   la  moitié  de   fon  épaiffeur,  fans 
que  cette  nouvelle  injure  altère  fa  tran- 
quillité ,    il   faut   que  cette  bîeifure  fafle 
une    impreffion    prefque  nulle  fur    fon 
urne.      Sa  tranquillité  prouve  beaucoup 
alors  r  &  fes  cris    ne  prouvoient    rien. 
Mais    une  raifon  plus  forte  doit  dé- 
cider fur  la  confequence  des    expérien- 
ces des  deux  partis.   On  a  cru  jufqu'ici, 
on  a  cnfeigné   prefque  fans  exception, 
on    Penfeigne   encore,     que  la  bleffure 
des  tendons,     par   exemple,     fait  nai- 
tre    des  convuliions  ,   $  caufe  les  mala- 
dies dangereufes  ,  c'eft  elle,  dit- on,  qui 
manqua  de  faire  périr  Charles  IX- 
Si  effectivement  ces  accidens  font  la  fui- 
te des    léfîons  du  tendon,    ils  doivent 
naitre  également  dans  les  animaux,  dont 
on    bieiïe     les  parties  de  ce  nom.     S'il 
n'en    nait  pas  dans   les  animaux ,  donJt 
ou  pique ,  on  brûle  ,    on  perce  ,    on 
incife   les  tendons  ,  ces  mêmes  accidens 
ne  doivent  pas  provenir  dans  1  homme 

de 

C/)  Surtout  dans  les  Expp    de  MM,   Bias- 


aux  Objections.  83 

àt  l'injure    faite  aux  tendons  ,    que  je 
nomme  tant  de  fois. 

Cette  réflexion  doit  décider.  Non 
feulement  deux  cent  expériences  ,  faites 
fur  les  animaux  par  mes  mains  ,  & 
par  celles  de  mes  amis  ,  ont  conbrmé 
l'innocence  parfaite  des  playes  des  ten- 
dons :  Mais  de  tant  d'ennemis  ardens 
à  m'enlever  jufqu'à  la  moindre  de  mes 
preuves,  il  n'y  en  a  qu'un  ou  deux  qui 
aient  vu  ,  ou  cru  voir  une  convulfion, 
qui  fut  furvenue  après  la  bleflure  d'un 
tendon,  de  la  dure  mère,  ou  des  au- 
tres parties  ,  fur  la  fenfîbilité  desquel- 
les nous  combattons  (g).  Tous  mes 
autres  adverfaires  ont  avoué  Pabfence 
de  ces  fuites  funeftes  par  leur  filence  9 
fi  parfaitement  oppofé  aux  intérêts  de 
leur  <îaufe. 

Il  feroit  inutile  ici  de  revenir  à  la 
différence ,  qu'on  met  entre  l'homme 
&  la  bète.  Les  animaux  ne  fentent 
pas  avec  moins  de  vivacité  les  injures 
faites  aux  parties  véritablement  feniibles. 
On  n'a  qu'à  comparer  les  fuites  des 
bleffures  des  nerfs  avec  celles  des  léfîons 
du  tendon.  Les  animaux  les  plus  doux- 
D    6  (buffrenE 

(g)  p.  s* 


^4      R  fi  P  O  N  S  E    GENERALE 

fouffrent  la  douleur  la  plus  infuppor- 
table,  les  convuUions  les  plus  affreu— 
les  ,  &  prefque  toujours  la  mort,  quand 
on  lie  des  nerfs  un  peu  confiderables. 
Ces  mètres  animaux  n'ont  pas  inter- 
rompu d'un  moment  l'ufage  des  menai, 
bres  ,.  dont  on  a  brûlé  ou  piqué  les 
tendons.  Les  accidens  furvenus  aux 
"bleflures  du  nerf,  &  leur  abfence  après 
celle  des  tendons,  font  la  mefure  de 
la  fenfibilité  de  ces  deux  efpeces  d'orga- 
nes., La  nature  parle  elle  même,  elle  crie 
aux  maitres  de  l'art ,  les  nerfs  font  ex- 
trêmement fenfiblesî  craignez  leurs  lé- 
fions  :  les  tendons  font  fant  fentiments 
&  leurs  b!elfures  fans  confequence. 

D'ai  leurs  on  a  fait  fur  les  tendons 
de  l'homme  même  des  expériences  pref- 
que femblubles  à  celles  ,  auxquelles  on 
a  aflujetti  les  bêtes.  On  a  prefle  (  /j).r 
piquéî  brûlé,  cautérifé  leurs  tendons, 
&  ces  hommes  ont  fouffert  ces  léfions 
avec  la  même  fureté  &  avec  auffi  peu* 
de  fuites  que  de  fentiment. 

La  dernière  objedion  n'auroit  pas  be- 
foin  de  reponfe.     On  me  dit  tranquil- 
lement , 

ib)   Voyez    mes  expe'riences ,    celles   de 

MM,    F  A  RI  ON,    TlSSOT,     &C. 


aux    Objections.      &> 

lefnent  9  fuppofé  que  Vos  expériences 
foient  juftec ,  elles  font  également  in- 
utiles, elles  ne  mènent  à  rien  ni  dans 
la  phyfiologie  ni  dans  la  pathologie , 
ni  dans  la  pratique.  Je  n'aurois  pas 
attendu  ce  langage  populaire  ,  que  d'un 
j  homme  fans  lettres  ,  &  non  pas  d'un 
:  cenfeur  agrégé  à  la  compofition  d'un 
des  plus  anciens  &  des  plus  eftimés 
journaux  (  h  *  )  de  littérature.  Eh 
quoi  ?  on  fera  fans  fin  des  détails  fur 
quelque  petit  os  des  narines  ,  on  fera 
flntté  d'avoir  trouvé  une  apophvfe  nou- 
velle à  l'os  cribleux  ,  ou  à  celui  du  pa- 
lais ,  on  fera  loué  pour  avoir  découvert 
une  mouffe,  un  champignon  ,  une  équa- 
tion ,  une  courbe,  éloignée  à  jamais  des 
ufages  des  hommes.  Mais  il  fera  inuti- 
le de  favoir,  fi  la  moitié  du  corps  hu- 
main eft  fenfible ,  ou  fi  elle  ne  l'eft 
pas?  Il  fera  indiffèrent  en  phyfiologie, 
de  connoitre  les  frontières  de  la  pro- 
vince fujette  à  l'ame ,  &  des  parties 
qui  n'en  reçoivent  pas  les  ordres  ?  11 
n'y  aura  aucun  avantage  à  connoitre 
la  force  irritable,  les  organes  qu'elle  a- 
ae  ,    &    les    degrés    de   fa  puiifance. 

La 

■•  )   Feu  M.  Layirotte, 


g5  Réponse  générale 
La  pathologie  ne  s'intéreffera  pas  au  fiege 
des  maladies  &  des  douleurs  ,  &  la 
chirurgie  verra  d'un  œil  égal  l'erreur  & 
la  vérité  fur  le  danger  ou  fur  l'inno- 
cence des  bleffures ,  fur  les  léiions 
qu'elle  doit  craindre  ,  &  fur  celles  qui 
ne  demandent  aucun  remède  :  elle  ae 
gagnera  rien  à  connoitre  les.  parties  qu'il 
faut  ménager  &  celles  qu'on  peut  ou- 
vrir ou  couper  fans  crainte.  Un  peu 
de  réflexion  ramènera  ces  critiques  à  re* 
connoitre  ,  qu'on  a  pu.  traiter  mes  ex* 
périences  d'erronées  ,  mais  qu'il  eft  ab* 
fblument  fans  probabilité  de  les  croire 
inutiles  ,  dès  qu'elles  font  vrayes. 

Je  termine  ce  mémoire  par  les  corol- 
laires    qui   dérivent  de  ces  expériences 
mêmes,    dont    je  viens  de  défendre  la 
réalité.    Il  faut    compter  entre  les  par- 
ties ,  dont  le  fentirrrent   eft  nul ,  ou  du 
moins  imperceptible  dans  les  expérieru 
ces ,      celles   que  }e  vais   expofer  :    les 
tendons,   la   face  extérieure  de  la  dure 
mère,  fa  face  intérieure;  la  pie  mère,  les. 
grandes   membranes  >    les  ligamens,  les 
capfales  des  articulations.   Je  les  appel- 
lerois  volontiers  infenfibles  par  elles  mê- 
mes ,  en  reconnoiflant,   que  quelques  u- 


AU  X    O  B  J  E  C  T  I  0  N  5,  87 

nés   d'entr'clles  peuvent  emprunter  une 
cfpece  de  fenfibilité  étrangère  des  neifs. 
qui  marchent    ou  fur  ces  parties  ou  dans 
leur  voifînage  ,    à  peu  près  comme  les 
dents,    bien  infenfibles  par  elles  mêmes, 
tirent    des  nerfs?    dont  elles  font  rem- 
plies, un  fentiment ,   qui  agit  à  travers  la 
croûte  éraaillée,   &  qui  devient  extrême, 
quand  cette  croûte  détruite  a-mrs  le  nerf  à 
nu.  La  moelle  des  os  pourra  avoir  un  fen- 
timent du  même  genre  ,   proportionné  à 
la  grandeur  des  net  fs  ,  qui  s'y  rendent,  fi. 
effectivement  il  s'y  en  rend,  car  je  n'en 
ai  jamais  vu,    de  très   bons  auteurs  les 
font  extrêmement  petits  (O*  &  d'autres 
conviennent ,     qu'on  ne  fauroit  les  dé- 
montrer  )  k  ).    Les  artères  &  les  veines 
cellulaires   par -elles   mêmes  ,    font  uni- 
quement    fenfibles    à     proportion    des 
nerfs,  qui  fervent  à  animer  des  fibres 
mufculaires  extrêmement  fines,dont  l'ex- 
iftence    eft   incertaine   pour   les   veines. 
Mais  des  nerfs  paffagers,  qui  accompag- 
nent 


(  i  )    Bertin  ofleolog.  T.  I.   p.    21  f.  217. 

218. 
(k  )  Je  x  t  y  courfe  ofanatonu  T.  I.  p.  ci. 

8<.  pour  le  1  «  les  os, 


88      Réponse  générale 
nent    leurs    paquets  pourront  être  d'un' 
fentim-ht    coniîderable  ,      qu'on  ne  de-j 
voit  pas  attribuer   à  ces  vaifleaux.     Lai 
fubftance   des    os  ne  paroit    pas    avoir'î 
de   (entament     :    j'ai  vu    trépaner    des 
perfonnes  ,    dont    l'imagination    frapéeH 
d'une   douleur    violente    dans.  la    tète  * 
éïoic    Tunique   mal  ,    qui    fouhaitoient-, 
cette  opération    pour  fe   délivrer  de  ce 
mal ,    &    qui  avoient    l'efprit    parfaite- 
ment préfent  :    ces  perfonnes  ne  fenti- 
rent  pas  la  moindre   douleur  dans   une 
longue  &  ennuyeufe  perforation.    Mais 
fi    effectivement  il  y  a  des  nerfs  dans 
le  paquet  médullaire,     compagnons   de 
Partere    nourricière  ,      ces    nerfs    con- 
ferveront    apparemment    dans  le  canal,, 
qui  y  mené ,   leur  nature   fenfible. 


S  E  c  T.   II.     Sur  l'irritabilité. 

IL  n'y  a  prefque  point  eu  de  contef- 
tation  fur  les  faits  ,  par  lcfquels  j'ai 
tâché  d'éiabljr  les  borner;  &  le  fiege  de 
cette   puiffance.     Si   M*   Laghi  (0 

n'a 


(/)  EP.  IL  p.  xo. 


aux  Objections.  -  89 
n'a  pas  réuffi  à  tranfporter  aux  cavités 
gauches  du  cœur  les  prérogatives  des 
cavités  du  coté  droit ,  c'eft  que  l'ex- 
périence eft  difficile  à  faire  ,  &  que  cet 
auteur  n'a  pas  vuidé  (m)  ces  derniè- 
res cavités  avec  l'exaditude  indifpen- 
fable.  11  a  même  reconnu  la  vérité  de 
9ion  expérience  (m*  ).  Si  l'on  a  cru 
voir  de  l'irritabilité  aux  artères  ,  on  a 
pu  voir  dans  le  tronc  de- l'aorte»  frapé 
de  l'étincelle  éU  étriqué  (?/),  une  con- 
traction ,  dont  je  ne  fuis  jamais  difcon- 
venu,&  dans  d'autres  artères  une  contrac- 
tion forcée  par  le  poifon  chymique.quej'ai 
Souvent  obfervée,  mais  qui  n'a  rien  de 
commun  avec  la  vie  ,  &  qui  lubfifté  a- 
p*ès  que  tout  fcntiment  &  tout  mou- 
vement   vital   eu   éteint   (  o  ).      Si    M. 

BlCKER 


(  m  )  M.   Caldani  Fa    remarqué. 

(  m  *  )    F  O  N  T  A  N  A      p.      I  S2.     CalDAN'I 

EfJjK  II.  p,  473. 

|  n)    M.  V  a  n  d  e  n  b  0  s  de  vivis  cor  for.  bum. 
folici.  Ex  p.   9. 

(  o'J  M.  V  a  n  d  e  n  è  o  s  convient  de  cet'e 
vérité  E*p.  9.  &  il  avoue  ,  que  le  t 
pcl  ne  produit  aucune  contraction  dans 
les  artère-  Ex.\  10.  il  a  vu*  comme  moi* 
que  le-  artères  des  grenouilles  ne  le  coû- 
tent pas   Exp.  1 1. 


5«>  Réponse  générale 
B  i  CK  E  R  m'oppofe  la  contraction  des 
deux  troncs  des  veines  caves  (  p  ,  je 
l'ai  trop  fouvent  vue,  &  décrite  trop 
cxa&ernent  .  dans  l'ouvrage  même,  qu'il 
combat  (  #)  ,  pour  que  cette  obferva- 
tion,  puifle  me  regarder.  Si  M.  Lorry 
a  vu  de  la  contraétion  jufqu'au  méfen- 
tere  (r),  au  médiaftin  &  auxvifceres 
(  s  )  ,  c'eft  que  l'huile  de  vitriol  en  don- 
ne au  titra  cellulaire  même,  &  aux  té- 
gumens  des  animaux  morts  &  refroi- 
dis :  cet  auteur  a  confondu  même  en 
parlant  de  la  peau  (  /  )  ,  &  du  médiaf- 
tin OO  >  Ie  retirement  élaftique  d'une 
membrane  morte,  avec  une  force  vi- 
tale. M.  B  i  A  n  c  H  i  eft  tombé  dans  ia 
même  erreur  en  parlant  des  nerfs  (  x  ) 
&  des  artères  (y),  dont  il  cite  le  ref- 
ferrement  dans  les  bleffures. 

Si    quelquefois  l'irritabilité  du  cœur 
n'a   pas  paru    plus   durable  ■>  que    celle 

des 
(p)  De  naiura  corp.  bum.   p.  46.  47. 
(#)  Dans  plufieurs  Expp.  de  la  fedt.  XVII. 
O)  Journal  de  Medec.   ïjfS.  Dec 
(  s  )  Ibid.  1757.  Janvier. 
(t)  Ibut.  J7<;5".  Décembre. 
(«;)  *7*7     Janvier. 
(*)    Ep.    i.    p.   175.  édit  de  M.  Vax- 

D  E  P.  M  O  N  D  E. 

(y  )  p.  171. .  172- 


AUX    O  B  J  E'CT  1  O  NS.  ©I 

des  mufcles,  je  n'en  fuis  pas  difconve- 
,  nu  (0>  c'eft  le  refulrat  de  mes  pro- 
r  près  expériences  faites  fur  les  animaux 
I  à  f'dng  chaud  ,  c'eft  dans  les  animaux 
j'ai  toujours  vu  le 
I  contraire. 

Si    Poil  lîr    l'irrltabi'. 

-  avec  la  fer.fibilité  ,  fi  l'on  a  même  con- 
fondu ces  deux  puiffances  (  a  ) ,  on  n'a 
pas  fait  attention  apparemment  aux  rai- 
fons  fans  réplique ,  qui  feparent  ces 
deux  forces  :  l'amour  du  fiftème  a  em- 
porte les  auteurs  de  ces  erreurs  à  des 
extrémités  ,  qui  répugnent  aux  notions 
communes  du  genre  humaii>(£).  D'un 
coté  le    nerf  (c) .  &  la  rétine  n'eft  pas 

irrira- 

(2)  Second  Memoir.   £?c.  p.  386. 

(  a  )  M.  L  o  r  r  y  les  confond  partout  II  n'a 
eu  que  trop  d'imitateurs.  ÎV1.  H  o  u  s  s  e  t 
a  travaillé  dans  fa  III,  Lettre  à  marquer 
les  bornes  de  ces  deux  différentes-  qua- 
lités. 

(b  j  M.  W  h  y  t  t  5  pour  revendiquer  k 
Pâme  des  forces ,  que  je  trouve  dans 
le  corp^i  attribue  tous  les  mouvement 
&  la  gravitation  même,  à  une  crafe  im~ 
matérielle.    Effays  p.   287. 

(  t  )  Mes  expériences  ont  été  confirmées 
M.  Caldani  p.  j}o.  iiz.  &  me- 
tte 


92     Réponse    générale 

irritable,  &  des  animaux  deftitués  de 
tète  de  cerveau  &  de  nerfs  le  font  in- 
finiment ,  la  fibre  animale  peut  donc 
être  contradtible  fans  le  fecours  des 
nerfs.  Si  enfuite  les  mufcles  ,  même 
des  animaux  à  fang  chaud  ,  demeurent 
irritables  ,  après  avoir  été  arrachés  & 
feparés  du  fiege  de  Pâme,  ce  n'eft  donc 
pas  cette  puiflance  immatérielle  9  qui 
produit  leur  contraction,  comme  elle  les 
produit  dans  les  plantes.  Je  le  répète , 
la  feniihilits  eft  en  même  raifon,  que 
le  nombre  des  nerfs  &  leur  nudité  : 
au  lieu  que  l'irritabilité  eft  en  générai  efll 
raifon  (  à  )  du  nombre  des  fibres  expo- 
fées  à  la  caufe  irritante.  Les  douleurs; 
les  plus  fortes  ne  caufent  pas  toujours^ 
des  mouvement  (^e  )  5    &  les  convuliïons; 

les; 

me  par  M.  Gj  r  a  r~d.  Le«  expérien* 
ces  ce  M.  Lorry  rapportées  dans  le 
Journal  de  Médecine  ne  iauroient  être  op- 
pofées  à  celkb  de  M  Caldani,  qui 
a  employé  le  microfeope  &  Fctincelle: 
électrique  ,  faus  découvrir  de  contraction» 
dans  le  nerf. 
(  d  )  Elle  n'eft  donc  pas  comme  la  fenfi- 
bilité,    loi  de   M.    W  h  y  t  t    Ejfays   nJ 

(  e  )    M  ii  l  l  e  r  Iseben-ftunden  p.   1 17.  Pby- 
Icf.    Trcmfaâ.   17 îî-   p.  244. 


aux  Objections.  53 
.les  plus  violentes  font  fans  douleur: 
le  fentimenc  refte  aux  parties  paralyti- 
ques, que  le  mouvement  a  abandonnées. 
La  fumée  du  fouffre  détruic  le  fenti- 
ment,  fans  détruire  l'irritabilité  (/)* 
:  les  vapeurs  eauftiques  détruifent  l'irri- 
tabilité du  cœur  même  fins  caufer  da 
dou'eur  (/*),  quoiqu'on  aie  voulu 
pofer  pour  axiome*  qu'en  enlevant  le 
ientiment  on  ^fuprimoit  cette  dernière 
pûiflànce  (g  ). 

Si  Ton  m*'a  difpute,  que  le  Ciegc  de 
l'irritabilité  fut  dans  le  gluten  (  h  )  de 
la  fibre  animale ,  &  fi  on  a  cru  pouvoir 
attribuer  avec  plus  de  raifon  cette  for- 
ce à  la  terre  même  ,  dont  la  fibre  eft 
compofée  ,  on  paroit  ne  pas  avoir  pris 
garde  ,  que  les  animaux  les  plus  jeu- 
nes font  les  plus  irritables  (  h  *  )  i 
au  lieu  que  la  dureté  ,  &  par  confequent 
la  proporcu  n  de  la  terre  ,  eft  dans  les 
différentes  parties  du  corps  humain?   & 

dans 

(/)     BlCKERp     40. 

(/*)   Caldani  Ep.  II.  p.  169.  570. 
(g  )    W  h  y  t  t  p.   199. 

(  b  )       W  H  Y  T  T      p.      184.      SCHREIBER 

Ahnvgcj}.    Mal.    p.  90     Gaubius   pa- 
tbolog.    p..  76.    77.  And  r  e  M  de  irrita- 
bilitate  p.  $4. 
(-6*)    Andrew  de  mitab.   p.  4.    î^. 


94       Réponse  générale 
dans  les  difFerens  âges  ,   <5c  dans  les  dit.' 
ferens  animaux  ,    preique    toujours    en 
raifon  inverle   de  l'irritabilité  (6**). 

Si  par  une  hypothefe  directement  op-- 
pofee  a  la  précédente  on  a  confond^ 
(  i  )  l'irritabilité  avec  la  puiflance  élaftiq 
on  auroit  bien  dû  feparer  une  puiiïance 
vitale  (^)  d'une  force  ,  qui  refre  avee 
le  cadavre  ,  qui  s'y  augmente  même 
avec  le  deflechement  *  car  une  corde  ce 
mufique  eft  plus  élafîique,  que  l'inteftin 
dont  elle  eft  faite.  On  s'elfc  prévalu 
d'un  degré  d'elafticité  commun  à  toutes 
les  parties  animales  ,  mais  qui  eft  b  en 
éloigné  de  produire  l'irritabilité  5  la  mê- 
me ou  elle  domine  le  plus  ,  comme 
dans  le  cartilage  &  dans   le  tendon  (/). 

Si   on  a  voulu  faire  part  de  la  puit 
fance  irritable  a   la  peau  ,    parcequ'elle 

fe 

(i**)  Voyez  les  raifons  qu'offre  ici   en  ma 

faveur  !YL  R  o  s  n  e  r  de  laéle  n.  6o. 
(i)   M.    BianchiîM.  Lorry    1755". 

Dec.   1757-  Janvier. 
(k)  M.   Caldani  la  fepare  p.  $34.  auffi 

bien    que   M.   Schreiber    Almageïi. 

p.    90. 
(/)  M.   Lorry    convient  qu'il    n'eft   pas 

irritable  1756".  Dec. 


aux  Objections.         y 5 

fc  contra&e  5  par  le  froid  (  w)  &  par 
de  certaines  paffims,  je  répons,  que 
cette  expérience  ne  combat  pas  l'irrita- 
bilité ,  telle  que  je  l'ai  définie.  J'ai  fait 
entrer  l'attouchement  violent  d'un  corps 
étranger  dans  ma  définition  (  H  )  ,  par- 
ceque  mes  expériences  ne  pourroient  pas 
le  découvrir  fans  ces  attouchemens  ,  & 
j'ai  regarde  par  confequent  comme  dé- 
pourvue de  toute  irritabilité  une  partie, 
que  ni  le  fer ,  ni  le  poifon  chymique  , 
ni  qnelquautre  ftimulus ,  dont  je  me 
fervifle ,  put  faire  entrer  en  contraâion. 
La  peau  n'eft  pas  irritable  dans  ce  fens , 
&  Ton  irritabilité  trop  généralement  ré- 
pandue 5  trop  uniforme  (  0  )  ,  &  dépour- 
vue de  fibres  >  qui  puifïent  l'exécuter  , 
paroit  d'une  autre  efpece.  Le  froid  con- 
tracte en  effet  &  les  folides  ,  &  les  flu- 
ides ,    &   les   corps    même  entièrement 

dé- 
(  m  )  Cette  objection  a  été  Couvent  répétée, 

on     la   trouve   chez    M.    Bi  anchi   p. 

I7J.  de  l'édit    de  M.    Vandermon- 
.jd  e  ,    chez  Rrause   I.  c.   chez  K  u  h  k 

de    nonmillh  mufculorum  mom?ntis    p.     15. 

14.  chez  Vandenbos     de    viv.    corp. 
un.  folidis  p.    59. 
(n)  Premier   Mémoire  p.  7. 
(0)    M.   Bicker    a  bien   ienti  cette  dif- 
:iue ,    aufli  bien  que   M.    Andréa 


96     Réponse   générale 
dépourvus  de  vie.    Si  Ton  veut  abfolu- 
ment  la  reunir   aux  paries    irritables    in 
faudra  lui  trouver  des    fibres  mufculai-2 
res,    ou  lui  en  attribuer  d'invifibles. 

Si  enfin  on  a  cru  pouvoir  étendre  uifl 
certain  degré  d'irritabilité  a  toutes  les 
parties  du  corps  anime/  (p)  .  au  tiflii. 
cellulaire  (  p  *  )  &  aux  nerfs  mêmes  (q\ 
on  le  lùuviendra  ?  que  dans  tous  mes 
mémoires  je  ne  difpute  point  fnr  une 
puiiTance  cachet  aux  fens  ,  que  je  n'ai 
parle'  que  d\,ne  contraction  5  qui  s'offre 
aux  yeux  ,  &  que  j'ai  du  «,  par  ma 
définition  même  ,  écarter  de  là  clalïe 
des  partaes  irritables  tout  <»  ce  qui  ne  fe 
contracte  pas  d'une  manière  vifible  après 
une  irritation  extérieure.  j'abandonne 
volontiers  aux  conjt£lures  des  favans 
l'empire  des  êtres  invifibles*  des  vailTeaux, 
que  les  yeux  ne  découvrent  pas  ,  &  des 
fibres  mufcul  iresi  que  les  fens  ne^fai- 
fiirent   point  :    ils  peuvent  à    leur   gré 

dou- 

(  p  )  L  o  R  r  Y  des  alimens  p.  27.  Bicker 
de  fiattiY.  buman.  p.  44.  45 •  4^.  47.  van 
Geuns    de  vita  p.   20. 

(  P  *  )  van  Geu  n  s  p.   17. 

(  q  )  GaubiusI.  c.  p.  2^8.  van  Geuns 
p.  19. 


.aux  Objections. 
douer  ces  parties  des  puiflances^  qu'ils 
trouveront  utiles  à  leurs  fîilemes.  Mais 
j'ai  parle  en  anatomifte,  en  obfervateur* 
&  plus  timide  ,  que  ces  auteurs  5  je  me 
fuis  borne'  à  ce  que  j'ai  vu. 

Après  tant  d'attaques  &  de  reponfes, 
nie  fera-t-il  détendu  de  me  feli  iter  des 
progrès  ,  que  l'irritabilité  a  faits.  Les 
plus  habiles  gens  (>  )  ont  reconnu 
le  privilège  >  que  la  fuperioiite  de  cette 
force  donne  au  cœur  ;  prefque  tous 
les  modernts  font  regardée  comme  la 
fource  (  s  )  de  tous  les  mouvemens  de 
la  machine  animée  ,  &  comme  la  nature 
(t)  même,&  on  l'a  reconnue  indépendante 
des  nerfs  (**).  Si  j'avois  a  me  plain- 
dre y  ce  feroit  du  trop  d'ufage  qu'on  a 
voulu  en  faire.    Peut-être  trouvera-t-on 

M. 


(r)  G  aubi  u  s  p.  74.    Cigna   p.    74. 
MM.     Winter  Orat.    inaug.    Franéke' 

p.    80.     W  H  Y  T   T      p.      525.     P  E   T  RI  NI 

praef.  Andr  EiB   p.  22. 

(S)    GAUBIUSp.     71.    72.     BlKKBR     p. 

60.  Cigna  n.  2.    p.    18.  van  Geuns, 
An  d  r  e  b  p.  4ç. 
(t)  De  M  an  de  Natur.  hum.  p.  10.  Bj 

c.  p.  47. 
van   Ce  u  n  s  p.    33. 

Tom  IV.  E 


93      Réponse  générale 
M.  le    Comte   de   Roeder    (»)    trop 
obligeant  *  quand  il  a    place  l'irritabilité 
entre  les  découvertes  de  la  Nation  Ger- 
manique. 


(  u  )    Memoir.   de  J'Acad,  de  Berlin  T.    XL 

XXXI, 


XXX. 

R  E  P  0  N  S  E 

A    LA    CRITIQUE 
D  E 

M.    Whytt. 


i 


/ 


(     ioi     ) 


JE  donne  ici  la  reponfe  *  que  f  avois 
préparée  aux  critiques  de  M. 
W  H  y  T  t  ,  avant  que  de  préparer  une 
reponfe  ge'neraîe  II  peut  y  avoir  quel- 
que  petite  répétition  vis  à  vis  de  cel- 
le-ci. Mais  le  loilir  m'a  manque  pour 
la  refondre. 

Je  viens  de  recevoir  un  mémoire 
de  M.  ¥hytt,  entièrement  oppofe 
à  la  première  édition  de  celui  ,  que 
j'ai  publie  (;/).  Je  pouvois  m'attendre 
à  voir  paroitre  cet  Auteur  entre  mes 
adverfaires.  Préoccupe  des  opinions 
Siahliennes ,  il  ne  pouvoit  voir  de  bon 
œil  un  principe  de  mouvement  différent 
de  i5ame,lui,qui  n'en  veut  point  reconnoitre 
dans  les  animaux  de  matériels  (  o  )  fans  en 
excepter  la  pefanteur.  J'avois  d'ailleurs 
(p)  donne  un  extrait  de  fes  ouvrages  (q), 
E    3  acccm- 

(»)   O'firvations   on  tke  fenjibility  and  irrita- 

bility  of  tbe  parts  of  men  and  oîber  animais 

Edimburg.    175s.   8. 
(0  )  Obferv.    p.  187.    188. 
(p)   Relation  es   de     Ubris    novis    fafc.    III.    p 

is6.     cqq. 
(  q  )     Effai  on  tbe   vital  and  otber  involuntary 

motions  of  the  animais  Edimburg.   175 1.  8. 


102        Re?,   a    la    Cri  t. 

accompagne  de  quelques  remarques  ^  pour 
en  limiter  kes  conclu(ion>.  Cet  ouvrage 
m'attaquoit  par  tout. 

M.  Whytt  tache  de  faire  voir» 
que  je  fuis  aile  trop  loin  dans  mes 
corollaires,  &  par  rapport  a  la  fenfibi-- 
lité  *  &  p;r  raport  à  1  irritabilité'.  Ce; 
ne  font  pas  les  expériences  ,  qu'il  atta- 
que (r  )  y  il  n'en  a  point  fait  pour  in- 
firmer les  miennes  ^  il  nen  veut  qu'aux 
raifonnemens.  Dès  lors  notre  paix  efl 
aifee  à  faire.  Je  ne  puis  être  fenfible, 
qu'à  l'accufation  d'avoir  avance  des  faits 
il  al  avéré  ;  pour  tout  ce  qui  peut  être 
opinion  ,  je  ne  dois  pac  efperer  d'y  avoir 
été  a  l'abri  de  i'erreur. 

M  Whytt  paroit  avoir  écrit  avec 
une  efpece  de  hâte.  Il  en  règne  des 
marques  dans  fon  mémoire.  Il  répète* 
il  nie  9  il  avoue  ,  il  reparle  de  la  même 
imtiere  dans  des  endroits  fort  éloignés 
de  fon  ouvrage.  Mon  extrait  en  va 
être  un  peu  plus  difficile  a  faire,  je 
dois  raprocher  les  raifonnemens  de  mon 
adverfaire  ,  &  leur  donner  tout  leur 
jour  &  l'ordre  *  qui  leur  manque. 

Voilà 

O)  Je  parlerai  ci  après  de  celles?  qu'il  a 
faites  fur  l'effet  de  l'opium  ,  &  qu'il  croit 
oppofees  aux  miennes. 


de    M.    Whytt.         103 

Voila  fes  cloutes  fur  i'infenfîbilite  des 
tendons.  Une  douleur  moiis  (  s)  fn  te  ejl 
effacée  par  une  douleur  plus  vive.  L'a- 
nimal dont  on  a  coupe  la  peau  ne  fenc 
pas  la  nouvelle  douleur  ,  moin-  vive  , 
que  lui  caufent  les  bleiïiires  des  tendons, 
,  du  périofre  Cette  obje£tu>n  ne  peut 
plus  avoir  de  force  aprè-  les  expériences 
du  P.  Pozzi  II  a  eu  foin  d'ouvrir 
la  peau  vingt-  quatre  heures  (  t  )  avant 
que  de  bleOèr  les  tendons  ^  le  pe'riofte 
ou  la  dure  mère.  La  douleur  de  Pinci- 
fion  de  la  peau  avoit  eu  tout  le  tems 
de  b'effacer  ,  &  ne  pouvoit  plus  empê- 
cher le  (entiment ,  qui  devoit  refulter 
des  nouvelles  bîeflures  faites  à  rani- 
mai. 

2.  L°s  tendons  ont  été  des  mufcles  (w). 
La  chair  mufculeufe  ejl  fenfible  ,  les  ten- 
dons doivent  l'être.  On  voit  dans  les  en- 
fdns  &  dans  le  fétus  des  portions  de 
r.aifcle ,  qui  font  tendineux  dans  C  adulte  £5? 
dans  le  vieillard. 

E    4  Je 

(O  Obfervat'ons  p.  107.    &  les  fuiv. 

(t)  Dan?  les  expériences  faites  à  Florence, 
&  publiées  dans  la  lettre  à  M.  Antoine 
L  a  g  h  1 ,  qui  fait  partie  de  ce  recueil. 
T-  IL  p    t19.  feqq. 

O  ^  p.   118. 


104      Rep.  a    la    Cri  t. 

Je  ne  crois  pas  qu'il  foit  aife  de  prcu« 
ver,  que  les  tendons  dont  il  s'agit  , 
celui  d'Achille ,  celui  des  extenfeurs  de 
la  jambe  ,  <3c  en  général  les  tendons 
longs  ayent  jamais  été  de  la  chair.  Mais 
s'ils  Tavoient  été*  ce  raifonnement  ne  con-; 
cltiroit  rien  contre  l'expérience.  Il  en  i 
fuivroit  uniquement  ,  que  la  chair  du 
mufcle ,  en  devenant  tendon,  a  change  de 
nature  ,  &  qu'elle  eft  devenue  infenfible  en 
devenant  teniineufe  (u  *  ).  M.  Whytt 
ne  fauroit  refufer  cette  explication  ,  putf- 
que ,  de  l'aveu  de  tout  le  monde ,  6c 
du  fîen  même >  le  tendon  n'eft  pas  ir- 
ritable. 

3.  La  dure  ntere  ,  la  pleure,  les  os  ont 
des  nerfs  (  x  ). 

Je  m'en  raporte  là  defïus  a  la  reponfe 
générale  (y% 

4.  Putjieurs  parties  du  corps  humain , 
la  toile  cellulaire  ,  les  cartilages ,  les  liga- 
tnens  ,    tes  tendons  *    les    membranes    & 

la 

(  u  *  )  Voyez  ce  que  MM.  Fontana 
&  Cald  ani  ont  répondu  à  cette  ob- 
jection ,  que  M.  L  a  g  h  1  n'a  pas  manqué 
de  faire  T.  III.  p. i83.  feqq.  &  5 78.    379. 

(.#)  p.  1 19. 120. 

00  p.    28:  z9.  30.   jr. 


de  M.  Whytt.  105 
la  dure  mère  même  5  ont  feu  de  fetifibiliti 
dans  leur  état  naturel  9  mais  elles  en  ac- 
quièrent par  les  inflammations  (  z  ). 

Cette  propofîtion  confient  un  aveu  par 
rapport  aux  concluions,  que  j'ai  du  tirer 
dermes  expériences  :  je  ne  les  avois  fai- 
,  tes  que  fur  les  parties  faines  >  <3c  j'en 
ai  bien  conclu  ,  de  l'aveu  de  M.  Whytt* 
que  la  dure  mère  1  &  les  tendons ,  dont 
on  redoutoit  fi  fort  les  blefll  ires  1  n'ont 
aucun  fentiment  dans  l'animal,  qui  fe 
p  rte  bien  ,  feul  objet  de  mes  ex- 
périences. 

Pour  leur  fenfibilite  dans  l'état  malade, 
JM.  WhytT  ea  auroit  du  fournir  des 
preuves  ,  &  ii  n'en  a  point  fourni  de 
precifes.  Quelque  petite  branche  de  nerf, 
qui  traverle  la  cellulofite  ,  de  la  vérita- 
ble peau  ^  dont  les  couches  intérieures 
plus  lâches  ont  paru  appartenir  a  la  toile 
cellulaire  ,  peuvent  devenir  fenfibles  par 
l'inflammation.  Elles  l'ont  toujours  ete, 
elles  le  deViennent  d'avantage  ,  comme 
la  choroïde  &  l'uvee  le  deviennent  dans 
les   ophthalmies. 

M.  ¥h  y  t  T  offre  ici  des  experien- 
t  5  ces 

(*)  p.  m.  &  p.  124. 


io5      Réf.    a    la    Cri  t. 

ces  vagues  des  articulations  devenues 
00  douloureufes  dans  les  rhumatifmes> 
desblefluies  occafionnées  par  les  faigné- 
es  (  h  )  y  une  capfule  percée  avec  dou- 
leur (  c  ).  Pour  rejetter  ires  obferva- 
tiens  y  il  en  faut  d'également  precifes  ; 
il  faut  oppofer  a  un  tendon ,  trouve"  in- 
fenfible  dans  les  pondions  les  plus  pro- 
fondes un  tendon  qui  ait  fenti  le  coup 
de  la  lancette  :  il  faut  comparer  a  la  dure 
mère  brulee  fans  douleur  ^  une  dure 
mère  ,  qui  l'ait  été  avec  des  convulfions. 
Les  bleflures  faites  à  l'occafion  de  la 
fàignée,  Tincifion  de  la  capfule,  ont  pu 
hit  accompagnées  d'une  bieflure  de 
nerf,  elles  ont  du  Pêtre  ,  puifque  la  na- 
ture ne  peut  être  en  contradi&ion  avec 
elle  même  >  &  que  cent  &  cent  expé- 
riences ont  démontre7  qu'on  coupe  ,  qu*on 
déchire  les  tendons,  fans  que  l'animal  s'en 
relfente. 

5.  Mais  on  a  vu  le  tenJon  du  biceps 
piqué  dans  (^)  une  fa  ignée  fe  trouver 
gonflé  extrêmement  >  £•?  M.  v.    S  w  1  i> 

TE  N 


C*)     p.    *I2<S. 
(£)    p.     12g. 

(O   p.  iji. 
(d)  p.    125. 


D  E     M,     f  HIT  T.  107 

ÏEN    rapporte    des    convulfiom    univer- 

\   furvenues    lor [qu'un    chirurgien    eut 

faifi  un  des  tendons  qui  pajfent  le  long  du 

cakaneum   (  e  ). 

M.  f  HYTT  paroit  avoir  oublie  9 
que  les  tendons  n'ont  de  fon  aveu *  que 
peu  ou  point  de  fentiment,  vérité  qu'il 
reconnoit  plus  d'une  fois  [fa  &  qui  ne  fau- 
roit  fubfifter  avec  les  faits, qu'il  rapporte  ici, 
qu'en  attribuant  les  douleurs  &  les  convuî- 
fions  à  une  partie  différente  du  tendon.  Il 
eft  trè-  poffible  ,  que  le  chirurgien  de  M.  v. 
SwiETEN  ait  tenu  dans  fa  pincette 
le  nerf  tibial  pofterieur  voifin  &  com- 
pagnon des  tendons.  C'eft  l'unique  moy- 
en de  concilier  fa  relation  avec  les  ex- 
périences de  M.  Farjon  (  g  )  &  les 
miennes  (  h  )  *  renouvelles  depuis  peu 
E    6  dans 


(O  Comment.    Apbor.   Boerb.  T.   I.  p.   241. 

Cetie  expérience  eft  tirée  des   leçons  ver- 
bales  de   BoERHAAVE. 

(f)  p.  161.  19?. 

(g  )    Second  Mem.  fur  les  fart.  fenf  &  irrit. 

fcd.   1.  exp.    54. 
(£)  Exp.  30.    )i.  &c. 


o3      Rbp.    a    l  a    C  r  i  t. 

dam  l'hôpital    de  Berne    fur  le    tendon 
d'Achille  (î). 

6  M  W  h  Y  T  T  parcourt  encore  en 
détail  quelques  autres  parties  du  corps 
humain ,  auxquelles  il  con  erve  le  lenti. 
ment  que  je  leur  ai  refofe.  Telle  eft 
la  cornée,  elpece  d^épiderme  ou  d'on- 
gle ,  dans  lequel  on  n'a  jamais  vu  de 
nerf ,  &  que  j'ai  perce  fans  que  f ani- 
mal s'en  fuit  plaint. 

Mais  la  cornh  fent  le  doigt  qui  la  tou- 
che t  la  fclêrôtiquè  mo  ns  feufible  que  la 
corme  le  feaî  <i?  fnêhfe  (  ^).  M.  WhyTT 
n'a  jamais  touche  la  cornée  ni  la  fcle- 
rot  -que  y  il  a  touche  la  conjon&ive  en- 
tre laquelle  eft  la  cornée  y  ou  la  fclero- 
tique  il  y  a  des  nerfs  ,  comme  il  y  a 
des  vaifïeaux.  Et  M.  W  H  Y  T  T  un 
moment  après  avoue ,  qu'une  aiguille 
caufe  une  douleur  à  peine  perceptible 
en  perçant  cette  même  cornée  (  i  ). 
Devoit  •  il  après  cet  aveu  donner  cette 
membrane  pour  une  preuve  ^  que  les 
membranes    ne  font   pas  infenfibles  ? 

La 

(i)  Expp.de  M.  Bes,dot  a   14.  de  ce 
recueil. 

(k)  p,  11?.   115. 
(/;  p.    ii*.  • 


de  Mr.  ¥hytt.  109 
La  moelle  de  Vos  ne(l  pas  infenfible 
(m)  ajoute  M.  Whytt  en  allé- 
guant une  expérience  de  M.Duve R- 
ney,  J'avois  cité  cette  même  expé- 
rience (  n  )  :  j'ai  dît  1  que  je  n'en  avois 
pas  là  deflus  ;  )\i  donné  la  raifon  pour 
laquelle  il  eft  difficile  d'en  faire  (0). 

Il  faut  faire  une  playe  cruelle  pour 
parvenir  à  la  moelle  des  os.  Il  eft  dif- 
ficile alors  de  juger ,  fi  l'animal  crie 
pour  la  douleur  d'une  bletîure  énorme , 
ou  s'il  fe  plaint  d'une  douleur  nouvel- 
le. Une  feule  expérience  ne  fi.ffic  pas 
pour  conftater  la  fenfibilité  d'une  par- 
tie, qui  eft  évidemment  cellulaire,  & 
dont  les  nerfs  n'ont  pas  même  été  dé- 
couverts. 

Les  reins  ne  hiffent  pas  que  d'avoir  de 
la  fenfibilité  (  p  )  ->  quoique  moins  grande 
que  la  peau.  Un  médecin  ta  trouvé  en 
fa.fint  la  néphrotomie. 

Je  n'ai  pas  refufé  aux  vifeeres  vn 
foible  fentiment.  Il  faut  l'avoir  (bible, 
pour   ne    pas  fentir  le  fer  plongé  dans 

leur 

Oï- )•    TIO.     HT. 

(«  )    Vremier  Mémoire  p.  z6. 
(0  )  P-    M- 

GO  P-    114.  Telle  que  les  tendons   dit  M. 
LaghijFohtaka  p.    1 9&., 


no        Rep.  alaCrit. 

leur  fubftance  (r).  Les  pierres,  qu'on 
a  tant  de  fois  trouvé  dans  les  reins  des 
hommes  qui  n'en  avoient  pis  le 
moindre  foupçon  ,  &  qui  n'avoient  ja- 
mais refTenti  la  moindre  douleur  (  s  ) 
de  ces  corps  étrangers  plantés  au  milieu 
de  la  chair  des  reins  ^concourent  à  prou- 
ver ce  que  je  viens  de  dire. 

Les  artères  doivent  être  fenftbles  puif- 
qrfelles  [ont  capables  d'irritation  dans  les 
inflammations  (  t  )„ 

Il  faudrait  avoir  démontré  9  que  l'ir- 
ritation des  artères  caufe  l'inflammation, 
&  ce  îieft  encore  qu'une  conjedure , 
qui  ne  fauroit  reav^rfer  des  faits.  J'ai 
fait  une  infinité  de  ligatures  5  fur  ies 
artères,  &  toujours  fans  douleur  (**) 
de  la  part  de  l'animal  (  u  ). 

Le  cœur  tfeji  pas  mjenfible ,  çf?  />*> 
périence  ^Harvey,  qui  t'a  trouvé  tel9 
ne  mené  qu'à  une  conclufion  précipitée  (x  ). 

J'ai 

(  r  )    Secft    VIII.  du  fécond  Mémoire. 

(  s  )  Heers  ,  S  a  u  m  a  i  s  e  de  ccJcul.  p„  ci. 
Sydenham  de  mi £t.  craent.  Hsurnius. 
Antoninm  de  Po?.zis  &  d'autres  auteurs 
cites  par  Allen  in  addend.  p.  $$. 

{t  )  p.  118. 

(  t  *  )    Voyez  les  expp  de  M.  F  o  ir  t  a  m  ju 

(  u)  Second  Mémoire  p,   217. 

O  )  OjîclV,   p.     156. 


d  e    Mr.    Whytt,         iii 

J'ai  bien  expreflement  fait  le  cœur 
fenftble  (y)  parcequ'il  eft  mufculeux3 
&  quil  reçoit  des  nerfs.  J'aî  dit  ailleurs 
qu'il  cft  plus  irritable  (z  )  que  fenfible: 
je  n'ai  parlé  que  d'après  l'expérience. 
Il  eft,avec  lesinteftins,  la  partie  la  plus 
irritable  du  corps  humain  ;  &  puifque, 
dans  un  homme  vivant  ?  il  a  fènti  à  pei« 
ne  la  main  qui  le  preflbit,  il  eft  donc 
moins  fentibîe  que  l'œil ,  que  la  peau 
dénuée  de  l'épi  'erme,  &  que  la  plus 
grande  partie  des  parties  fenfibles  Je 
ne  me  ferois  pas  attendu  à  voir  une  ex- 
périence ,  que  H  A  R  v  E  Y  conte  avec 
ui^fentiment  marqué  de  Ton  inr.porran. 
ce  ,  traitée  avec  ce  mépris  par  un  cicoien 
de   la  grande   Bretagne. 

Je  paffe  à  l'irritabilité  :  c'efWur  cet- 
te propriété  de  la  £bre  mufculaire  j  que 
M.W  h  Y  T  T  s'eft  étendu  le  p  us,  &  c'eft 
elle  ,  qui  apparemment  m'a  attiré  cet  ad- 
verfa  re.  Il  n'a  pas  cru  pouvoir  fouffrir, 
qu'on  mit  une  autre  caufe  à  coté  de  Pâme, 
feule  fource  du  mouvement  du  corps  ani- 
mal félon  lui.  Les  mouvement  des  végé- 
taux, 

(y  )  Premier  Mémoire  p.    37. 

U)    p.    46. 


112  R  E  P.     A     LA     CrIT. 

taux  ,  analogues  à  ceux  des  animaux,  leur 
accroiflement ,  leur  fécrétions ,  font-ils 
donc  produits  par  les  âmes  ? 

Il  feroit  trop  diffi:ile  ici  de  donner 
de  l'ordre  aux  critiques  de  M. "W hytl 
Il  vaut  mieux  fuivre  celui  qu'il  leur  a 
donné.  Les  artères,  dit- il,  les  conduits 
excrétoires  font  véritablement  irritables. 
Il  tire  fa  preuve  de  la  néceiTité  de  leur 
attribuer  cette  propriété  (  a  ).  Comment 
expliquer  fans  cela  l'inflammation ,  qui 
fuit  l'application  des  corps  acres  &  fpi- 
ritueux  faite  à  la  peau ,  ou  aux  yeux. 
Les  artères  fe  vuident  bien  après  la 
mort,  &  fe  dégorgent  dans  les  veines 
(£).  La  lalive  accourt  àl'afpedt  d'un 
aliment  agréable  (  c  ) ,  l'urete^e  paroit 
irritable^  à  )  ,  quand  une  pierre  le  paiïe. 

Je  ne  crois  pas  avoir  donné  lieu  à  tou- 
tes ces  critiques.  Renfermé  dans  les 
expériences,  je  me  fuis  conten  é  de  rap- 
porter ce  qu'elles  m'ont  appris.  Le  mi- 
crofeope  mille  fois  employé  ne  m'a  pas 
montré  de  changemens  (  e  )  dans  le  dia- 

*   mètre 

(a)  P.   138.  1?* 
(£)   p.   140. 
(O  p.    141. 

(<*)  p.  14?. 

(  e  )  Sï<L\,  IV.  du  Mémoire  fur  le  mouvement 

dit 


DE   MR,    WhYTT.  113 

mètre  des  vaifleaux ,  pas  même  quand 
j'y  ai  fait  une  fente  fine  dont  le  moin- 
dre changement  >  &  le  moindre  agran- 
diflement  devoit  fe  préfenter  à  la  vue. 
Malgré  ces  expériences  je  n'ai  pas  re- 
l'irritabilité  aux  artères  (f)  >  &  fi 
die ,  que  je  n'en  ai  point  vu  aux  u- 
reteres,  aux  veines,  aux  conduits  excré- 
toires (g),  je  n'ai  dit,  que  ce  que 
mes  yeux  m'ont  enfeigné.  Les  contrac- 
tions d'un  vaifleau  de  la  grofleur  de 
l'uretère  doivent  être  Lion  (bibles  ,  dès 
qu'on  ne  peut  pas  les  appercevoirj  mal- 
gré les  irritations  les  plus  pu  i  flan  tes  (fc), 
qui  cauferoient  des  convuifions  dans  le 
ta  oindre  des  mufees. 

*  Les  rai  fou  s  de  M.  W  hytt  ne  me 
perfuadent  d'ailleurs  pas.  Les  caufes  de 
l'inflammation  f  nt  trop  peu  connues  en- 
core ,  pour  qu'on  puiïfe  en  tirer  des  con- 
clufions  plus  fortes  ,  que  les  phénomè- 
nes les  plus  vifihles.  L'irritation  des  peti- 
tes artères,     devroit  les  vu.der  plutôt 

que 

du  lang  Exp.  r6.  67.  £9.  70.  7Ç-  7*«  7f- 
81.  84-  8*.  91-  i*o.  iqq.  ioi.&c.  Sedt 
XI.  du  fet  orîd    Mem.  fur   Ph  ritabiliti. 

(.0  M<moir  fur  F  irritabilité,  p,   57.  ^3, 

(  g  )     p.    ç8.  iyî. 

(£)    Monoir.  fur  r inhabilité  p.    291. 


114  Rep.  a  la  Cri  t. 
que  de  les  groflir ,  fi  elles  étoient  des 
mufcles  creux.  Le  paflage  des  pierres 
par  l'uretère  eft  l'effet  des  convul fions 
des  mufcles  du  bas  ventre ,  plutôt  que 
de  celles  des  uretères  mêmes, 

C'eft  à  peu  près  la  même  reponfe 
que  j'ai  à  faire  à  M.  W  h  Y  t  t  fur  la 
contraction  de  la  prunelle.  Il  croit  qu'el  - 
le  demande  néceflairement  un  mufcle 
orbiculaire  (0*  &  qu'il  faut  en  admet- 
tre ,  parcequ'on  en  a  befoin  (/^)pour 
expliquer  ce  phénomène.  Cette  manière 
de  raifonner  eft  bien  dangereufe.  La 
nature  peut  avoir  mille  moyens,  qui  peu- 
vent produire  un  effet:  la  reftteindre  au 
feul  moyen  ,  que  nous  imaginons  ,  & 
qui  nous  paroït  pollîble  ,  c'eft  raifonner 
co-mme  le  nègre  fur  ksmouvemens  d'u- 
ne montre.  Il  y  a  un  efprit  qui  la 
meut ,  dit-il ,  &  il  eft  prêt  de  l'adorer. 
Il  explique  les  mouvemens  de  la  mon- 
tre félon  les  principes  de  Stahls  il 
lui  afligne  une  ame,  parceque  lui  même 
il  fe  meut  ,  &  qu'il  a  une  ame.  Pour 
moi ,  dès  que  je  ne  vois  pas  un  muf- 
cle ,    pas  même  avec  le  microfcope,  pas 

même 

(O  P«  144.   147- 

(k)     WHYTT    objfl  p.    T4J, 


de  Mr.  Whytt,  115 
même  dans  les  plus  grands  animaux , 
je  ne  crois  pas  être  en  droit  d'en  affir- 
mer l'exiftencc.  C'eft  encore  la  même 
chofe  à  l'égard  de  la  dilatation  de  la  pru« 
neile,  ou  du  retrecifîement  de  l'iris  (/). 
Les  expériences  font  voir,que  cette  mem- 
brane n'eft  pas  irritable  dans  le  fens  > 
que  le  font  les  mufcles  ;  fon  retrecifle. 
ment  eft  l'ouvrage  du  repos,  de  l'opium^ 
de  la  mort  (i»)i  &  je  ne  crois  pas 
dès  lors  ,  devoir  lui  attribuer  des  fi- 
bres. 

M.  Whytt  avoit  écrit,  q#  la  fi- 
bre  mufculaire  agit  par  des  contrarions 
&  des  relachemens  alternatifs  (w).  J'ex- 
cepte de  cette  loi  !a  veffie  de  l'urine , 
dont  la  contraction  s'achève  fans  dif. 
continuer,  &  fans  relâchement,  qui  s'y 

inter- 

(O  M.  Fontana  vient  de  faire  une 
expérience  ,  qui  rend  à  la  fenfibilité 
de  la  rétine  ,  tout  ce  qu'on  a  voulu  ac- 
corder à  l'iris.  11  a  détermine  la  lumiè- 
re par  le  moyen  d'un  cône  tronque  à  ne 
fraper  que  la  prunelle,  fins  toucher  Piris, 
&  la  prunelle  {s'eft  également  refferiée 
quand  on  a  renforcé  la  lumière  Caldahi 
Epitr.  II.  p.  -$6%. 

(  m  )  Second  Mémoire  fur  r irritabilité  fe<ft.  X. 

OO    Ejfcds  on  vit*!  mot.  p.   18.   143. 


n6        Rep.  a  l  a   Cri  t. 

interpofe  (o),  M,  Whytt  lie  fau- 
roic  nier  le  fait*  mais  pour  fe  fauver  de 
la  confequence,  il  aime  mieux  nier, 
que  la  veflîe  ait  des  fibres  mufculaires 
(  p  ).  C'eft  s'oppofer  à  l'œil ,  &  au  gen- 
re humain.  Mais  les  inteftins  Te  con- 
traient de  la  même  manière  ,  quand  on 
en  coupe  une  portion*  elle  fe  renver- 
fe  fur  elle  même,  &  le  bourlet,  que 
forment  les  fibres  longitudinales  devient 
toujours  plus  gros  *  fans  qu'il  y  aie 
d'alternative  ,  dans  lequel  il  diminue 
(q).  4p4.  Whytt  refufera-til  des 
fibres  mufculaires  aux  inteftins  ? 

M.  Whytt  m'aceufe  d'avoir  refu- 
fé  à  la  veine  cave  fa  force  contradive 
(r).  Je  l'avois  bien  établie  dans  ce 
mémoire  même  *  contre  lequel  fes  obfer- 
vations  font  écrites  (  s  )  ,  &  dons  un 
nombre  prefque  fuperflu  d'expériences 
(/).     D'ailleurs    cette  veine  a  dans  le 

voifi- 

(  o  )  Premier  Ment,  fur  Urrit.  p.  64. 

(  P  )   Oh fr  valions  p     1  ço.   1  $  1. 

(  q  )   Second  Menu  jur  firrit.   exp.   4^.  40c. 

£OS.     407-    419     420.    4iz.    42$. 
(r  )  Ofo.  p.   14T. 

(j)   Fremier  Mem.  fur  rirrit.  p.    ç8. 
(  £  )     Second    Mémoire  fur  P  irritabilité    E#p* 

47?-    482.   S2S.    Ç17.    Ç}°-    55i.  ***.   $45' 

S48-   Ç4*   Ï5?.  ni-    **°<   i*7* 


DE    MR,    WhYTT.  117 

voifînage  du  cœur ,  des  fibres  charnues 
très  vifibles.  Je  laifle  au  lecteur  à  re- 
lever cette  apreté  à  me  contredire,  qui 
porte  M.  Whytt  à  me  prêter  des 
erreurs  contraires  à  mes  fentimens  ,  pour 
avoir  le  plaifir  de  me  les  reprocher. 

Je  pafle  touc  ce  que  M.  Whytt 
écrit  fur  l'irritabilité  de  la  peau  ,  &  du 
dartos  (  u  ).  Eife&ivement  ces  membra- 
nes font  affectées  par  le  froid  ,  qui  les 
roidit  &  qui  les  durcit  :  foit  qu'il  vienne 
de  l'air,  ou  de  la  fièvre,  ou  de  quel- 
que violente  paflîon.  Cette  efpece  d'ir- 
ritabilité diifere  elfentiellement  de  celle 
que  j'ai  décrite,  parcequ'elle  ne  fuit  pas 
l'irritation  mécanique,  ni  l'a&ion  des 
poifons.  Elle  n'entroit  pas  dans  le  plan 
de  mes  expériences  i  elle  ne  peut  pas 
être  imitée  fur  les  animaux ,  &  elle  ne 
les  contredit  pas. 

Mais  je  ne  paife  pas  de  même  la  cri- 
tique que  fait  M.  Whytt  bientôt  a- 
près.  Il  dit  que  j'ai  été  très  malheureux 
(  x  )  en  feparant  l'irritabilité  de  la  fen- 
fibilité,  &  en  niant  qu'une  de  ces  pro- 
priétés 

(a)   p.  iç2.  153. 
(  *  )    p.  154. 


H8  Réf.  à  la  Cri  t. 
prietés  fut  dans  la  proportion  de  l'au- 
tre. Cette  expreffion  empèchera-t-elle 
M.  Whytt  de  convenir  *  que  le 
nerf  çft  de  toutes  les  parties  du  corps 
humain  la  plus  fenfible  ,  &  que  cepen- 
dant il  elt  fans  irritabilité  (y  ).  Peut- 
on  après  une  expérience  auffi  décifive 
affirmer  encore,  que  ces  deux  proprie, 
tés  croiflent  &  diminuent  dans  la  mê- 
me proportion. 

Après   une    preuve  de   cette  force  je 
puis  me  paiTer  d'examiner,  fi  Pcftomac 
(3)   eft  plus  fenfible  que  les  inteftins. 
Je  l'ai  trouvé  tel  dans  les  coliques  d'ef» 
tomac  que  j3ai  fouffertes  -,  je  me  trou- 
vois    foulage ^    &  mes  angonfes  finies, 
dès  que  la  douleur  avoit  pafle  dans  les 
inteftins.   Mais  je  ne   puis  me  difpenfer 
de  relever  une  expreffiou  de  M.  Wi^TT 
(  a  ).      Il  rn'accufe  d'avoir  allure  ,  fans 
en    donner  la  moindre  preuve ,    qu'un 
mufcle  peut  être  irritable,  fans  avoir  re- 
çu   de   nerfs  de  la  nature.     Et  cepen- 
dant M.  Whytt  rapporte  lui  même 

les 

(y  )  Premier  Mtmoire  fur  ^irritabilité  p.  44, 
4f  Second  Mémoire  Jttr*  firrit.  Exp.  20 j. 
204.   2cy   lq6.  207.  £o8-   205. 

(z)  W  r  Y  t  T   obferv,  p.   15  c. 

(a  )  p.  *S8. 


D  E   MR,   WHYT  T  ÏI9 

les'  preuves  ,  que  j'en  ai  données  (  b  ). 
Un  mufcle  ->  dont  le  nerf  eft  lié ,  perd 
paifaitement  lefentiment,  fans  que  pour 
cela  fa  choir  cefle  d'être  irritable* 
Peut-on  après  cette  expérience ,  vérifiée 
plusieurs  fois  (  c  ) ,  difconvenir  >  que  l'ir- 
ritabilité n'a  pas  befoin  d'être  excitée 
par  des  fenfations.  Il  n'y  a  qu'un  feul 
parti  à  prendre  pour  cela  &  M.  W  H  Y  T  T 
l'a  pris  (d):  il  faut  affirmer  que  famé 
fent,  non  dans  le  cerveau ,  mais  dans 
h  partie  même;  ou  bien  il  faudra  dire, 
que  Pâme  raifonnable  refide  à  la  véri- 
té dans  le  cerveau  5  mais  qu'un  autre 
principe  Tentant  à  adlif  anime  toutes 
les  parties  du  corps ,  &  le  met  en  ac- 
tion ,  après  que  leur  communication  avec 
le  cerveau  e(t  interrompue  (*).  Mais 
on  s'exoofe  alors  à  la  plus  évidente  con- 
tradiction. Un  homme  nefencrien,  de 
ce  qui  arrive  dans  un  bras  dont  le 
nerf  e(t  lié  ou  coupé  ,  il  en  fent  aufïi 
peu  l'irritation,  que  fi  ce  bras  n'exiftoit 

pas. 

(b  )     p.    IÇ9- 

(  €  )    Secend    Mémoire  fur    timtabiliti  Exp. 

24-?.  24S-  246  2  7.  248. 
(  ^  j  P     168.    169.   i;o.  171. 
(O  p.  170. 


izo  Réf.  a  l  a  Crit. 
pas.  Irritez  cependant  les  mufclcs  de  ce 
bras  ils  fe  contracteront  ,  à  la  fuite  ,v 
à  ce  que  croit  M.  Whytt  &  par 
l'effet,  d'une  fenfatiou  (e*),  qui  ivex- 
ifte  pas  pour  Tanxe  >  à  laquelle  on  l'at- 
tribue ,  &  qui  par  confequenc  n'exifte 
point. 

Ce  raifonnement  revient  avec  plus  de 
force  pour  les  inteitins  (/)  ,  les  muf- 
cles  (^)  d'un  animal  arrachés  &  fepa- 
rés  de  fon  corps  ,  pour  le  cœur  du 
traître,  qui  bondit  dans  le  feu  dans 
l'expérience  de  Bacon,  des  portions 
du  cœur  &  d'inteftins  ,  qui  rampent , 
qui  fautillent,  qui  fe  contra&ent,  à  l'oc- 
cafion  des  irritations  (  h  ).  Eft>ce  en- 
core i'ame  ,  toute  préfente  à  fon  corps 
qui  produit  ces  mouvemens ,  très  du- 
rables 


(  e  *  )  Les  difcîples  de,  M.  Gaubius, 
partifans  de  1 irritabilité  générale  ,  aban- 
donnent ici  M.  W  h  y  T  t>  &  rejettent  la 
perception,  qu'il  voudroit  rendre  nécefTaire 
à  la  contraction  que  produit  l'irritation 
van   Geuns  p.    4$.  44. 

(/)  Second  Menu  fur  l'irritabilité  Exp.  411. 
427.   460.  461    462.   46"$. 

(g)     Oeder^  irriu  p.   ?. 

(b  )  Premier   Ment,  fur  ?  irritabilité  p.  <}o. 


DE    MR.    WHYTT.  J2I 

rr.bles  dans  la  queue  des  lézards  i  com- 
me je  viens  de  voir  dans  un  de  ces  gros 
lézards  verds  des  pais  chauds,  &  dans 
une  vipère.  M.  Whytt  fe  retranche 
ici  tantôt  dans  une  divif;bilité  de  Pâme 
(/),  qui  exifte  en  même  tems  &  dans 
le  corps  &  dans  la  partie  de  ce  corps 
qui  en  a  été  retranchée,  &  dans  les  parties 
diviftes  de  cette  partie  ,  opinion  dont  il 
fouhaiteroit  de  revenir  (  ^)  ,  &  tantôt 
dans  l'ignorance,  dans  laquelle  nous 
femmes  à  l'égard  des  fubftances  imma- 
térielles (l).  Mais  cette  ignorance  ne 
va  pas  afTez  loin  pour  nous  empèihcr 
do  fentir  notre  aniC)  &  d'être  convaincu?, 
qu'elle  refte  en  entier  après  la  fepara- 
tion  d'un  doigt  ,  fans  qu'aucune  colo- 
nie en  foit  partie  pour  animer  ce  doigt, 
&  pour  y  exciter  des  mouvemens  à  Poe- 
cafion  des  irritations.  L'ame  de  ce 
doigt  ,  qui  n'eft  plus  la  mienne ,  & 
dont  je  ne  fens  plus  les  fenfatîons  ,  fe- 
roit  Purement ,  dans  l'opinion  de  M. 
Whytt  ,  une  portion  d'ame  entière- 
ment feparée  de  celle  qui  m'anime. 
Totn.   IV.  F  Jai 

(  O  Ejfay  on  vital  motion  p.   lit. 
(k      On.  p   itfo.    igi. 
(  l  )    Qbs.  p.   174. 


122  Re.p.  a  la  Crit. 

j'ai  dix  5  &  je  fais  gloire  d'apprendre 
que  c'efl  le  fentiment  de  M.  Albi- 
nus,  que  l'irritabilité  eft  un  privilège 
de  la  chair  animale,  qui  n'eft  pas  bor- 
ne à  la  clafle  des  animaux  pourvus  de 
nerfs  5  &  que  par  confequent  une  £bre 
peut  être  irritable  fans  être  fenfible. 
La  fibre  végétale  Peft  dans  bien  des  oc- 
cafions.  M.  W hytt  revient  contre 
ce  raifonnemenr.  Ces  infe&es  9  dit  il , 
dont  vous  parlez^  ont  une  efpece  de  cer- 
velle,  &  des  nerfs,  qui  en  naiiTent)  ou 
même  des  nerfs  ,  qui  fe  forment  fans 
qu'il  y  ait  de  cerveau  (w).  Et  puis  il 
fe  retranche  encore  fur  notre  ignorance 
de  la  ftrudture  de  ces   animaux. 

M.  Whytt    pouvoit  fe  fouvenirf* 
que  cettejgnorance  eft  abfolument  con- 
tre lui  :     c'eft   lui  qui  affirme  les  nerfs 
de   ces    infe&es.    C'eft  à  lui  de  démon- 
trer des  parties,  que  les  fens  defa vouent. 

Les  polypes,  une  infinité  de  coquil- 
lages 9  la  yafte  claiTe  des  infe&es  mi- 
crofeopiques  font  fans  tète,  fjns  nerfs, 
&  fans  aucune  diftindlion  de  parties. 
Et  cependant  ces  animaux  font  plu*  ir- 
ritables encore  ,     &  fouvent  plus  agi  es 

que 

(#0  Obf.    p.   16 4, 


DE    MR.    WHYT  T.  T2? 

que  Phomme  même.  L'expérience  dé- 
montre, que  ,  dans  Phomme  &  dans  Pa- 
nimal,  le  mouvement  mufculaire  fe  fait 
fans  fenfatioib&  que  dans  les  infedes  il  Te 
fait  fciis  nerfs,  il  peut  donc  être  indé- 
pendant des  fenfarions  &  des  nerfs.  Et 
puifque  Pâme  de  M.  Wh  y  t  i  habite 
également  toutes  les  parties  du  corps 
qu'elle  anime,  pourquoi  veut- il  fi  for- 
tement un  moment  après,  qu'elle  ne 
fauroit  habiter  que  les  neifs  ,  &  ne 
itn.ir   que   par  hur  moyen? 

Les  objections  que  fait  M.WHYTT 
(  o  )  contre  le  fiege  de  Pirritabi  ité  pla- 
cé par  préférence  dans  la  partie  gluti- 
neule  de  la  fibre  animale  ?  plutôt  que 
dans  fon  élément  terreftre  9  ne  vont 
pas  elfentielleinent  contre  mon  fiftème. 
Voyant  l'animal  entier  d'autant  plus  ir- 
ritable ,  qu'il  reflemble  mieux  à  de  la 
gelée,  voyant  l'irritabilité  parfaite  des 
animaux  gélatineux,  &  voyant  l'irrita» 
bilité  diminuer  avec  Page  &  avec  la  par- 
tie gélatintufe  de  l'animal^  j'ai  cru  trou- 
ver dans  cette  gelée  ^  plu  ôt  que  dans 
la  terre  ,  qui  ne  s'a'tire  point  &  qui 
F    2  eft 

(w)    Oh.  p    1*8    Sec. 

(o>  oh.  p.  i8*  f^q. 


\z\         Rep.  a  la  Cri  t. 

clt  parfaitement  friable ,  le  (iege  de  cet- 
te  contra&ibilité  ,  dont  la  glu  morte  & 
fepatée  de  l'animal  conferve  comme  des 
rertes  ,  puisqu'elle  fe  contra&e  avec  for* 
ee  après  avoir  été  étendue. 

Les  efforts  qu'il  fait  (  p  )  enfuite  pour 
faire  voir,  que  la  fenfibilité  augmentée 
ajoute  à  l'irritabilité  des  mufcîes  fonc 
fuperflus  :  la  chofe  eft  inconteftable , 
&  je  ne  l'ai  jamais  difputée.  J'ai  fait 
de  nombreufes  expériences  pour  aflurer 
la  part ,  qu'ont  les  nerfs  dans  le  mou- 
vement des  mufcles  (  q  ). 

Il  n'en  eft  pas  de  même  de  la  pei- 
ne *  qu'il  prend  peu  après  (r)  pour 
faire  voir  *  que  je  n'ai  pas  découvert 
cette  propriété  de  la  fibre  mufculaire. 
Je  croycis  lui  avoir  épargné  cette  peine, 
&  j'avois  (s)  fait  tous  mes  efforts  pour 
empêcher*  qu'on  n'otât  à  de  célèbres  au- 
teurs les  pas  qu'ils  ont  faits,  vers  la 
découverte  de  h  vérité.  J'en  avois  ci- 
té bien  plus*  que  M.  Whytt  n'en 
cite,  &  il  paroit  y  avoir,  dans  Ton  af- 
fréta- 

(p  )  p.  I5>f.  &c. 

(  #)  Second  Mémoire  fedt.  IX.  art.  2* 
m  (r)   p.  i»*. 

(O  Premier  Membre  p.  g}. 


be   Mr.    Thytt,         125 

fedlatîon  à  réitérer  cette  hifto're  de  l'ir- 
ritabilité, un  defTein  marqué  de  prévenir 
le  le&eur  contre  moi,  en  le  laiiTant  croire, 
que  j'ai  quelque  part  aux  efforts  qu'ont 
fait  mes  amis  pour  m'amibuer  l'irrita* 
bilité.  11  eut  été  de  l'équité  de  M.Whytt 
de  marquer  les  pas ,  que  j'ai  fait  de 
plus.  Mais  il  a  craint  apparemment 
d'afFoiblir  fa  cenfure  par  cet  aveu. 

Il  m'a  fait  un  crime  (  t  )  peu  après 
d'avoir  nié  ,  que  l'opium  détruit  l'irri* 
tabilicé  du  cœur.  'S'il  avoit  lu  les  ob- 
fervatiotis,qu^i  faites  là  deflus  M. S  proe- 
GuL  Pi  en  Anatomie   à   Berlin, 

&  alors  m^n  élevé,  &  que  j'ai  faices 
avec  lui  ?  M.  Whytt  ne  nrauroit 
pas  fommé  (u)  de  révoquer  un  fait, 
que  j'ai  vu ,  beaucoup  plus  de  fois,  qu'il 
ne  croit  avoir  vu  le  c  ntraire.  11  eft 
tout  (impie.  L'opium  donné  à  un  chien 
détruit  prefque  toujours  le  mouvement 
périftaltique  &  l'irritabilité  du  ventricu- 
le &  des  inteftins  (  x).  Le  même  o- 
F   3  pium 

(  O   Obs.  p.    206.    &    fîi' tout    dans    le  2. 
Tome    des    effays  £f    observations   fhyjiccd 
anà  littcrury  before  a  focicty  at  Edimbztrg. 
(  u)   Obs.  p.    ni. 

O)      Exp.      2**.     272.     37?.     444-     44*.    4*1* 

4<;2.    4{î.  4^8-  Expp.  de  M.  S  p  h  o  e  «. 

If.     21.    22.     22,      24.    2f. 


iz5       Rep.    a    la  Cri  t. 

pium  n'a  jamais  tué  de  chien  (^  )  à 
que'que  dofe  qu'on  l'ait  donné  :  il  n'a 
donc  pas  détruic  le  mouvem.nt  du  cœur 
ni  fon  ir  i  abilité.  Pour  la  grenouille, 
dont  le  cœur,  arraché,  &  plongé  dans. 
une  fo;ution  d'opium  ,a  bientôt  celle  de 
battre  (*),  il  eft  fur,  qu'une  dofe  de 
dix  grains  d'opium  forcée  dans  le  ven- 
tricu'e,  la  fait  périr.  Mais  alors  même: 
le  cœur  confer voit  fon. irritabilité  (  a  )• 
Pour  le  chien  dont  le  pouls  a  dimi- 
nué p  <r  Tinjecftion  de  l'opium  faite  dans 
la  cavité  du  bas  ventre  «(£),  &  par 
le  retranchement  des  cotés;  des  violen- 
ces pareilles  ne  fauroiènt  fournir  de 
preuve  en  faveur  de  la  puiflance  de 
l'opium..  Des  blefîures  aulîî  cruelles  dé- 
truifent  la  v'e  fans  le  fecours  de  cette 
drogue,-  &  M.  Whytt  outre  vifî- 
blement  les  chofes*  en  aiîîgnant  1^0  (c)- 
pouls  par  minute  à  un  chien.  Ce  nom- 
bre eft  trop  grand  pour  être  obfervé,. 
&   il  eft   furement    exceflîf.     Le  chien 

peut: 
(jy)    Sproegel  exper.   circa  venena.  exp. 

IÇ.    17.    21.    2.4. 

-O)    p.  io<?. 

(a)    Second  Mémoire  exp.   $28.    ^19     ÇU. 

(  b  )    Dans    une    expérience    d'un   élevé  de 

M.   WlIYTT   obs.  p,    210, 

c)    p.   2ir. 


DE     MR.     WHYTf.  127 

peut  avoir  ico  pouls  dans  cet  efpace  de 
te  m  s. 

Comme  dans  un  ouvrage  plus  nou- 
veau (/f)  M.  Whytt.  a  renou- 
velle fon  accufation  ,  &  que  je  m'ap- 
pêrcois  même,  qu'il  lui  importe  plus 
que  je  n'avois  d'abord  cru  ,  de  me  corn- 
battre  fur  l'effet  de  l'opium,  je  vais  pro. 
pofer  ici  Tes  objections,  &  tâcher  d'y 
repondre. 

M.  WhîTT  a  fait  des  expériences 
fur  les  grenouilles.  L'opium  appliqué 
en  différentes  manières  a  diminué  le 
nombre  des  pou1  s  dans  un  tems  donné  : 
au  lieu  que  la  deftruâion  de  la  moelle 
du  dos  &  de  la  cervelle  ne  les  diminue 
point.  Il  a  éventré  l'animal ,  &  l'a 
plongé  dans  la  folution  de  cepoifon: 
le  pouls  s'eft  affaibli ,  les  pouls  ont  été 
moins  frequens  j  &  même  dans  une 
plus  grande  raifon,  quand  on  a  con- 
feivé  le  ilftême  nerveux,  &  dans  une 
moins  grande,  lorfque  ce  fifteme  a  été 
détruit.  Donc  l'opium  agit  fur  le  cœur 
par  le  iîfteme  nerveux  5  donc  la  force 
F    4  irri- 

(  à  )  Ejjays  £<?  obfervatiom  pbyjïcal  ami  littt* 
rary  T.  II.  art.  10.  réimprima  dans  le  jour- 
Bal  de  médecine. 


128        Xep.   a  l  a    Cr  i  t. 

irritable  du  cœur  dépend  de  fa  fen* 
fibi'ité. 

M.  W  H  y  T  T  a  réûtil ,  dans  ce  rai- 
fonnement,  des  erreurs  de  ait,  &  de 
raifonnement.  Car  l'opium  diminue. fî 
peu  !e  nomb  e  d?s  puTations ,  qu'il 
l'augmente,  h  échauffa ,  il  fait  fuer  9 
il  porte  à  la  tète  ,  &  f  it  l'effet  de  Pefprit 
du  vin.  M.  Whytt  auroit  pu  trou- 
ver ces  vérités  démontrées  par  fon  com- 
patriote M.  Young-e  (f),  &  elles 
ont  été  mi^es  dans  le  plus  grand  jour 
dans  le  nouvel  ouvrage  de  M.  Tr al- 
lés (/). 

Mais  l'opium  diminue  furement  le 
fentiment  de  toutes  les  parties  du  corps 
animé.  L'irritabilité  du  cœur  a  donc  u- 
ne  caufe  différente  du  feo^r^nt.  C'eft 
h  conclusion  oppofée  à  celle  de  M. 
"Whytt,  que  je  tire  de  fon  expé- 
rience. 

Il  eft  probable  au  refte  *  que  l'opium 
donné   à   un    degré  immodéré ,     &  tel 

qu'il 


x  (O  A  treatife  of  opium  Edimburg.  17$  3.  p. 
xGi.  &c.  L'opium,  dit-il  ^  raiefie  le  tang 
&  l'echatife,  il  augmente  la  fièvre  &c.  . 
(  f)  Ufns  opii  fiîubris  è?  noxius  Breslau  17^7 
4..  Exp.  1.  194.  &  P-  &9  feqsj.  &  partout 
dans  cet  excellent  ouvrage. 


B  E    M  R.    WHY  T  T.  129 

qu'il  le  faut  pour  tuer  ranimai  ,  fait 
ce  que  font  preVque  toutes  les  caufes 
de  la  mort ,  &  qu'il  diminue  effecti- 
vement les  forces  de  l'animal  >  car  il 
ne  fauroit  tuer ,  fi  ces  forces  n'ont  pas 
été  détruites.  L'efprit  de  vin,  en  cau- 
fant  l'apoplexie,  ne  tue  également,  qu'a, 
près  que  le  pouls  eft  devenu  rare  &  in- 
termittent. 

Pour  l'époque  de  la  mort  ,  ou  celle 
de  la  diminution  mortelle  du  pouls  ar- 
rivée un  peu  plutôt  ou  plus  tard ,  c'eft 
une  expérience  trop  fine  pour  avoir  de 
la  force  >  à  moins  d'un  nombre  consi- 
dérable de  répétitions,  qui  conftateroient 
ce  fait.  L'opium  tue  plus  vite  félon  M. 
Whytî)  quand  le  genre  nerveux  eft 
confervé,  &  moins  vite,  lorfqu'ileft  dé- 
truit ;  propofition  paradoxe  &  qu'il  fau- 
droit  démontrer  jufqu'au  fuperflu,  pour 
la  rendre  vraifemblable.  Les  animaux  e- 
ventrés  périifent  généralement  tantôt  plu- 
tôt &  tantôt  plus  tard,  fans  avoir  connu 
les  forums  pernicieufes  de  l'opium:  ledefle- 
chement  du  cœur  expofé  à  l'air  eft  la 
caufe  la  p-us  promte  de  leur  mort,  & 
mille  petites  caufes  peuvent  l'accélérer  ou 
la  retarder,  comme  la  chaleur,  l'ouverture 
du  péiicarde.  Peut-être  la  feule  vifeoûté 
F    y  de 


130  RE  P.     A    L  A    C  R  I  T. 

de    l'opium   arretoit-el'e   le  mouvement 
du   cœur    mécaniquement,    &    co.nne 
toufe   forte  de  vilcoiné  le  generoit.   Ce 
qui  eft  plus  fimple,  c'eft  que  M.  Whytt. 
a  prouvé   contre  lui  même,    que  le  poulss 
fublifre,  &  qu'il  n'eft  màiie  aiïoibH  que 
fort  peu,  par  la   deftruclion  du  fîftè.ne 
nerveux.    Le  mouvem?nt  du    cœur   ne- 
dépend  donc  pas  du   fen-iment. 

D'ailleurs  M.  Whytt  m'attaqua* 
fur  un  fait ,  qui  n'eft  pas  dans  mes  mé- 
moires. J'ai  dit  (g)  amplement,  que 
dans  mes  expériences  le  mouvement  pé- 
rift*kique  avoit  été  détruit  ,  &  que  ce- 
lui du  cœur  s'étoit  confervé.  C'étoit  !a 
nuiTeté  de  ce  fait,  qu'il  filloit  démon- 
trer ,  &  non  pas  fe  répandre  en  expé- 
riences ,  qui  n'alf  jibliflent  pas  mon  ex- 
gofé. 

L'expérience  eft  encore  une  fois  ve* 
nue  à  mon  fec  >urs  ,  après  que  j'eus 
calqié  cette  reponfe.  M.  FoNTANi 
a  trouvé  ,  o\v  de  nombreufes  expérien4- 
ces,  fa::es  fur  les  grenouilles  mêmes  9  , 
dont  M  Whytt  s'eft  fervi  ,  que  les 
expé.iences  de  mon  aiverfaire  font  er- 

ronnées 

(g)   Scqhà  Mémoire  p.  38*.  Exp.     $28.  52*» 
5Si. 


de  Mr.  ¥hytt.  i 3 ï 
nées  par  leur  fondement.  L'cpium 
appliqué  extérieurement ,  &  fa  folution 
appliquée  aux  nerfs  de  l'animal  *  ï\q 
leur  ote  rien  de  la  force,  par  laquelle 
ils  font  entrer  en  contraction  les  muf- 
cles  (£*)•  H  détruit  fi  peu  celé  du 
cœur,  qu'il  n'end  mmage  pas  même 
celle  des  mufcîes  fournis  à  la  volonté. 
Ceft  L'efprit  de  vin  (g**)9  qui  rend 
les  nerfs  fourds  à  l'irritation  :  il  fait  é- 
gaiement  cet  effet,  foit  qu'il  fuit  joinr  a  la 
force  de  l'opium,  foit  qu'il  ngiiîe  par 
lui  même.  Il  feroit  véritablement  furpre- 
nant  ,  que  M.  Whytt  eut  pu  pren- 
dre le  change  fur  un  fait  auffifîmp'e, 
s'il  ne  s'étoit  fervi  d'une  expérience 
vicieufe  par  elle  même.  Ouvrir  le  ven- 
tre d'un  animal,  lui  couper  la  tète  ou 
la  moelle  de  l'épine ,  pour  connoitre 
les  effets  plus  ou  moins  lents  d'un  poîfon, 
n'éroitfurement  pas  le  moyen  d'appren- 
dre U  vérité. 

L'expérience  qu'il  a  faîte  fur  lui  mê- 
me ^  à  travers  la  peau  &  'es  mutcles  ,  (  b  ) 
ne    de  voit  pas   l'autonfer  à  critiquer  un 
F     6  honi- 

(j[*)FoNTA>u     expp.   44.   45.  46    47. 

48.       49.    $0.    'I.     ^2.    Ç$.    54,     CaLDAM! 

re flexion  XXXV. 

(  g  *  *  )    Id^.m  ibid. 

)    Obs.  p.  13, 


132        Rep.    a  la   Cr  i  t. 

homme  ,  qui  a  facrifié  tant  de  fujets  à 
la  mécanique  de  la  refpiration.  11  eft 
confiant ,  que  les  intervalles  des  cotes 
fupérieures ,  &  ceux  des  cotes  inférieu- 
res ,  diminuent  très  eontilerablement 
d^ns  l'expiration  (  i  ).  Pour  les  cotes 
moyennes,  dont  la  fermeté  eft  à  peu 
près  égale,  leur  diftance  demeure  à  peu 
près  la  même. 

Fir-iflbns  par  une  bagatelle.  Je  me 
fuis  piaint  des  termes  trop  forts  de  M. 
Whytt,  Cet  auteur  Te  trouve  inno- 
cent *  il  me  croit  prêt  à  révoquer  cette 
plainte  (^),  dès  que  ferai  de  fang 
froid.  Il  avoit  pourtant,  dès  le  com- 
mencement de  fon  ouvrage  (  /  )  ,  apel- 
lé  la  fe&e  ,  qui  dérive  le  mouvement 
de  la  matière  ,  &  dont  il  me  met , 
trop  b  Jje  &  t.op  abfurde  pour  être  evu 
br  Jfée  par  d\iutres  que  pur  les  plus  petits 
philosophes  ,  exprellion,  qui  faitallufion 
à  l'éveque  Berkley,  &  qui  charge 
les  phyfiologiftes  Mécaniciens  d'être  a- 
thêes.  Il  avoit  traité  ma  critique  de  Po- 

pinion 

(O   Exp.   de  rei^ir.  n.  6t.  6z.  61,  64.  6f* 

66.  67.  68* 
(k)    Ohs.    p.   22$. 
C  /)  Ejfay  on  vital  mrtion  p    zl 


de  Mr.  Whytt.  133 
pînîon  de  "W  1  l  l  i  s  fur  la  vitalité  par- 
ticulière du  cervelet  d'extrêmement  mal 
fondée  (m).  Il  fe  permet  tout  contre 
ceux  ,  qui  ne  font  pas  de  fa  fecfte ,  & 
il  trouve  mauvais,  qu'ils  s'en  apper- 
çoivent,  &  qu'ils  fe  plaignent  des  in- 
jures qu'on  leur  dit.  Maligne  ferrum 
accipiunt  ,  c'étoit  la  plainte  de  Néron. 
Il  paroit  d'ailleurs  oublier ,  qu'il  eft 
l'agrefleur  à  mon  égard.    - 

11  y  a  encore  quelques  autres  raifon- 
nemens  dans  la  critique  de  M  Whytt. 
Mais  je  n'ai  pas  cru  9  qu'ils  puiflent 
tromper  un  ledleur  attentif,  &  les  re- 
ponfes  ont  toujours  le  malheur  d'être 
trop  longues. 


(w)  Effay  on  vital  motion  p.  $39.  Tout  le 
monde  convient  pourtant  de  nos  jours, 
que  cette  théorie  eft  fans  anpai  ence  de 
fondement  Voye*  ks  expériences  149. 
iço.  151,  !^2.  m}.  iÇ4-  du  fcond  Ment, 
[tir  les  parties  inïtuù.es. 


X  X  X  ï. 

REPONSE 

A      L   A 

LETTRE 
deMr,     Lamure. 


y  137  x 


JE  me  fais  prefque  de  la  peine  d'a- 
jouter à  tant  de  reponfes  une  der- 
nière réplique  ,  qui  ne  regarde  que  moi. 
Je  connois  affez  la  jufte  indifférence  du 
public  fur  les  petits  chagrins  petfonnels 
des  auteurs.  Ce  juge  redoutab'e  fou- 
haite  de  connoitre  la  vérité  :  il  aime 
aflez  qu'on  en  découvre  de  nouvelles  ; 
mais  il  regarde  avec  froideur  >  &  en 
quelque  manière  avec  pitié  les  auteurs  , 
qui  le  difputenr  la  petite  g^ire  d'avoir 
vu  les  premiers  ce  phénomène  même 5 
qui  l'intérefle.  Ne  nous  plaignons  pas 
du  public  ,  il  oonnoit  allez  les  reflbrts, 
qui  font  agir  les  favans  ,  &  qui  leur 
font  communs  avec  le  refte  des  hom- 
mes. Quel  autre  inftind  pourroit  les 
paflîonner  ,  jufqu'i  oublier  la  décence 
&  l'équité ,  fi  la  vanité  &  l'amour  pro- 
pre, uniques  mobiles  de  l'homme  aban- 
donné à  lui  même,  ne  lesfaifoient  agir. 

Après  ce  début  on  fent  bien ,  que 
la  date  de  la  découverte  de  ce  mou- 
vement ne  fait  pas  mon  ambition.  J'ai 
:ru    de   bonne    foi    qu'elle    m'apparte- 


138  Réponse  a  la  lettre 
noit  (  x  )  ,  &  j'ignorois  parfaitement  la 
part ,  que  M.  Lamurb  pouvoit  y 
avoir.  J'ai  vu  dans  la  fuite,  qu'il  a* 
voit  obfervé  &  avant  moi ,  puisque  je 
l'en  crois  fur  fa  parole ,  &  en  rnèrn^ 
te  vis  que  moi  (y  )  ,  &  qu'il  avoit  publié 
peu  de  mois  après  moi  (s)  cette  me. 
me    pulfdtion  des  veines  ,     phénomène 

afîsz 

(  x  )  Lettre  à  M.  Walsdorf  imprimée 
avec  la  thefe  Experiumiia  cire  a  motiim  ce- 
rebri,  cerebeili  ?  dur*  matris  Ç$  venarum  in 
vivis  anima  ibus  inftituta  Gotting  1 7  5  j.  le 
29    de  Mars. 

(y)  Il  a  commencé  de  meilleure  heure 
fuivant'  fes  dates,  qui  commencent  en 
février  17^1.  q  i  finiiTent  en  Mai  17^2. 
Il  faut  remarquer?  qu'il  n'y  a  que  trois  ex- 
périences du  commencement  dei  7c  i .,&  que. 
toutes  les  autres  font  de  1752.  pofterieuras 
aux  miennes  î  qui  font  d'ailleurs  beau-, 
coup  plusnombreufes.  Les  miennes  preu-l 
uent  date  du  4  Odl.  1751.  fécond  memoi 
re  p.  160. 

(  2O  En  Août  iy)*ô  &  moi  le  22  Avril  cfc 
la  même  année.  J'ai  entre  les  mains  h 
lettre  de  M.  de  R  f  a  u  m  u  h  datée  di 
2  Août  175*.  il  y  aceufe  mes  expérien 
ces  fur  le  pouls  des  veines  analogue  i 
la  refpiration?  que  je  lui  a  vois  communi 
quées  le  26  de  Janvier  17^2.  Elles  ne  f 
trouvent  pourtant  que  dans  le  tome  cU 
mémoires  de  17c S-  (  bijloire  p.   13-5.11.  S. 


de  Mr.  Lamure.         13.9 

confia  rable  ,  &  que  je  lui  fais  bon  gré 
cL  m'avoir  aidé  à  étab'ir  par  fes  expé- 
riences. Ce  n'eft  donc  pas  un  motif  de 
vanité,  qui  m'occupe,  c'en  eft  un  au- 
tre, que  je  crois  plus  permis.  M  L  A.- 
M  u  k  t  ne  fe  contente  pas  de  fe  défen- 
dre de  m'avoir  copié,  &  en  vérité  ce 
foin  étoit  bien  fuperflu,  après  <mes  ef- 
forts pour  le  convaincre  ,  que  je  n'a- 
vois  jamais  penfé  à  lui  faire  cet  outra- 
ge. Il  a  quitté  une  defenfive  peu  né- 
ceiîaire,  contre  foffeiifîve  moins  néceC- 
faire.  encore  ;  S^il  a  tâché  ,  du  moins 
par  des  infinuatrons  &  des  tours  d'et 
prit ,  de  me  faire  foupqonner  moi  mê- 
me d'un  crime,  dont  je  n'aurois  jamais 
cru  pouvoir  être  accufé.  Je  n'ai  que 
trop  cité  ;  on  m'en  fait  aflez  de  repro- 
ches («  •),  &  tout  nouvellement,  en  don- 
nant mes  expériences  fur  l'irritabilité, 
'j'en  avois  fait  aflez  pour  convaincre  M. 
•LamurEi  de  mon  averfion  contre  ce 
vice  des  âmes  vaines  &  foibles:  j'avois 
rejette    dans   la   pièce  même  9    qui  fait 

ombrage 

(«)  Et  furtout  M.  la  Met  trie  dans 
la  préface  de  les  commentaires  fur  Bo  e  r- 
ff  a  a  ve  :  pieique  uniquement  copies  fur 
les  miens,  il  ne  donnoit  pas  d.ms  le  dé- 
faut 3  dont  il  m'accule. 


140  Réponse  a  la  Lettre 
ombrage  à  M.  Lamube  l'honneur , 
qu'on  avoit  voulu  me  faire  de  la  dé- 
couverte de  Pirritabilité  (&)*  &  j'avois 
donné  un  catalogue  entier  des  auteurs, 
qui  m'ont  précédé.  Rien  n'a  pu  calmer 
la  vivacité  de  ce  favant  ,  &  je  me  vois 
réduit  à  me  défendre  d'une  accufation* 
dont  il  connoit  mieux  que  perfonne  \t 
peu  de  fondement.  M.  Lamure  a 
connu  bien  conftamment  mes  expérien- 
ces fur  le  pouls  veineux  (0>  avant 
que  d'écrire. 

0  t   Voilà 

(  b  )   Premier  Memoir.  fur  les  part,  fenfibl.  £# 

irritabL  p.  8}     ieqq. 
(  c  )    Fragment  cle  ma  lettre  à  M.  de  S  a  u- 
v  a  g  e  s,  à   laquelle  la  {Vivante  a  fervi  de 
reponfe.    Elle  efl:  cki  12  Décembre  17  ci. 
Mes   dernières  expériences  mont  mis  au  fait 
du  mouvement  que  M.  Scbîicbîing  a  prétendu 
rendre  au  cerveau  :  il  appartient  au  poumon* 
Trépanez  un   chien ,    détacbpz  la  dure  mert 
du  crâne -i  obfervez  la  fefi  irai ion  ,  (e  cerveau 
défendra  bie?z  évidemment  dans  Vinfpiraiion^\ 
m. -as    dans   fexfviration    il     remontra.    Ob*\ 
fervcz    en  la  caufe ,    vous  verrez  la  jugzi1  ai- 
re   £c?     même    la    veine    cave  fe  gonfler  fout 
vos  yeux  dans  texfpiration  ,  £cf  s"* aplatir  dam 
rhtfiiratfùn.     Vouf  f entez  le  refïe  :  dans  Tm 
fpiraticn  le  fang  fe  porte  avec  facilité  au  pot* 
mon,  £5?   ab a  .donne  le  cerveau. 
Lettre   de    M.  de    Sauvages  du  1.  â( 

Mar 


d  e  M  a.  La  mu  r  e.        141 

Voilà  i'hittoire  de  C3  pro.ès,  dont 
M.  Lamure  a  publié  les  pièces  à  fj. 
manière»  M.  Schlichting  donna 
en  1750.  les  expériences  fur  le  mou- 
vement alternatif  du  cerveau.  Ce  mou- 
vement me  parut  prefque  impofîTble , 
parceque  je  favois  la  dure  mère  im- 
mobile, &  que  je  connoiiFois  la  par- 
faite plénitude  du  crâne  ,  qui  n'a  rien 
de  fingulier,  puifque  dans  la  poicrine , 
&  dans  le  bas  ventre,  &  dans  toutes 
les  grandes  &  petites  cavités  du  corps 
animal  tout  eft  toujours  parfaitement 
rempli. 

Je  fis  des   expériences   en  17^1  (<i), 

& 

Mars    17 {2.     Nous    observâmes    beaucoup  le 
mouvement    du     certeau  très  conforme   à  ce 
que    vous    m9  avez  fait   l'honitur    de  niée  ri- 
re.  Pour  afj tirer  fi  c  eji  bien  le reflux  du  fan  g 
qui    Cuitfe   cette    élévation  pendant    fexffiru* 
n    M,  Lamure   a  ouvert  plus  de  dix 
,     enfin    nous   avons    trouvé  la 
jite   Vous  ,    \j)    nous  tous  avons  gran- 
légation    de  cetts  découverte.       J\l.    de 
Sauvages  nie  i'atttibuoit  alors,  cette 
recouverte  ,    lui  qu    avoit    cte  le  témoin 
e  périences  de  M.    Lamurf, 
n  les  trou  la  IV.  fedfron  du 

-  '  memoir.  fur    les  part,  fenfio 

i  d  0  h  *   eu  à    p 
Lus  grande  partie. 


142    Réponse  a  la  Lettre 

&  je  vis  bientôt  9  que  M.  S  C  H  L  1  c  H" 
T  1  n  G  avait  bien  obfervé.  Je  ne  dou- 
tai pas  un  moment*  que  je  trouverois 
la  caufe  de  ces  phénomènes  dans  la 
plinuude  des  veines,  plus  gonflée^  dans 
l'exfpiration  ;  je  cherchai  ce  gonfien  ent 
dans  les  animaux  vivans,  &  je  l'y  trou- 
vai. Je  vis  toutes  les  grofles  veines  du 
corps  animal  avoir  une  alternative  de 
plénitude  dans  l'exfpiration  ,  &  d'inani- 
tion dans  Pinfpiration.  J'en  écrivis  a 
MM.  de  Reatjmur  (  e  )  ,  de  S  a  u. 
v  a  g  t  s  (  f  )  &  K  oe  n  i  G  de  F  r  A- 
NEKER,  qui  m'avertit  de  me  h*ter, 
paicequ'on  travailloit  en  France  à  don- 
ner quelque  chofe  fur  le  même  fujet. 
M.  de  Sauvages  m'apprit  en  effet 
dans  fa  teponfe  (g).9  que  M.  La- 
MURE  &  lui  avoient  vu  les  n  ëmes 
phénomènes.  Mais  j'étois  trop  ocupé 
à  Gottingue  pour  avoir  Je  choix  des 
tems.  Tout  ce  que  je  pus  faire,  ce  fut 
de  donner  un  précis  de  mes  expérien- 
ces &  de  mon  explication  le  22  d'A- 
vril 

Ce)    Dans  une  lettre  datée  du  i6.  de  Jan- 
vier.   I7$l. 
(/)  Le    12.  de  Décembre   1 751. 
(g)  je  Tai  déjà  marquée. 


D  E   M.  L  A  MU  R  E  143 

rrîl  1752.  [  h  ]  dans  une  aflemVce  de 
'Académie ,  dont  j'ai  l'honneur  d'ère  le 
?iéiidenc  ,  &  j'abandonnai  fe  détail  des 
)bfervations  à  M.  W  a  L  s  T  o  R  F  ,  q^i 
e  doRua  dans  fa  thefe  ,  défendue  le  29 
Mars  1753  Ci)  avec  d'autres  expé.iti'i- 
;ts  ,  qui  étoient  uniquement  à   lui. 

Ce  ne  fut  qu'en  r754queje  vs  dans 
e  nouveau  tome  1749  des  Mémoires  de 
.  des  S.iences  de  Paris  un  expofé  des 
îxpériences  faites  fur  le  pou's  veineux  par 
\L  Lamure,  &  de  fes  idées  la  deflus  ,• 
Mémoire  envoyé  à  f Académie  en  Août 
*7f  2,  tems  auquel  M.dbReaumur 
ivoic  déjà  reçu  mes  obfervations  [^].  Je 
5as  averti  ,  que  ce  ohifre  17^9  an  éri:ur 
i  I752,poutroit  nvexpo^er  à  être  pti^  pour 
e  copifte  de  M.  L  am  u  r  e  ,  par  quelque 
critique  piécipité.  Je  m'en  défendis pac 
in  détail  des  dates,  qui  ne  reflech  iiuic 
>as  le  moindre  foupçon  fur  M.  L  A- 
4URE.  Jefîs  voir  (  /  )  ,  que  'fd\ ois  tra- 
vaillé 

'b  )   Comment.     Sol 'et.     Reg.    Scient.    Gotting. 

T  II. 

i  )   Je  l'ai  citée. 

*)  Il  les  accule  clans  fa  lettre  du  9    d'Aoht. 

/)    M.  L  a  Me  mprime  cet  aveitif- 

fement,  quin'etl  que  d'une  page.  Une  dif- 
convient  d'aucun  fait?  &  d"«ucunc  date. 


144-  Réponse  a  la  Lettre 
vaille  en  même  tems  fans  avoir  aucune 
connoiffince  de  fes  recherches  *  que  j'a- 
vois  publié  avant  lui  les  miennes  ,  &  que 
je  ne  devois  pas  être  regardé  ,  comme  un 
imitateur ,  qui  auroit  profité  de  fes  lumiè- 
res ,  fans  le  nommer. 

J'appris  bientôt  que  M.  Lamdrb 
étoit  piqué  :  je  tâchai ,  par  un  canal 
fur  [  m  ]  ,  de  prévenir  une  querelle,  tou- 
jours inutile,  &  toujours  au  defavantagj 
des  deux  combattans  ;  je  le  fis  affairer* 
que  je  ne  Pavois  jamais  cru  ni  plagiaire  ni 
copifte  ,  &  je  promis  5  que  je  reconnoitrois 
publiquement  la  part,  qu'il  a  eu  au  pculs 
veineux.  Je  le  fis ,  je  par-ai  avec  eftime 
de  fes  expériences  ,  j'adoptai  la  jutteflè 
d'une  des  eau  fes  du  phénomène  ,  à  la- 
quelle M.  La  mu  RE  a  donné  [  n  ]  le 
premier  toute  fon  étendue:  il  ne  pouvoit 
pas  relier  une  ombre  de  foupçon  contre 
lui. 

Mais  je  vois  par  une  brochjre  [0  ]  de 

ce 

(  m  )   M.  H  o  u  s  s  e  t   Médecin  de   l'hotel- 

dieu  d'Âuxerre. 
(  n  )   Second  Mcm.  fur  les  part,  irrit.  &  fenjjbl. 

p.   x8ç.  Prenu  Mtm.fur  le  mottv.  du  Jling 

p.   7z. 
(  0  )  Lettre  à  M-  D  a  u  m  o  n  t    dam  laquent 

il  fait  voir    qu'on  j;e  p ut  pa*  le  Joup^ 

d'avoir    copié    M.   h  Ai.  lie,    &C     L>'Oï 

Î756.    12. 


DE  M.  Lamurb  145 

ce  Savant  5  que  toutes  mes  avances  ont 
été  inutiles.  Plus  feniîble  au  plaifir  de  me 
déprimer  ,  qu'à  toute  la  convi&ion  ,  qu'il 
n'a  pu  qu'avoir  de  mon  innocence,  M 
veut  réduire  mes  travaux  à  un  fimple 
énoncé  [p  ]  du  pouls  veineux.  La  parc 
même  1  que  le  diaphragme  y  peut  avoir  » 
a  été  vue  ,  dit-il  *  avant  moi  (  q  )  ,  &  011 
a  connu  le  gonflement  des  jugulaires  [r]. 
En  un  mot  rien  n'eft  à  moi  [s].  Ce 
font  les  traits  d'un  portrait ,  auquel  je  ne 
voudrois  pas  reflembler.  Oublions  l'é- 
quivoque injufte  de  fes  dernières  li- 
gnes [  t  ].  Il  peut  y  avoir  de  l'efprit ,  ma's 
l'équité  y  manque  ,  &  fans  elle  ,  le  fabri- 
que le  plus  décidé  avoue  (  u  )  ,  qu'il  n'y  a 

C  p)  p,  14.  27. 

(q)  Schwartz    p.    I?. 
(  r  )  p,;  10.  Il  l'attribue   à  M.  S  e  h  a  g  ,  & 
bientôt  après  à  S  à*T  *>  Ri  ^  1  p.  *o.  21. 
(  O  p.  9.  ig. 

(  t)  La  république  des  lettres  conçoit  affez  le 
fond  immenfe  de  fes\ricbtjfes  en  découvertes 
d autrui   p.  29.. 

(  u  )    Il  rieft  rien  ici  bas  de  beau  que  F  équité 
Sans  elle  la  valeur  Pefvrit  £5?  la  bonté 

If  e  font  qu'un  faux  brillant  £?  qu'un  clinquant 
de  veire. 

BoiilAV* 

Tome  IV.  G  rien 


146  Réponse  a  la  Lettre 
rien  de  bon  dan«  les  vertus  mêmes.  M. 
La  mu  RE  n'ignore  pas,  combien  de 
tems  &  de  travaux  j'ai  fàcrifié  aux  ex- 
périences ,  &  il  connoifToit  de  long  tems 
par  fon  ami ,  celles  que  j'avois  faites  [x  ] 
fur  la  découverte  même,  que  j'ai  emprun- 
tée 5  s'il  en  eftcruici. 

Rien  de  plus  aifé  au  refte  ,  que  de  me 
laver  de  ces  reproches  ,  la  vérité  n'a  be- 
foin  nid'efprit  ni  d'ornement,  pour  con- 
vaincre elle  ne  veut  qu'être  propofée. 

Je  n'ai  fu  de  M.  L  a  M  u  R  E  que  les  trois 
lignes  ,  que  je  répète  d'après  M.  de  S  A  u- 
vages  [>],  elles  marquent  une  vé- 
rification de  mes  expériences  déjà  faites  > 
&  non  pas  les  travaux  d'un  auteur  ,  qui 
m'auroit  précédé. 

J'avois 

(  x  )  Il  en  avoue  la  communication  p.  8*  *  S- 
6c  dans  le  Mémoire  publié  avec  ceux  de  l'A- 
cadémie. 

(  y  )  M.  de  S  a  u  t  a  g  e  s  m'ayart  écrit  une 
grande  lettre  le  12  de  Dec.  17*1.  ne  parle 
pas  un  mot  des  expp.  de  M.Lamure. 
Toutes  fes  lettres  ibnt  trop  belles  poi 
être  enviées  au  public  5  je  les  donnerai  dans 
lin  recueil  de  celles  5  que  de  difterens  Sa- 
vans  m'ont  écrites  depuis  trente  ans.  M. 
L  a  m  u  r  e  femble  infifter  cependant  p. 
%6.  que  M.  de  Sauvages  m'en  a  dit 
d'avantage.  Ceftune  offenfe  à  niacandei 
dont  rinjuftice  nie  couible. 


DE   M.    Là  MU  R  E  I47 

pavois  fait  une  cinquantaine  (  z  )  d'ex- 
périences  fur  le  pouls  veineux  ,  quand  j'en 
parlai  à  la  Société5  Royale  des 
Sciences    de  Gottingue. 
Elles  ont  paru   depuis  (  a  )  ,   on  peut  y 
voir,  que  j'ai  vu  dans   une    bien  plus 
grande  étendue  touces  les  différentes  cau- 
fes  qui  contribuent  au  gonflement  alter- 
natif des  veines  ,  &  fur  tout  la  principale  , 
qui  dépend  de  la  difficulté  que  le  fang 
trouve  à  traverfer  le  poumon  dans  Texf- 
piration  ,  &  que  Pinfpiratkm  enlevé  (b  ). 
M.  Lamure  n'en  a  connu  qu'une ,  il 
ne  l'a  vue  que  dans  un  fort  petit  nombre 
<ie  veines  ,  il  a  mêlé  des  faits  erronés  aux 
vrais.     J'ai  afïigné    fa  part  à  la  refpira- 
tion  (c)  9  j'en  ai  rendu  au  diaphragme  (d) 
une  part ,  que  M.  L  a  m  u  r  e  ne  lear 
a  pas  accordée  ,  je   n'ai  point  ignoré  la 
part,   qnV  p:ut  avoir  fexfpiration  (  e  ). 
G  2  j'ai 

(  2  )  M.  La  :,i  l  r,  e  en  a  fait  treize. 

(a)  Cefth  TV.  Scdlion  du  fecoml  Mem.  fur 

les  part,  irrit.  &fenf.  v 
(*)  p.  31.  32, 

(  c  )   N.  II.  de  la  IV,  Sed.JV  kffmt.  hri 
Cens. 

*       1:1. 
(O    E::o.    78.  w  à  l  s  d  o  r,  F  p.    39.   lie? 

vrai 


j48  Réponse  a  la  Lettre 
J'ai  vu  ce  pouls  veineux  fur  un  beaucoup 
pus  grand  nombre  de  veines  (/).*  que  ce 
favant ,  qui  me  permettra  de  différer  de 
lui  non  fur  des  opinions  y  &  des  aetiolo* 
gies ,  mais  fur  des  faits.  Il  n'a  furemenc 
pas  confuité  la  nature,  quand  il  a  cru 
voir ,  que  la  ligature  des  jugulaires  aflbu- 
pit  (g)  :  le  pouls  des  imus  eft  un  fait 
certainement  erroné  (/?),&  je  crois  pou- 
voir aflurer  ,  après  tant  d'expériences  , 
qu'il  faut  déprimer  la  dure  mère  pour  voir 
le  gonflement  du  cerveau  (i)  &  qu'il  n'y 
a  aucun  efpace  entre  les  deux  méninges. 

Qu'a. 

vrai  que  M.  Lamurï  a  fait  un  ufage 
plus  étendu  de  cette  expérience.  Mais  je 
Tavois  indiquée  cette  véritable  caufe  dans 
ma  lettre  à  M.  de  S  a  u  v  a  g  e  s  de  Ta- 
veu  deM.  Lamurï  p.  542. 

(  f)  On  n'a  qirà  comparer  fon  mémoire  avec 
'  la  IV.  Sedlion. 

(g  )  Mem.de  PAcad.  des  Sciences  17^5.  p.  $43* 
S  44- 

(*)   P     547. 

(  i  )  Prem.  Menu  fur  les  part,  fenjibh  &  irti* 
tabïrtp.  50.  Saond  M  cm.  p.  17Ï.M.WALS. 
torf  a  remarqué  auiii  bien  que  moi  5 
«qu'il  n'a  jamais  vu  le  gonflement  du  cer- 
veau fans  cette  précaution  p.  s^.  4*-  4?« 
6$.  Une  feule  condition  peut  en  difpen- 
fer,  c'eft  le  decouvrement  d'une  grande 
étendue  de  la  dure  mère  p.   148. 


de  Aï.  Lamure  149 

Qu'après  cela  un  illuftre  Moderne  (IQ 
ait  tiré  de  la  théorie  une  idée  du  gonfle- 
ment des  jugulaires  ,  fans  ravoir  apuyce 
de  l'expérience,  -qu'un  obfervàteur  utile 
ait  vu  la  veine  cave  être  retrecie  (  /  )  par 
l'action  du  diaphragme  ,  ce  font  de  juftes 
raifons  de  donner  des  éloges  à  ces  auteur?, 
fans  qu'on  doive  me  reprocher  de  les 
avoir  copiés  ,  dès  qu'il  eft  évident,  que  je 
n'ai  parlé  qu'après  des  expériences  plus 
nombreufes  ,  plus  étendues  &  très  diffé- 
rentes des  leurs.  Je  n'ubjecte  peint  à  M. 
LamuRe  l'expérience  de  Sleyûgt 
qui    a   vu    les   fi  -lever    dans     la 

toux  (  ra) ,  ne  pourrois-je  pas  efperer  la 
même  équité.  Eiiil  poflibie*  &  furtouc 
a  un  homme  auffi  excédé  de  travail ,  que 
je  l'étoîs  à  Gottingue  /d'avoir  continuelle, 
ment  devant  les  yeux  tout  ce  qui  a  jamais 
été  vu  ,  ce  qui  n'a  même  été  que  conjec- 
turé ?  L'aurois-je  difTimulé  ,  fi  je  l'avois 
eu  dans  l'efprit?  Ai- je  jamais  perdu  l'oc 
çafion  de  rendre  aux  inventeurs  la  moin- 
dre de  leurs  découvertes?  Et  n'eft-il  pas 
évident  ,  que  le  Mémoire,  dans  lequel  j'ai 

gubliv 

(  k  )  M   S  *  n  a  c  ou  Samtorini. 
(/)  M.  Schwartz, 
(  m  )  T>2  dura  matre. 

G   3 


iço     Réponse  a  la  Lettre 

publié  le  pouls  veineux,  eft  un  e^pofé  de 
Ries  propres  obfervations  dépouillé   des 
ornemens  ?  que  j'aurois  pu  tirer  de  la  lec- 
ture ?  On  n'a  qu'à  le  comparer  avec  mes 
commentaires,  ou  bien  avec  ma  phyjïologie 
pour  fe  convaincre  ,  que  je  n7ai  pas  eu  en 
vue  d'y  mêler  les   opinions  des  auteurs  , 
&  que  je  n'avois  pas  confulté  mes  recueils 
pour  le  drefler.  Si  M.Lamure   avoijt 
eu  mr:ins  de  vivacité  ,  n'auroit-il  pas  vu 
dans  les  dates  mêmes  de  mes  expériences, 
une  preuve  infaillible  delà  fîmplicité  ,.  & 
û  je  l'ofe  dire  ,  de  l'intégrité  de  mes  fenti- 
mens.    J'avois  devant  moi  les  dates  de 
M.  L  A  M  u  r  e.  Il  y  en  a  trois  de  plus 
anciennes  9  que  celles  de  mes  expériences. 
Je  n'ai  pas  laifïe  de  marquer  les  miennes , 
en  cédant  à  M.  Lamure  l'avantage  ,ou 
3e  bonheur,  d'avoir  fait  les  premiers  pas» 
Si  quelqu'autre  motif»  que  la  vérité  m'ar 
voit  animé  ,  ne  pouvois-je  pas  omettre 
ces  dates ,  &  ôter  à  M.  Lamure  le  plus 
grand  avantage  dont  il  puifle  fe  parer  ? 
Ces  dates  font  plus  pour  lui  aflurément , 
que  tout  ce  qu'il  a  dit  en  faveur  de  lui  mê- 
me. Sans  elles  la  lettre  de  M:  de  S  A  u-. 
vages,  la  connoiflance  qu'il  a  eu  de 
mes  expériences ,  &  la  poftériorké  de  fcs. 
publications,  auroient toujours  paru  de- 
pofer  contre  lui» 

F  I  N. 


XXXII. 

TABLES 

GENERALE  Sj 
Pour  les  IV.   Volumes 
DES 

MEMOIRES 

Sur  les    Parties  fenfiiles 
&  irritables. 


Il  153  ][' 


^•»«>n/,»,*V/^',*N/<-»**V/"*,*V /»•'*»•      <*•*■,  /**'*V    S*'***    /^*.^v/^*'?S 

TABLE 

DES   EXPERIENCES 

Sur 

ï-infcnfibilité  de  flufîetirs parties.* 

I.  S  rtr  les  tendons, 

Dans  l'homme; 

'w  ai  domêfix  (  *)  en  y  comprenant  celle 
de  AL    F  A  &  1  o  N  ,  /ii  p/w  décijive  ,  gtt  c 
r  i)i  pui [fe  faire  (  &  ). 
M.  HfcUERMAN  HWtf    (  C  ). 

G  6  M. 

(  a  )  Second  Mémoire  fur  les  part,  fenf  Çcf  nrif, 
Exp.  2^.  $0.  u.  g 5.  H-  La  fixieme  cft  celle 
d'une  peiïonne  qui  s'etoit  nonne  de  Ton 
travail,  en  fe  fervant  de  fon  pouce.  Je 
trouvai  après  la  mort  une  longue  épine  dans 
le  tendon  du  fiéchifleur  dupoue  cnvdopée- 
de  beaucoup  de  celluloiitc. 

(  b  )  Exp.     34. 

(O  Exp,  >.  comparez  15.  x*r 


i?4  Table 

M.  Muhlmanm  pîufieurs  Çd). 

M.    P  o  z  z  i   une  (e). 

M.  M  o  r  a  n  d  g  M  o  k  a  n  d  i  une  (/).;. 

M.  .Berdot   une  (g\ 

M,  Pi  a  zz  a  une  [h  ]. 

i/L  M  i  c.ERl  une  (/). 

M.    BORDENAVE«w[().. 

-M.  Verna  cinq ■(/). 

M.  Tïssot  2«a/n?  (  w  ). 

Dnns  lés  animaux,. 

JV#  ai  fourni  vinghuit  [n]. 

M.  Z  I  M  M  E  R  M  A  N  N    fkliX  [  0  J. 

M.  Cast-ELL  dix  neuf  (  p  ). 

(rf)  N.   7.   io. 

(O  Exp    jo. 

(•/)    Troifieme   lettre  du    P.  T  o  se  *  i 

Exp.    9. 

tg  )  N.XIV.  de  ce  recueil.! 

i  h  )  Quatrième  lettre  du  P.  Tosïttt 
Exp.  4,. Cette  expériei?ce  fe  fit  en  préienee 
de  M  L  a  g  k.i  }  le  principal  adverfaire  de* 
miennes. 

<z)  Ibid.  Exp.  f. 

(k)  Exp.  2. 

(/)  Exp.' 2.  f.  6,  7;  8. 

(#0  dans  fa  lettre  T.   III.  de  ce  recueil. 

{ ;/  )  Second  Ment,  fur  les  part,  fenf  £sf  irriU 
Seè;  r. 

(  0  )  Exp.  5.  4; 

(j?  )  txp.  1.  2.  5.4-  S-  *•  7.  8.9.  10;  ii.  14. 
!y.  16.  17.  18.  i5>.  22.  Il  y  a  de  ces  expé- 
riences 3  qui  nous  font  communes. 


DES  EXPER1E  NCES.  If? 

M  HEUERMANN   plufieurs {q\ 
Le  P.  Urbain  TosetT  i  feize  [r], 
M.  Broklesby  deux  (  s  ). 
M.  P  o  z  z  1  dix  (  t  ). 
M.  P  a  l  i  a  N  i  quatre  &  d'avantage  [  u  ]♦ 
M.  G  R  A  z  I  A  n  I  une  [  *]. 
M.  M  O  R  A  N  D  O    M  O  R  A  N  D  I     p/#* 

Mr;  [  y  ], 

M.  A  U  D  R  I  C  H    ^«X  [  Z  ]. 
M.  HOUSSET  cinq  [a]. 
M.  Pi  a  z  z  a  fai<  [A]. 
M.  Fontana  onze  [c]. 

G  6  Mm 

(q  )  Exp,  g.  9.  io.  ii.    n. 

(r)  Huit  dans  fa  première  epitre  à  M.  Vai^ 
d  a  mer  ï  n  i  Exp.  i-8.  huit  dans  la  fé- 
conde Exp.    I.   2.   10.    II,    12.  IÇ.2S.  3$. 

(  5  )     Exp,   I.     2. 

(  t  )    Exp.   *.  7.8.  9-    IO.  II.    12,    21.    22.    27. 

2*.  Comparés  la  relation  du  P.  A  u  d  r  1  c  h 
dans  la  ttoifieme  lettie  du  P.  T  o  s  e  t  t  i 
exp.  13. 

(  u  )  Lettre  troijîeme  du  P.  Tosrtti  Exp. 
i.  2.  3.  Lettie  IV.  Exp.  1?.  Il  ne  trouva 
pas  de  nerfs  dans  le  tendon  d'Achille  >. 
dans  fix  expériences  Exp.  2. 

(#)  Ibid.   Exp.  4. 

(y)  Ibid.  Exp.  8. 

(3)  Exp.  1 . .  12. 

{a  )  Exp.   1.  2.  23.  24.  *f. 

(  b  )  Ibid   Exp.  ?. 

(  O  Lettre  à  M.  Hâlikk  Exp.  z^îï- 


If5  T  A  1 IL  fc 

M.  Caloanï  ^/re  ww£  huit  [c] 

M.  BORDfcNAVE  deux    (  A  ). 

.M.  M  ORêTTI  //»  £rvw</  nombre  (  ^  ),. 

IL  Sur  la  dure  mère. 

Dans  l'homme, 

.  ZlNN    e  n  a  une  bien  vérifiée  [  e  ]. . 
M.Heuerman»  />/kj  rf'«wff  [/]. 
M.Po  z  z  i  «w*  aa/re  [g  ]. 
M.  Bordenaye  une  (  A  ). . 
M  Verna  /roi/  (  /  ). 
EFonTàna  une  (  i +  ). 
M.Gesner  «w[i  *+] 

M.  MO  RETTl«w(l  ++*  ). 

Dans 

i  c  )  Exp.  T.  2.  3.4.*.  6.  7.  8.  9.  84 fois  véri- 
fiée <&exp.  25».  30.  $1,  1 2.  Il  yen  a  qui  n'ont 
pas  réuiïi ,  mais  M.  C  a  l  d  a  n  i  a  fort  bien 
afligné  la  caufe  qui  les  a  fait  manquer. 

{d)fc,xp.  1.  J. 

Cd*)  Exp.  i.&  2. 

(  f  )  Exp.  71.  rie  mon  mémoire  &  1?.  de  ce 
recueil 

</)Exp.  2.  ç. 

<£>    Exp.  2Ç. 

(*(  Exp.  6. 

C  O  Exp  1,  2.4. 

(i*  )  E,  it.ciu  III.  T.  defce  Recueil Exp. 

(i**)  Lettre  à  M.  Halle** 

(j***  )  Exp.   4. 

C.fc)  $Ex£<  58.  a  70* 


ses  Expériences.        if7 
Dans   les  animaux. 

J'en  ai  fait  treize  dans  les  mémoires  impri- 
més [1^]  &  trois  dans  ceux  qui  paroiffent 
pour  la  première  fois. 

M.  Z  I  N  N  en   a  fept[l]. 

M.  Z  i  M  M  E  R  M  A  n  N  deux  :  mais  fou- 
vent  vérifiées  [  m  ]. 

M.Walsdor  f  neuf]  n  ],  fans  comp- 
ter neuf  autres ,  qui  font  les  mêmes  avec 
les  micnms. 

M.  H  E  U  E  K  M  A  N  N   plufieurs    [  O  ]. 

M.  Broklesby  une  [  p  ]. 
M.  P  O  Z  Z  I  deux  [q]. 
M.   V  a  r  i   une  [  r  ]. 
M.Housset  /£/*  [  J  ]. 

,      M. 

f/)  Exp.  £.  ii.  12. 14»  iS".  17.  de  ce  recueil. 

(  m  )  Exp.  1.  2. 

(  «)    Exp.  1.1.5.4.  Ç .^  7-8.  *. 

(0)  Exp.  1.  J..4.  $. 

(p  )  Exp.  v. 

(j)  Exp.  17.  24.  P.  Audrigh  exp.  14, 
M.  P  o  2  2  1  en  a  de  contraires  ,  &  <P équi- 
voques,mais  il  atoujours   trouvé  la  dure 
mère  infenfible,  quand  il  avoit  pris  de  juftes 
.autions. 

(  */  )    Tïo  fienie  lettre   du  P.   Tosetti1 
Exp.  7. 
tsj  Exp.  I.  14,  ltf-    17.10.  z*.  27. 


If8  T    A   B    L    2 

M.Tosetti  neuf  [  t  ]. 

M.  C  À  L  D  A  N  I   dix  [  «  % 

M.  Boroenavb   une  [  se  J,« 

M.  M  i  E  G  /roi*  (jv  ). 

M.  F  0  N  T  A  N  A  *//x  (jy  +  ). 

II I.  Sur  la  pie  mère, 

T'en  ai  cinq  fur  les  animaux  [*]■•• 
M.  C  A  s  T  E  L  L  quatre  [û]. 
M.  W  a  l  s.  n  o  r  f  plufieurs  [  £  ], 
Le  P.  To  setti  twe(c)> 

IV.  Sur  le  péricarne.. 
Dana  l'homme. 

®eux  expériences  à  mùfÇd%. 
Une   à   M.    Pozz  l  [e]. 
Une  à  M.  G.ra-ZIAN  i  (/). 

(  O  Huit  dans  la  féconde  lettre  ,  une  dans  la 
quatrième  exp.  13.  Ii  a  démontré  ,  qu'il 
ne  s'y  trouve  pas  de  nerfc  lettre  III.  exp. 
34*  lettre  IV.  exp.  9. 10    11.  12. 

(*)  Exp.  i2,  15 m4.  1Ç17.  18  Voyez  Ta- 
vis  que  j'ar  ajouté  aux  refultats  T.  III.  p.  i$5< 

(*)  Exp.   f.  (y)  Exp,  1.  2.     & 

(>  *)  Exp.  i?.a  22. 

Ci)   Exp.  12^.  1$;. 

(  a  )  Exp.  57.  60.  de  ce  recneil.- 

(&  ;  Exp.  IX.  X.      (c)  Lettre  IL  exp.  $e>* 

(  "  )  Seconi  Méritoire  Exp.  ç-3.   57. 

(  e  )  Exp.  29. 

(/)  Troiikme  lettre  du  P.  Tospxti  exp.  5. 


DES  E  XPBRIEKCES.  159 

flujieurs  i^.MoLlNtLLi   (  g  ). 

Deux  h   M.  V  E  R  N  A  (  h  y 

Dans  les  animaux. 

Trois  expériences  à  moi  (  i  ). 

Deux  de  M.  Z  I  Nn((). 

Sf/tf  ^    iW.CilSTELL(/]. 

Une  de  M.  H  E  u  E  r  m  a  n  n  [  m  ). 
Une  de  M.  B  r  o  kl  £  SB  ¥(«)- 
Quatre  de  M.  Pozzi[o], 
Dix  de  M.   HoussET[p].. 
Deux  JwP.Tosseti  (q). 
Dix  deM.CkLDA^i  (  r  ). 

Ï7«*  àAf.BORDENAVE   [  J  ]. 

Trois  de  M.  M  i  E  G  [  r  ]. 

Uwe  à  A/.  F  o  N  T  A  N  A  [  /  +  ]. 

Four  lafenfibilitédupéricrane  dans  l'animal. 

Deux  de  mes  expériences  Cm),. 


Celle 


(g)  Caldanid,  29, 

ib)   Exp.  9,  10. 

(i  )  Second  Mémoire  Exp.  *ç.  ci.  f2. 

(  *)  Exp.  14.  iç, 

(/)  Exp.  ?o.  jç. 

(  #1  )  Exp.  4» 

(«)  Exp.  ç. 

(  0  )  Exp.  13.  14.  if.  20. 

(p  )    Exp.  1.  2.  4,  ç.  7.  14.  1^.  io.  t*r.  27. 

(  4  )  Exp.  |.  7.  ^e  la  féconde  lettre. 

(  r  )  Exp.  ro.  11.. 

co  txp.  7.  : 
(n  Exp.  1. z.^. ■ 

(**  )  Exp.  23,  a  42. 


i6o  Table. 

Celle   de  M.  Z  I  M  M  E  R  M  A  N  N   qui  eft 
la  même  (  x  ). 

V.  Sur  le  période  de  différentes   par- 

ties du  corps  animal. 

De  mes  expériences  dix  (  y  ). 

£>*  <;*//«  ^J/.Castell  dfc  (  z  ). 

Flujîeurs  de    M.   Muhlmann(«). 
U«*  AJ/.Housset  Ç*  )• 

17w  ^M.BoRDENAVE    [c], 

Dans    l'homme. 

M.   V  b  s  P  A  deux  (  ^  ). 
M.  Ve  rn  A  une  [e\ 

VI.  Sur  les  capfules  &  les  ïîgamens-: 

M.  Heuerma  n  n  «*  «  /«/r  unt 
l'homme  (/). 

Dans  les  animaux. 

Il  y  a  quinze  de  mes  expériences  (  ç  ). 

Dhs 

(  x  }   F.yn.    9. 

(y  )   Second  Mémoire  Exp.  §g.  gp,  40.45.  4.4. 

4Ç    *£  47  4f'.  $0. 
(V)  Fxn.  17.  4^. 
(a)n.  if.        (£)  Exp.  rfc 
CO  Exp.  10. 
C  à  )  Quatrième   lettre    du  P.    TosSTTr 

Exp   V.  7. 
(  O  Exp    8        m  **xp.  9. 
Cg^  Second  Mémoire  Exp.  18.  $9.  41-   4*.  4?. 

4ç    46",  47»  fî«  5°«  J1-   p.  5î,  î4<   ÎS.- 


DES    EXPERIENCES.         l6ï 
Dix  Je   iVf.CASTELL[/j]. 
Deux  Ai/JR0KLESBY(/). 
LT«f^AB0RDENAVE[y. 

VIL  Sur  la  pleure. 

Dans  les  animaux. 

Cinq  de  mes  expériences  (  /  ). 
Une  de  M.  Z  i  M  M  E  R  M  A  NN  (  m  )• 
Six  de  JVi.  C  A  s  T  E  L  L  (  H  ). 
Quatre  de  M.  H  g  u  E  R  M  A  N  N  (o). 
Une  de  M.  Pozzifp). 
Uf/e  A  ^/.  Va  ri(î). 
Jï«//  pf-«r  /e  WOfffl  de  M.  C  A  L  D  A  N  I CO  > 
^Fontana(jj. 

F/'flg*  ^  ,A/.  F  0  N  T  A  N  A, 

Dans  l'homme. 

Une  ohfervation  de  M.  V  A  R  i  (  /  ). 

VIII.  Sur 

(£)     Exp.    20.    21.    22.    2j.    24.    2Ç.      2o.    27 
2*.   25>. 

(î)  Exp.  j,   4.         (*)  Exp.   10. 
(/)  Second  Mémoire  Exp.    i£2-i$6. 
(  m  )  Exp.  6".       (  ;/  )  Exp  47.  a  \  2. 
(0)  Exp.  4.  (/>  )  Exp.  22. 

(  q  )  Exp.  £.  d<?  /a  troifieme  lettre    du  P.  T 

S  E  T  TI. 

(r)  Exp.  22.  2j.  n- 

(j)Exp.  ?6. 

1 1  )  Quatrième  lettre  [du  P.  T  o  s  e  t  t  i 

Exp.  S. 


l6%  T  A   B   L 

VIII.      Sur  le  péritoine 

Dans   les  animaux. 

Trois  des  miehnes(u) 

Une  de   i/,ZlMMERMANN(x   X 

Q&^tre  de  M.  C  a  s  T  e  l  l  (  y  ). 

Ce/ta  ^  M.  H  E  U  £  R  M  A  N  N  ne  fon$ 

pas  nombrées  (z). 
£>wxdeM.?ozzi   («}• 

^«^^MJONTAN  A  (**).- 

Dans   l'homme; 

M.Heuermann  Va  toujours  trou- 
vé infenfibleQc). 

M,  C  a  L  D  A  JU  A?  toujours  trouvé  de  nié* 
me  (  d  ). 

I X.     Sur  le  péricarde, 

Une  de  ^.Zimmermann(0» 

(  #)   Second  Mémoire  Exp.  1^7.1^. 
O)    Exp.   8. 
(jy  Exp.  s;  *<$. 
(  2  )  Exp.  4. 

(«)    Exp.    2J.    2  5Y 

(  6  )  Exp.  5-2. 
(&»  )  Exp.  2g  a  42. 
(c  )  Exp.  15.  17, 
(d)  n.  63. 

(O  Exp.  7> 


des  Expériences,  163 

D'autres  de  M,Heuermann(/), 

X.  Sur  les  artères 

Flufîeurs  Expériences  des   miennes. 

Trois    expériences  de    M.    F    O    N  T  A- 

KA(/  +  ). 

X I.  Sur  la  cornée. 

Plnfieurs  dans  l'homme ,  de  M.  D  a  v  i  e  u 

rapportées  par  M.Ho.Usset(^),^ 
par  M.  ^Vermale  (  h  ). 
feu  ai  quelques  unes  faites  dans  C  animai 

XII.  Sur  les  os> 

Expériences  de  M.   Caldani  (h**) 
Observation  de  M.  T  s  c  H  E  P  (  h  ++  ). 


(/)Exp.   4. 

(/*  )  Ep.  II.  cap.  4?.  4?-  P-  loi. 
(g)   Lettre  I.  après  Exp.   12. 
(I))Vandbrmoxde  Journal  de  Mcd 

Tom.    II.  n.  6. 
(A*)  EP.    II.  p.  *75 
£i**  )  Dans    faThefe   de  amputativnc   jn< 

cruenta» 


I  A- 


X  1*4  X 

TABLE 

DES 
MATIERES 


Tome    premier. 

D£V/é   *  Jl/.  *fc  R  e  a  u  m  u  R. 
Préface  de  M.  le  D.  Tissot(«).- 
Uirritibilité  eji  une  des  principales  qualités 
de  la  machine  animale.  I. 

.£?/<?  a  été  peu  connue.  "V  • 

Mift  dans  [on  véritable  jour  par  M.  de 
Ha  ll  e  r.  XII. 

Et    mieux    déterminée    que    chez  fes   éle- 
vés* XVJ 

Table* 

(a)  La  première  édition  en  eft  de  i7Sv 


des  Matières  i6<; 

parties  du  corpi  humain  fenfibles 
fenjibles.  XVI. 

fies  &  dépourvues  d'irritabilité- - 
é  la   découverte  de  cette  dernière 

XVII. 
e  de  l'animal  ne  peut  être  expliquée 
ir  ces  fondemens.  XX. 

litè  permet  £  expliquer  l'aélion  de 
r.  XXI. 

bilitè  du  tempérament  de  certaines 
tes.  XXIII. 

litè    peut    fe     joindre     a    Patc- 

XXVI. 
que    le   Siège  de  plu  fie  ur  s  malt- 

XXIX. 

emperamens.  XXX. 

vemens  vitaux.  XXXII. 

es.  XXXIII. 

:ment  fondée  fur  les  experien* 

XXXV. 

dite  de  certaines  parties   du  corps 

a  été  obfervée  par  quelques  praSï- 

XXXIX. 

tirée  des  animaux  fur  lefquels  les 

nces  ont  t té  faites.  XLI. 

Confequences  impies  qifon  croyoit 

de  cette  théorie.  XL1II. 

ond.  XLIV. 

Pre- 


\66  Table 

Premier  mémoire  de  M.  de  H  aller. 

Expofé  analytique  des  refultats  des  expérien- 
ces (b)  >  traduit  du  latin  par  M.  le  D* 
T  i  s  s  o  T.  I. 

Se&hn  I.  fur  la  fenfibilité.  Lue  dans  ïaf- 
fembiée  de  la  Société  Royale  de  Gottin- 
gue  le  22.  d'avril  17^2.  2.1 

Expériences  nombreuses ,  faites  depuis  1752 
qui  ont  fervi  de  bafe  à  ce  mémoire.       3. 
Définitions.    De  l'irritabilité.  7. 

de  la  fenfibilité.  8* 

Manière   de  déterminer   la  fenfibilité    des 
parties  du  corps  animal.  II. 

Vépiderme  ejl  infenfible.  ir^ 

La 

(  b  )  Editions.  I.  Commentarii  de  la  Société 
Royale  de  Gottingue.  T.  ïl.  Gotting.  4.  Ce 
mémoire  y  a  ételu  le  zz  d'avril  &  6  maj 
i7S*  &  imprimé  au  mois  d'avril  17c?.  II. 
Traduit  en  Suédois  dans  les  K.--S-vpenikû 
Wetenskaps  academiens  handlingar  17$ }.  Tri- 
meitr.  i.  &.  1 1.  III.  En  allemand  dans  le  ma- 
gazin  de  Hambourg  T.  XIII.  &vmis  IV.  pal 
M.  RRAusKàLeipfic  17^.  4.V.En  Anglois 
&  imprimé  à  Londres  17  •  ç.  VL  VIL  En  Ita 
lienpafM.  J.r/wt«/P«TRiirià  Rome  17^ 
4.  &  dans  le  1.  Tome  de  la  Raccolta  de  tabi 
à  Boulogne  1757.  VIII.  En  françoispar  M 
le  D.  T  1  s  s  o  t  &  imprime'  à  L  tufataj 
17*  *•  première  eiition  9  &  en  175e 
fccoûde  édition. 


des  Matières  1C7 

•auefi  fenfible.  12. 

fu  cellulaire  ejl infenfible.  12. 

air  des  mufcles  eji  fenfible.  1 3 . 

endons  font  infenfibles.  1  3. 

vateurs  qui  ont  connu  cette  vérité.  1 4. 
1  a  /w'tfj  */<?  nerfs  dans  le  tendon.  17. 
s  de  F  erreur.  19. 

igamens  &  les  capfules  des  articula- 
is font  infenfibles.  20. 
bien  que  le  périojle.  23.  £(• 
fort  douteux  que  Vos  ait  du  fentr 
M*  2  <;. 
Are  mère  ejl  infenfib  le.  2  5. 
effwn  fur  le  mouvement  du  cerveau^  qui 
ïend  de  la  respiration.  29. 
"ervaîion  de  M.  SchliCHTING 

confirmée.  30. 

t  du  phénomène.  3  r . 

ie  mère  ejl  infenfible.  3  4. 

péritoine  £«?  la  pleure  le  font  de 
ême.  3ï. 

taijfeaux  font  peu  fenfibles  par  eux  me- 
ts. 37. 

bien  que  les  vifeeres  38, 

es  glandes.  39. 

cornée  parcit  iuftnfible.  40. 

s  nefe  contrarie  ,  que  par  l'irritation  de 

retire.  ■■ 

•  * 

les 


i68  Table 

Les  nerfs  font  extrêmement  fcnfiblcs.     41. 
Us  le  font  feuls  dans  le  \  corps  animé.    42. 

Section    IL 

Sur  les  parties  irritables  lue  le  6.  de 

mai  i7fZ„  43- 

+ 

U  irritabilité  efl  différente  de  lafenfibilité.  43. 

Les  nerfs  ne  font  point  irritables,  43 . 

La  peau,  &  les  membranes  ,  qui  en  naijfent, 
fie  le  font  point.  4?. 

Le  cœurejl  moins  fenfible  quï  irritable.     46. 

Une  partie  «  dont  on  a  coupé  ou  lié  le  nerf, 
rejie  irritable.  47. 

lors  même  qu'on  l'a  détachée  du  corps.  48- 

Divifibilité  de  Came  refutée  par  l'expé- 
rience, 49 ■• 

Il  y  a  donc  dans  les  mufcles  une  force  , 
qui  ne  dépend  pas  des  nerfs.  52. 

Le  tijfu  cellulaire  ri  efl  pas  irritable,    f  2. ,  5  3 . 

Les  tendons  ne  le  font  point.  54. 

Ni  les  ligamens  ,  le  périojîe  5  les  cap  fuie  s.  — 

Les  artères  ne  le  font  que  faiblement.      S  ïl 

JVTow  plus  que  les    veines.  S  7- 

&  les  conduits  excrétoires.  58. 

La  vejjie  iefl  beaucoup ,  59. 

aujfjl  bien   que  la  matrice.  6c. 

Tous  tes  mufcUs  le  font.  6r 

Ils  ne  palijfent  pas  dans  VaBion.  63. 

Viris  ri  efl  pas  irritable.  64. 

U 


des  Matières  16$ 

Le  diaphragme  refit  longtems  irritable.  6ç. 

Vœfophage  l'efi   confiderablemtnt.         66. 

Le  ventricule  Fefi  aujji.  67. 

Les  intefiins  le  font  fortement.  C  8 . 

ils  conservent  fouvent  leur  meuvent  eut  plus 

longtems ,  que    le  cœur  même.         69.' 

Phénomènes  de  leurs  mouvemens.  70. 

,Le  cœur  efi  le  plus  irritable  de  tous  les  orgi- 

fies  animaux.  7 2. 

ftaufes    de  cette  grande   irritabilité.     76, 

.Efi  peut' être  dans  la  nudité  des  nerfs.     77* 

La  fibre  mufculaire  efi  feule  irritable.    77. 

Les  parties  vitales  le  font  le  plus.  — 

différence    de    l'irritabilité  d'avec    Vêla  fi 

ticité.  78. 

Ille  paroit  refider  dans  le  gluten.    79.  80* 

Elle  ne  dépend  pas  de  l'urne.  8l. 

Ce/î  une  propriété  particulière  de  la  fibre 

minutie.  82. 

Auteurs  qui  ont  connu  cette  propriété  avant 

^JeHALLER.  83. 

-Abus  qu'en    a  fait  AI.    DE    L  A  AI  E  T- 
TRIE.  SO, 


Terne  IV.  H  R  e- 


iyo  T  A  B  L  B 

Réponse 
à  quelques  objections  (  c  ). 

Ob'e&ions  de  M.  le  C  A  T.  92. 

Ses  expériences  font  trop  peu  déterminées.  94. 

Celle  *>  qui  doit  prouver  la r  fenfibilitè  de  la 
dure  mère  ,  ne  prouve  que  celle  du  cer- 
veau comprimé.  98. 


Mémoire   IL 

Sur  les  parties  fenfibles 
&  irritables  (.c*  ).      « 

Expofé  Jynthetique  des  faits  envoyé 
à  la  Société  Royale  de  Gottingue 
au  mois  de  Novembre  17  s  S  (  &  )• 

Préface  apologétique.  10  î. 

Conditions  néceffaires  pour  bien  voir.    107. 

Sec- 

(  cy  Imprimée  à  Laufanne  17c ç  &  17c'* 
réimprimé  par  extrait  dans  la  racolt*  de  M. 
Fabbri. 

(c*)  Imprimé  à  Laufanne  en  17*6  traduit 
eu  Anglois  &  réimprimé  à  Londres  en 
17^7.  Traduit  en  Italien  &  imprimé,  à  ce 
qu'on  apprend  par  extrait  dans  la  racolta 
de  M.  F  a  b  b  r  r. 

(  d  )  Les  -Commentaires  de  cette  année  ne 
fon  t  pas    encore  ^  imprimés. 


des   Matières         i^x 
Section  L 

Expériences  fur  f  infenfibilité  des  ten- 
dons. 1 1 6. 

Ixpp.   I —  1%.  faites  far  des  animaux. 

►  Expp.  29 3  4  faites  far  des  hommes.  1 29. 

Expérience  decitive  de  M.  F  A  R  J  O  N.  1 3  \. 
Les  b'ejfures  des  tendons  ne  font  pas  dange- 
reuses. 1 37* 
Section    IL 

Sur  Tinfenfibilité  du  période    &  des 
capfules  des  articulations.        138, 

<Expp.  35  —  ^.faites  fur  des  animaux. 
Bcp.  5  6.  57.  faites  fur  Fhomme.  14g. 

Les  blejfures  des  articulations  gueriffent  frt 
ai[ément  dans  les  animaux.  149, 

Section  III. 

Sur  Tinfenfibilité  de  la  dure  mère.  1  f  r, 

pcp£ .  58  —  70.  /wr  iitf  animaux. 

Exp.  71.  /îfr  une  femme.  \^S. 

Les  praticiens  ont  vu  les  même*  faits.     157. 


H  a  s  b 


I7J  Table 

Section    IV. 

Expériences  qui  fervent  à  la  digref- 
fion  fur  le  mouvement  du  cer- 
veau analogue  à  la  refpiration.  i  ^St, 

I.  Sur  le  mouvement  du  cerveau  même. 

Expp.   7  3  -  —  9  ^ .  fur  des  animaux. 

On  n'apperçoit  pas  du  mouvement ,  pen~ 

dant  que  la  dure  mère  efi  attachée  ati 

crâne.  171. 

Qiiand  on  Pa  féparèe  ,  on  voit  le  caveau 

s9 élever  dans  Fexfpiration.  172. 

&fc  repomper  dans  Cinfpiration.  — À 

Le  finus  de  la  faux  n'a  peint  de  battém 

ment.  I7îl 


I  I.  Continuation  de  la  digreiîion. 


= 


Les  veines  fe  rempliffent  £5?  fe  vuido 
UAtivement. 

Expp.  $6.  «-  na.  174^ 

III.  Caufes  de  ces  changemens  par  les 
veines. 

La  veine  cave  ejî  comprimée  dans  tinfpira- 
tion  par  le  dirfhragmç. 

Mxpp. 


des   Matières  173 

Expp.   113  —  I  If.  #I$S. 

I V.    Caufes    du    gonflement  du    cer* 
veau  par  les  veines. 


Exp.  US.   117-  183. 

Le  cerveau  &  les  veines  font  gonjl  es  dans 

Vexfpiration ,     £5?   dégonflées  dans  fwf- 

*      piration.  185V 

Caufes  de  ce  phénomène. 

V.  Reflux  du    fang  caufé  par  la  ccntrac- 
tion  de  la  veine  cave.  ig6# 

Expp.  118  *-  128.  18& 

Réflexions   fur  le  mouvement    dn  cerveau 

cciufe  par  le  reflux  dujang  veineux.  192. 

Fin  de  la  digrcjjion.  •  » 

Section  V. 

Expériences  fur   l'infenfibilité  de    la 
pie  mère. 

Expp.  129  ...  133.  19?: 

Elle  ejl  infenfible.  196, 


H  }  Sbc* 


1^4  Table 

Section    VI. 

Sur  le  fe  timent    de  la  fubftance  mé- 
dullaire du  cerveau.  1^7. 

1.  Sur  h  cerveau. 

Bcpp.  13  4—  U8.  198. 

Le  cerieau  eji  fenfible.  2,°44 

&  fes  léjïons  caufent  les  convuljions.  —   ■■■» 
Le  corps  calleux  n'a  aucune  prérogative.  20  f. 

IL  Sur  le  cervelet.  206. 

£xfp.  149  --  1*4. 

Les  blejfures  du  cervelet  ne  font  pas  plus 
mortelles  que  celles  du  cerveau.         209. 

III.   Sur  h  moelle  de  l'épine. 


15$  —  161.  2:0. 

Ses  bkffuresnefontpasaufffiihiîeêjiwt  morM 
telles  9  qu'on  l'a  cru  213. 

S  E  CTION    VIL 

Sur  l'infenfibilité  des  grandes  mei 
branes. 

L  Sur  la  pleure. 


dbs   Matières  17c 

Expp.  162-  -   i5£.  214, 

IL  Sur  le  péritoine.  216. 

E<t>p.  16s —  169. 

Lune  &  l'autre  ejl  infenfibk.        2  I  6.  2 1 7 , 

Section.    VIII. 

Sur  le  fentiment  des    vifcercs.  21J. 

Expp.  170—17?.  — 

Ils  font  peu  fenfibles.  21 5. 

Section     IX. 

Liaifon  de  la  fenfibilité   à   l'irritabi- 
lité.' 

Phénomènes  des  nerfs  £f?  des  mufcles.  22  t, 

I.  Sur  le  fentiment  des  nerfs.] 

Expp.   T74-  -  T93.  W= 

Lu  nerfs  font  extrêmement  fenfibles.  23 1. 

H  4  IL  Soi 


ï7<$  Table. 

I  L   Sur  la    force  mouvante  *    que    les 
nerfs  envoyeuc  aux  mufcles. 

Expp.    T9t  -  -    2o;.  — — 

Réjlex'ois  fir  cette  force.  237. 

llnkeflp,%sné:efftir$\    pour  qifelle  agiffe  * 

que U  continuité  du  nerf  avec  le  cerverau 

fbit  dans  [on  entier.  ■ 

Le  nerf 'n'efi  point  irritable.  238» 

\  • 

III.  Expériences  furie  nerf  phréttique 
en  particulier. 


Expp.    210- 22 T-  239? 

On  a  trop  orné  ces  expériences.  246. 

Il  faut  une  forte  comprejjion  pour  rendre  le 

nerf  inutile.  -" 

I V.  <Expp.  fur  la  force  contradlive ,  qui 
eft  propre  aux  mufcles. 

Expp.  22^  ..-247-  247. 

Elle fe  confirvç  fans  Icfecours  dts  nerfs,  255. 


Trois 


■ 


des   Mat  i  er  e  s  177 

Trois  forces  différentes  de  \la  fbre  muftu» 
9   foire.  2^6* 

Le  tendon  tfejl  pas  irritable.  2Î7' 

Lemufclefe  contracte  plus  que  d'un  tiers*—? 

Section    X. 

Du  mouvement  de  l'iris.  2J8* 

Expp.  249-\-  254-  ^9: 

L'iris  rfejipas  irritable.  Z6ç. 

Soin  mouvement  dépend  de  la  rétine.  — » 

La  pruncue  eft  dilatée  après  la  mort.  mmmm 

Section    XL 

I  Sur  l'irritabilité  des  vaiffeaux  du  corps 
animé.  257. 

I.    Sur   les  artères. 

Fxpp.  t6ï  »-»2$S;  — 

Elles  ne  fênt  prefque  pas  irritables  dans 
les  animaux  à  fang  chaud.  273. 

&ne  le  font  en  aucune  manière  dans  ceux 
dont  lefang  ejl  froid.  1 


H(  IL  Sur 


lys  T  a  r  l  i 

IL    Sur  les  veines. 

xExpp.  2&6    —   292.         .  2*4: 

Elles  ne  font  pas  irritables.  2J6. 

III.    Sur  les  vaifleaux    ladiés  &  lym- 
phatiques. 

Bcpp.   293  —  298.  277. 

Ils  paroijfent  fe  ccntra&er  ajjez    puijfam* 

ment.  279. 

Section   XII. 
Sur  la  vefîcule  du  fiel. 

"Expp.  299—314.  280.284- 

Me  tïeji  prefque  point  irritable.         28 

Section   XIII. 

Sur  la  veffie  &  l'uretère. 
I.  Sur  la  veflîe. 

*xpp.  3iï-*l32.  2gf. 

Elle  fe  contracte  avec  vivacité.  290. 

Ç^  fans    alternative.  —- ■ 

IL  Sur 


des  Matières.  179 
1 1.  Sur  l'uretère. 

mh  3  33  -  336.  api. 

irritabilité  eji  foibje. 

Ssction    XI  V- 

Sur  l'utérus, 

Èxpp.  337  -342.  293, 

//  eji  des  plus   irritables.  294, 

Section     XV. 

Sur  l'eftomac   &   l'oefophage,  s$6", 

I.  Sur  l'eftomac. 

Expp.    ? 53  -379-.  298. 

Il  y  a  un  mouvement  lïaplatijfement.  309. 

&  un  mouvement  de  conjhi&ion.  — ~ 

La  force  de  ces  mouvemens   ri  eji  pas  bien 

grande.  3 10, 


ne  ïl> 


tg<3  TABLE 

IL  Sur  Pœfophage. 

Expp-  380-  388-  3iol 
Uœjbphxge  ejl  irritable.  3*£«| 
//  <?/?  comprimé  par  le  diaphragme.         § 

Section    XV  L 

Sur  les  inteftins.  313.  ^ 

jFrjf^.  389  —  4^8- 

Le>  gr<  s   intcnins  ont  un  mouvement  pêrif 
tahique.  338, 

Z?s  infejtins  fe  refferrent  extrêmement.   *— 
Le  tndîivirnmt  a<itipértjl<iltique  exijle.   — —  | 
X.ei   vit) ojufupi.ons  font  innocentes.      339, 
Les  p>)>f>ns  augmentent  le  mouvement  péri*  ; 
Jiafttq'ie.  "         ■  ■■  I 

Z?  rcStnm  fe  décharge  fans  Paide  des  muf- 

des. 
Jjts  in'ejîins  détachés  conferveni  leur  irrita- 
bilité. 340. 
£^  el.'e  dure  prefque  autant  que  celle  du 


Sec- 


de  s   Mat  ieres 
Section    X  VIL 

Sur  le  mouvement  du  coeur. 

p.  469  -  f  57-  342. 

Le  mouvement  du  cmir  fnbjijle  plus  long' 
iems ,  que  celui  du  rejle  du  corps  >  dans 
les  anim.i  ux  à  fang  froid.  >■ 

II  dure  moins  dans  les  animaux  à  fang 
chaud.  586. 

Il  ejï  produit  par  le  fang  veineux^  3  g  g. 

&  fi  confiance  ejl  dans  la  raïfon  de  la  durée 
de  ce  fiimulus.  389. 

Le  Mouvement  du  cwiy  fe  fait  fans  l'in- 
fluence des  nerfs.  39^ 

Antres  phénomènes  appartenans  au  mou- 
vement du  cœur.  391, 

Section    X  V  î  1 1. 

Expériences,qui  n'ont  pas  reufli. 

Expp.  fî8  —  ffy.- 

Il  ejl pref^e  impojjlble  de  produite  la  toux 
par  artifice.  3  $6* 

Section    XIX. 
Expériences  qui  ne  prouvent  rien.  3  9  7- 


I$2  T  A  B   L   I 

Expp.   (6$  -*  567.  39*- 

Lespoijons  chymiqttts  produisent  des  con» 
traBions  ,  qui  ne  partent  pas  de  l'ir- 
ritabilité. 399. 


T  o  m  e    Second. 

Expériences  de  differens  Savans 
communiquées  à  M.  de  Haller. 

I. 

Expériences  de  M.   Zinn(^).    i. 

Expp.  1—  17.  '*    3- 

La  dure  mère  efl  infenfibU.  19- 
Il  naît  des  douleurs  &  des  convulfions  de  la 

léfion  de  la  tnotlk  de  F  épine.  — -■* 

Les  blejftiïcs  du  corps  calleux  ni  ont  rien  de 

particulier.  2o. 

Celles    di  cervelet  ne    tuent  pas  fur   /<? 

champ .  —tu! 

nicelksdela  moelle  de  ï épine.  ~-~* 

Le 

(O  Unepart'e  eft  tirée  de  fa  fhefe  Exp. 
cire  a  cor  put  cat.'ofim  ,  c  rebellwn  ,  &*>-«w 
mpwgemwvivh  animalibutmftituta  Gotting. 
1749-  réimprimée  dans  le  recueil  de  tbefes 
onatomiques  de  Gottinguc,  dais  le  &£- 
tieme  touig ,  ijuïa  paru  eu  175*. 


des  Matières  183 

Le  péricrane  ne  par  oit  pas  infenfible.  — 
IL 

Expp.    de  M.    ZlMMLRMANN  (/).     21. 

Expp.  1-75.  23. 

La  dure  mère  efi  infenfible,  fi. 

&  les  tendons.  

La  pleure*  • — 

le  péricarde.  — 

&  le  péritoine.  — — 

L#  bleffures  de  la  moelle  de  ïèp:ne  ne  tuent 

pas  fur   le  champ.  Ç2. 

Les  irritations   des  nerfs  d'un  mufclc  > 

chê  du  corps  le  font  agir.  — — 
Le  cœur  d'un  animal  bat  fans  le  Jecours   du 

cerveau  ot*  des  nerfs.  

Et  thêaie  hors  du  coips  de  f animal.      


11 


(/)    Tirée?  de  fa  thcCtdttrrit  Got* 

ting.    17Ç1.    réimprimée   dans   le    n 
du    P.  Pftriki   &  dans  celui  à 

f  AB  B  RI    T.     1, 


184.  Table 

]l  bat  p'ns  lonetems  9  que  les  intejlins  >  à 
moins  que  la  graijfe  ne  Je  fijc  * 

III. 

Expériences  de  M.  Oeder  (g). 

Èxp.  1-17.  57- 

La  chaleur  paroit  confervsr  le  mouvement 

du  cœur  ou  des  intejlins.  64. 

ha  dure  mère  eft  infenjïble.  — — 

IV. 

Expp.   de  M.  Castel  (  7j  )    6$. 

Sur  les  tendons.  68. 

Exp.   1  ~   19,  — 

Les  tendons  font  inrenfîb[e*.  102. 

&  leurs  blejjures  fans  dattgty. 

IL  Sur 

(g)  Tirées  de  fa  thefe  de  irritabilitate  Cop- 
penhague   itçz. 

(  è  )  Tirées  de  fa  thefe  Expérimenta  quibus 
varias  corporis  humani  partes  fentiendi  fa~ 
cultacurere  confiait.  Gotting.  17*3.  réimpri- 
mée dans  le  recueil  du  P.  Fetrini  Ro 
me  17^5.  dans  celui  de  M.  Fabb  r  t,  Se 
dans  le  recueil  des  tbefes  cbirurgiquei  de' 
Lwfmne  Toms  Y* 


des    Matières         185 

IL  Sur  les  ligamens  &  les  capfules  des 
articulations. 

Exff.  20  —  29.  87. 

Ces  parais  fout  infeufibk?.  1 02. 

jtr/s  blejjures  guérijfent   aifément.  •*— - 

III.  Sur  lepériofte. 

Expp.  30-  46.  <?2. 

lleji  infenfibie. 

IV.  Sur  la  pleure. 

Elle  eji  ifffenfible. 

V.  Sur  le  péritoine.  - 

Ixpp.  f3~  56.  99. 

//  ç/2  infenfibie. 

VI.  Sur  la  pie  mère, 

Ixp.  Ï7-.  6o,  103. 


m 


i%6  Table 

Elle  ejl  infenfîbk.  — - 

V. 

'Expp.    de   M.  Walstorp  (i) 

Expp.  i  —  il.  107. 

La  dure  mère  ejf  infenfible.    I  ^7.  108.  109. 
&  la  pie  vwe  ïeJ*  également.  1 10. 

V  L 
Expp.  de  M.   Hhuermann  (fr)  lll> 

I.  Sur  la  dure  mère. 

# 

Expp.  1  --  7.  î  1 3.  j 

Elle  ejl  infenfîbk  dans  les  animaux  £•?  à 

Chomme. 
Quelques  chiens  ont  crié ,  quand  on  a  dêtâ* 
ché  U  dure  mère  du  crâne.  1  i  6m 

IL  Sucl 

(  i  )  Tirées  de  fa  there  Expérimenta  circa 
motum  cerebri ,  cerebelîi ,  dura  matris  & 
venant  n  in    vivis  animaiibus   inJHtuta  Got>\j 

(  i  )  Tirée  de  fi  pbyjîologié  Se  en  particulier  du  j 
T  TT.  imprimé  a  Coppenhague   17 ç 2, &  du 
T. III  imprimé  en  17  tf  &  de  fori  Traité  fur 
les  pèr ations  V  Chirurgie   T.  I,    &„III.  Cop- 
phenhague  1754. 17S7* 


des  Matières  187 

I I.  Sur  les  tendons. 

Expp.  8-  14-  Iï<5- 

Ils  font  iufenfibles  dans  les  animaux  & 
dans  les  hommes. 

III.  Sur  les   membranes. 

Expp.    i>  -  17.  120. 

Le  péritoine  9  kpéricrane  ,   &  les  autres 

parties  membraneuses  font  infenfibles.  izi. 

VIL 

Mémoire  de  M.  Muhlmann  fur 
les  fuites  de  bleffures  des  tendons 
&  du  période  (  /). 

Les  tendons  font  infenfb1  es.  134. 

Defcription  de  la  maladie  convu1five>   i 
l'Académie  a  reçu  la  defcription  de  Solo* 
gne  Ijf. 

Le  périojle  efl  infenfible.  149. 


(  0  Imprimé  à  Koenîgsberg  en  X7f4& 
chut  en  françois  par   I\l.  Zimmeejm-t-" 


188  Tablb 

VIIL 

Première  Lettre  du  R.  P.  Urbain 
Tosetti  Ledeur  en  philofoohie 
&  Mathématiques  du  collège  Naza- 
réen de  Rome  au  D.  Meph  V  A  l- 

DAMBRlNl(  m,).  J  5  4- 

Ixpp.  i ~-  8.  *62. 
Refait at s.  Les  tendons  font  inftnfxhks.  172* 

&   leur  léfion  n'attire    aucune  convul- 

fion. 

Précautions  à  prendre   en  faifant  ces  ex* 

périences.  1 69. 
IX. 

Seconde  Lettre  du  même  au  mê- 
me   (n).  1J3* 

Expp.   1-3J.     -  175. 

Le  pêricrme  efl  infetifible.  177.  178. 

Observations  ou  refultats,  196. 

Mou- 

(m)  Tmrnmée  à  part  en  17c 5  ?  'réimprimée 

clans    le   recueil  de  Rome •>   <&    dans  celui 

de    M.  Faberi,    traduite  par    M.  le 

D    T  1  s  s  o  t. 

(«)    Imprimée  dans  le  recueil  du    P.  Pï- 

v  r  1  x  1 ,  &  daus  celui  de  M.  F  a  b  b  b,  i. 


DES     MATIEREES  !$^ 

Manière  ,  dont  fe  ferment  les  playes  des  ten- 
dons. 196 
Mouvement  de  la  dure  mère  &  du  cerveau 
analogue  à  la  refpiration.              198. 
La  dure  mère  ejl  infenfible.                 201. 
Les  bleffures  du  cerveau  font  fenjïbles.   202. 
Tendon    d'Achille  différent  dans  le  chien 
&  dans  l'homme.                              -  — 
Fibres  charnues  placées  dans  l'intervalle  des 
véritables  tendons.                            203. 
Les  tendons  font  infenfibles.         204.  21  f. 
Mais  P animal  a  du  Jentiment ,  quand  ils  ne 

font  pas  bien  découverts.  - 

Virritabilité  ejl  plus  forte  dans  les  jeunes 
animaux.  20  ç. 

Il  ny  a  point  de  nerfs  vifibles  fur  les  teiu 
dons.  209. 

Le  péricrane  ejl  infenfiblc.     215  Comparez 
les  endroits  cités. 
La  dure  mère  ejl  infenfible. 
La  peau  a  été  fenfble  dans  toutes  ces  expé- 
riences. — ■  ■    ■- 


Sur 


i$o  Table 

X. 
Mémoire  de  M.  Broklesby  (  o  ) 

Sur  l'infenfibilité  des  tendons  &  de 
la  dure  mère.  217 

Expp..  1  «  9. 

Les  tendons    font  infenfibles.  227. 

£•?  les  c&pfulcs  des  articulations.  — ~ 

le  pérkrane.  —  - 

.£5?  la  dure  mère.  — 

L'irritabilité  du  cœur  ejl-  fort  durable.  --— 
&  celle  des  tnteflins  fe  conferve  5  quand  ils 
.éparés  du  corps  de  l'animal.        — — 

X  L 

Lettre  de  M.  Cefareo  P  o  z  z  1 
ProfeJJeur  en  Mathématiques 
L  Laghi   (p).  229« 

Expp.  1  -22.  233. 

!■«  tendons  paroijfent  fenfibles.    :   - 

(Jo  )  Tiré  des  tranjailions  pbHofopfcques  vol. 
49-  P-   I.  &  traduit  de    FAnglois. 

(p)  Imprimée  a  Florence  en  i^<;$  réim- 
primée dans  le  recueil  de  «Boulogne?  & 
traduite  eu   franjois. 


DES    MATIBRES  191 

&  ne  le  font  pas.  234.  23  Ç. 

au/Ji  peu  que  lepéricrane.  235.  23^. 

&  la  dure  mère.  237. 

Expériences  fûtes  à  Florence  23  «  25.  240. 
On  y  a  trouve  la  dure  mère  infenjible ,  quand 
on  a  pris  des  précautions  fuffifantes.   24  T . 
££  le  péritoine  de  même»  243. 

Expériences  de  M.  G  R  A  z  I  A  N  1    fur 

i'infenfibilité  des  tendons.  243. 

Le  pèricranemfeYîfible  dans  l'homme,      — - 
Giiérifon  facile  d'un   tendon    dans  PI 
me.  244. 

XII. 

Troifîeme  lettre  du  P.  Tossetti 

à    Al.   V/LDAMBRINl  (q*).2^6. 

riences  de    M.     Paliani    I.  3.  2ff. 
Le  tendon  eft  infenfible. 

rience  de  MM.   AïaRcucci  c£ 
Gkaziani  /«r  /«  tendws.    : 
j  ///  yb«r  infenfibi  es.  2  5  ij . 

C^)    Imprimée  dans   le  recueil  de    F 

relui  lui 
f    ■ 


^2  Table 

Auteur  s^qui  ont  vu  la  même  chofe.  2^8-  2  ^  <?, 

Expérience  de  ^.Marcucci  fur  le 
péri  crâne  de  Phom  260. 

Il  ejl  infenfible.  2, 6 1 . 

Expérience  de  M.  V  A  R  î  fur  la  pleure.  262. 

y  les  tendons.  263. 

Cto  parties  font  infenfible  s.  « 

Expériences   de  M.MûRANDL     2,64. 

Les  tendons  font  infenjibles  dans  les  ani- 
m.iKx. 

&  dans  Phomme.  

Expériences  de  M.  JofephEîANCHl.266. 

Les   tendons  font   infenfibles.       267.  26g. 

Expériences  faites  à  Florence.  27a. 

Erreur  fur  la  fenfibilité  d'un  tendon  pro- 
venue d'un  nerf.  27  <• 

XIII. 

Préface  du  P.  J.  Vincent  Petrî- 
ni  au  recueil  de  Rome(r).  275*. 

Si  la  découverte  de  ïinfrfwiïui  de  quelque 
parties  eji  utile.  2g8 

Vftges 

(r)  Ce  font  les  mémoires  de  MM.  de  H  a  l- 
lir,  Zimmermann&Ca  steli, 
<k  les  trois  premières  lettres  du  F.  Tosxtti 
imprimées  à  Rome  17  iî-  4.  Sull'  Infen* 
fibilaù  îg  InituMjtiz  i  ulcunt  ÇwH  degli 
mirmlik  m 


desMatieres  193 

Vfages  qu'elle  a  dans  la  1  hirurgie.  292. 

L'irritabilité  ejl  encore  plus  importante.  2^4. 
Méfait  une  loi  pour    fœconomit  animale. 

295. 
Elle  ne  dépend  pas  de  Pâme.  298. 

EUe  ejt  différente  de  F  attraction.  30O. 

&  de  tétajticrté.  301. 

Ejfaifurfon  utilité  dans  la  phyfiologie,    304. 

XIV. 

(j)  Expérience  de  M.  B  erdot  fur 
Pinlenfîbilité  d'un   tendon.      j  1 1. 

Le  tendon  d?  Achille  ejl  infenfible  dans  l  hom- 
me. 3  1  j 
XV. 

(  t  )  Lettres  de  M.  H  0  u  s  s  e  t  fils  , 
médecin  d'Auxene.  3  *  ?• 

Première  lettre  du  20.  Dec.  1755.     3/7. 

Exp.  1.   2.  321. 

iej  tendons  font  infenfibles.  

Exp.  4.  f.  7.  325. 

le  péritoine  ejl  infenfible.  325'.  327. 

Tome  IV.  I  Exp. 

C  j)  Imprimée  fur  le  M.  S.  de  l'auteur. 
ÎO    De  même. 


154  Table 

Exp.  3.  6.  8.  9.  10.  /wr  /<?  mouvement  du 

cœur. 
Exp.  11.  /z<r  /*  periojie. 
71  ejl  infenfible. 
Différentes  expériences  fur  les  parties  irri- 
tables. 33V- 
Ohfervation  fur  les  pierres  à  fiel  338.  3^9* 
X?  Cdtfu/  choledoche  ejl  doncfenfible.  3  4^. 
La  cornée  ejl  infenfible.  341. 
Prcpofitions  fur  l'irritabilité.  341. 
Z>j  nerfs  n'en  font  pas  la  caufs.  345 
m  ïair  ^344- 
m  Az  chaleur.  — 
j>j  mufcles  involontaires  paroijfent  agir  par 
cette  force.                                     349. 

Seconde  lettre  du  ....  ;        1757.    351. 

L'irritabilité  ejl  différente  de  la  fenfibi- 
lïté.  3Î4- 

Exp.  13.  14.  16.  17.  18.  fur  le  cerveau 
357.  36*-  387.390. 

Obfervations  fur  le  mouvement  du  cœur.  158. 

des  inteftins.  3  S 8»  359. 

&  des  mufcles. 

Recherche  fur  lefiege  de  la  caufe  des  convull 
fions  dam  les  bleffures  du  cerveau.  361. 

Ce  font  les  corps  cannelés.  36$.  387.  390. 


La 


des    Matières  19^ 

\La  dure  mère  ejl  infenfible.  36^. 

Troiiîeme  lettre  du  10  Août  1757.   369. 

Il  faut  feparcr  firritabili  é  de  la  fenfbi- 
hté.  3  go. 

Les  nerfs  ne  font  pas  irritables.  379. 

&   la  fib>  e  musculaire  Peji  feule.        — 

Exp.  l^.Jur  le  cœur  &  quelques  autres 
organes    irritables.  383. 

Sur  le  mouvement  du  cerveau.    392.    396 

Quatrième  lettre  du  4.  Dec.  1757.    394. 

I  Continuation   des  expériences  fur  lefiege  & 

la  caufe    de  la  convuljiuu  exp.  20.  21. 

-    22.   %6.  39  f, 

hLes  convulfions  cotwnencent  avec  la  léfon 

de  la  moelle  allongée  24.  2f.  396* 

£•?  des  CQrps  cannelés.  401. 

Exp.  23  fur  les  tendons.    398.  399-^00. 

U>   font  infcTîftbles.  "" 

Exp.  25.  27.  le  réricrane  eft  infenfible.  4^2. 
Exp.  28>  fnt  la  moelle  de  l épine.  — 
Obfervat  ions  fur  ?  irritabilité.  40  3 . 

Ç5?  fur  tous  les  organes  pourvus  de  cette 

qualité.  ■ 

Corail  air;  s  tirés  de  ces  expériences.    409. 

I  2  Cin- 


i$6  Table 

Cinquième  lettre    i.  juillet  1758.     417, 

La  fibre  mufculaire  ejl  feule  irritable.  " 

Les  convulfions  commencent  avec  la  léjurn 

des  corps  cannelés.  417. 

Refait at  de  toutes  les  expériences.  41 9. 420, 

XVI. 

Quatrième    lettre    du' P.    Tose t- 

Nouvelles  preuves  de  Finfenfibilitè  des  ten- 
dons. 427. 

Expériences  de  M.  P  A  L I  A  N  I   1.2.  — "1 

Zej  tendons  font  infenfibles.  - 

Z/w'jy  a  point  de  nerfs.      429.   430.  43  i.| 

Figures  des  nerfs  répandus  fous  la  peau  de 
la  jambe.  432. 

M.  VnussENSwe  les  a  point  vus.  436. 

LEEUVENHOECK  n'en  a  point  vu.      441. 

m  M.   Mas  si  mi  ni.  442,. 

Manque  de  précautions  dans  les  expériences 
des  antagoniftes  de  M.  de  Haller.  448- 

J&Kamen  des  obfervations  de  M*  BjANCHI 
de  Turin.  4^3- 

Une 

(*0  Imprimée  à  part ,  &  réimprimée  dam 
le  recueil  de  Bologne  &  traduite  de  l4Iu- 
lieu  par  M.  B. 


DES    M    ÀTIËRE3  T37 

Une  douleur  n'empêche  pas  de  fentir  une 
nouvelle  léfion.  457- 

Expériences  de  M.  P  I  A  z  z  k  fur  les  ten- 
dons. 460. 

Ils  fout  infenfibles  dans  les  chiens.      46 1. 

£•?   dans  Phnrnme.  — — 

Expér.  de  M.  MlCERl  fur  un  tendoii 
d&ns  P  homme.  464» 

Diftinùîion  des  nerfs  1  qui  appartiennent 
à  une  partie  ,  c?ave:  ceux  qui  ne  fontquy 
pajfer.  ■  46  ï. 

Expériences  faites  fur  l'homme  par  M. 
V  £  S  P  A.  468.  469. 

elles  prouvent  Pïnfen^biliié  du  périojle. ; 

Anciens  qui  ont  connu  finfenftbilité  de  loi 
pleure.  473* 

Recherches  fur  les  nerfs  delà  dure  mère.  4.76m 

M.  Tosetti  n'en  a  point  trouvé  en 
les  cherchant  avec  le  Siphon  anatomi* 
que  £*?  le  wicrofccpe.  4-1%* 

La  dure  mère  ,  expofée  a  P  action  dufiphon 
de  Wolf-i  &  aumicrofcope  ,  tïafoinû 
de  nerf  Expp.  1  o.  1 1 .  431.  feq. 

Elle  ejl  encore  infenfible  dans  ranimai  Exppm 
12.13.  490.{hîv* 

Caufes  de  la  diference  des  résultats  de  Mr. 
BiASCHi  de  Turin  49f 

Une  fait  pas  fes  expériences  lui  même      — * 

Ses  objections  ont  été  repondues  d'avance  49  ? 
I    3  Tom^ 


ip8  Table 

Tome    Troi  siemi 
XVII. 

Première  lettre   de  M.    CaldAni 

àM,  cIcHaller  (oc).  I . 

Têmoîns  des    expériences,    de  M.    C  A  L- 

DANI  3>.    Ig#! 

Précautions  qtCil  aprifes.  4, 

Expp.   1  -  7.  fur  les  tendons,  6,. 

Expp.  8-  .9-  i5. 

Dans  84  expériences  le  tendon  a  été  pref- 

que  toujours  infenfible.  19. 

Caufes  d'un  fucecs  différent.  C'eji  le  man- 
que de  dépouillement.  15.  2,1. 

Lw  animaux  marchent   librement  après   les 

blejfires  des  tendons.  ZOj 

M.  W  1  n  s  l  o  w  »'a  ja;  vu  /#  werj 

^  tendons.  24. 

JSTi    il/.    VlEUSSENS.  25. 

W-  Caldani  «Vw  a  point  trouvé  dans 
d'exa&es  recherches.  29; 

Si  les  tendons  font  fenfibles  à  caufe  des  nerfs 
qui  les  cotoyent.  3C> 

Guériy 

(  x  )  Imprimée  dans  le  recueil  de  Bologne  &  tra- 
duite de  l'Italien  par  M.  B.  Elle  a  été'   luef» 
devant  l'Académie  de  Bologne  le  1 5.  no\. 
tf%€m 


DES  Ma  T  I  E  RES  IS9 

Guérifon  d'un  malade  efiropié,  dont  le  coude 
éwt  racourci.  33.  34. 

Sur  h  péricrane  Exp.  I O.  1 1 .  3  5 .  3  6. 

llejlinfenfib'.e.  37. 

M.  Molinelli  f4  trouvé  tel.  — * 

Réponfe  à  M .  L  A  M  B  e  R  T  I ,  g«i  fti/afc 
fenftble.  3& 

Il  s^ejl  laiffé  impofer  par  des  nerfs  cutané s.3 9* 

£5?  w'd  /mj  dépouillé  les  tendons  dans  fes 
expériences.  4°- 

Expériences  fur  la  dure  mère   Exp.  12.  13. 

14-  i*   ,  .       4-. 

JËfe  a  pan/  n  ^ 

Ixp.  16.    17.  J8-  O;;  a  /*i*  tourner  une 

fonde  à  tête  fur  fa  fur  face  intérieure,  è? 

/' animal  a  paru  Jenfible.   47.  48. 49.  5  O* 

Mouvement  du   cerveau  analogue  à  la  ref* 

p'iration.  5°* 

25c/>.  19.  aa/r*  expérience,  où  la  dure  merô 

par  oit  fenfible  y  quand  il  y  a  dufang  ex* 

.^afé  fous  elle.  f  (^ 

EUe  ne  l'eji  pas  alors  même.  5  2- 

JI/.Molinellu  trouvé  la  dure  mère 

hifible  dès  172?.  53. 


I  4  Itf /r# 


2co  Table 

Lettre  à  M.  ^Hallu  fur  le  chatouil- 
lement de  la  dure  mère.  54. 
Sa  réponfe.  5  g. 
Il  n'a  pds  riujjï  à  cette   expérience.          60, 

Exp.  20.  M.  C  A  l  D  a  n  1  ta  vérifie. • 

Mais  alors  même  ia  memnge  eji  mfenfibk 

aux  caustiques.  61. 

Jl  rfy  a  pas  de  nerfs.  62* 

Exp.  zi.  M.  Caldani   n'en    a  point 

trouvé  dans  fes  recherches..  6)  71. 
Variation  des  auteurs  fur  ces  nerfs.  66.  6  8*. 
Si  la  dure  mère  n'a  point  de  nerfs ,  comment 

reffent-elle  le  chatouillement.  J2m 

Csjt  par  un  trémoujfement   continué  juf. 

qu'aux  nerfs  de  la  bafe  du  crâne. .72.  73. 

74> 
Exp.   22,  23*  fur  la  pleure..  76.  78*. 

Mie  ejî  infenftble.  

Il  ne  faut  pas  attribuer    à  la  pleure ,   ni 

à   la  dure  mère  des  nei  fs  3   qui  y  par 0 if 

fent  collés.  78-79- 

Abcès  du  cerveau  avec  hémiplégie.  go.. 

Lee  léfons  du  cerveau  caufent  des   convuW 

fions.  %i. 

Bcpp.    24.  2i.  26.27.  28.         82.     83- 

84.  8î.  8^. 


C* 


des  Matières  aox 

Ce  théorème  efi  confirmé  par  26  expérien- 
ces. %6.  87. 

££  la  partie  médullaire  du  cerveau  eft  fenfible 
partout.  87.  88.  89-  92. 

La  moelle  alongée  efi  plus  fenfible  que  la 
fubflance  médullaire»  89- 

Expp.  29.  30.  31.  32.  fur  Paponeurofe  des 
mufcles  du  bas  ventre.  54,95, 

elle  efi  infenfible.  ■   ■ 

Êf?  le  péritoine  auffi.  — — 

.Ata/V  /e  péritoine  par  oit  fentir  le  tiraille- 
ment. 96. 

7/  efi  in  fenfible  dans  ï  homme.  98. 

&  dans  les  animaux.  99. 

Le  tiraillement  efi  fenfible  à  caufe  des  mufi 

Il  efi  bien  difficile     de  découvrir  la  pleure 

dans  un  animal  vivant.  1 00. 

Expp.  23   -  34.  loi.   103. 

La  pleure  efi  encore  infenfible.    10 1.    102. 

103. 

Le  poumon  touche  la  pleure.  103. 

Une  fort  aucune  bulle   de  la  poitrine  d'un 

animal  enfoncé  fous  P$au.  :iMJL- 


1  : 


2oa  Table 

Le  tjjfu  cellulaire  efl  infenfible.    106.   107. 
Il  parait  avoir  quelque  fentiment  à  caufc 

des  nerfs  qui  le  traverfent*  *  107. 

Sur    l'irritabilité* 
Mouvement  perijliltiqiie    &  antipériftalti- 

que  évident  dans  P animal  vivant.  108. 
Exp.  34.  détail  de  ces  mouvement.  109. 
Exp.   3  5 .  ce  mouvement  fe  ranime  dans  Ca- 

gonie  y  &  après  la  mort.  1 1  0 . 

Exp.  36.  fur  Pejlomac  &  la  vejie  de  Pu* 

rine.  Il  4. 

Ces  parties  font  irritai  1 14.  1 1  f, 

mais  moins  que  les  inteftins.  — — 

Exp.  37.  38.  V utérus  eji  irritable.    117. 
Çjf  même  confiderablement.  119, 

Expériences  fur   le  cœur.  119.  &c. 

Exp.  40.  41.  42.  43-44-  4Ï-  4*-  47-  48. 

49.  50.  ci.  ^2.  53.  54-  Çf-  16    /m- 

tabilité  ducceur  tranfportée  au  ventricule 

gauche.  120.  I2Ï. 

V expérience  rèujjlt en  perfe&ion.  1 23.  ï  26. 

127,  T2g. 
La  contra&ion>qiû  par  oit  rejler  au  ventv 

droit,  vient  du  ventricule  gauche.  129  î 


0;* 


des    Matières  205 

eu    provient  dz  ce   qu'il  n'a  pas  été  bien 

vuidé.  130. 

Exp.   57.  58.  Ï9-  GŒ  Cl.  fur  les  caufesdic 

mouvement  qui  revient  au  cœur    -    131. 

132.  134. 
Il  n'en  revient  point  dans  le  vuide.  135.  136". 
V étincelle  éle&rique  en    reveille   le  mouve~ 

ment.  13  >V 

Il  ne  revient  pas  à?  lui  même.  l$6. 

Exp.  6z.   Le  comr  perd  [on  mouvement  de 

bonne  heure.  137.   13  g. 

Exp.  63.  138. 

Dans  les  animaux  afangfroid  le  mouvement 

pêrijial tique  efl  moins  évident.  —  — 

Il  Pejt  plus  dans  les  animaux  à  fang  chaud. 

139- 
Exp.    64.  fur  Fœfophage.  — — * 

//  ejl  irritable.  *~— ■ 

Exp.  6^.  Le  poumon  ne  tejl  point.  I  40. 
Exp.    66.  Phénomènes  du   moûverwit  du 

cœur.  14c.    14.1. 

Exp.  67.  Mouvement  du  cerveau  analogue  a 

la  refpiration  dans  la  grenouille.         141. 


I  (S 


2<H  Table 

Mxp  6g,  convu  fions  nets  de  l'irritation  des: 
nerfs.  142.. 

Sans  que  le  nerf  enire  en  contra&ion.  — — 

Exp.  69.  Viris  n'ejt point  irritable.    14*. 

14*- 

Exp  70.71.  7*.  L'étincelle  éle&rique  r^ 
veille  vivement  h  mouvement  éteint  des 
animaux.  143.  144.   145.  146. 

JEx/>.  73.  L^/  ar/em  des  grenouilles  font 
fam  mouvement.  l47» 

Le  mouvement  du  cœur  ejl  indépendant  des 
nerf.         •  143. 

JP.  6'.  7/  <?/7/ftr  que  le  pericrane  ejl  infenf- 
ble.  152.  I53> 

Xf  mouvement  du  cerveau  fe  fait  fans  qu'on 
déprime  la  dure  mtre ,  lorfque  l'ouver- 
ture effort  grande.  I-J2. 

£W  partit  augmenter-  le  mouvement  pé- 
rijhhiqus*  M3> 

XVI TI. 

m 

Diff  épiftolaire  de  M,  l'Abbé  F<e/zV* 

Font  an  a    au  P.   Urbain  To- 

setti  du  2  5.  ^  M'ai  1 7  57.  tro- 

Jz«f€  Jî(  A/.  S.  original  par 

Mejf.  . .  .  Elle  feit  de  reponfe  aux  deur 

épitrts  de  M.  Laghl  i  57° 

M.  Laghl  recule  firplu/isur s  points  Ht- 

l 


des  Matières  20? 

Ë  convient  *  que  les  tendons  paroi [fen t  fou- 
vent  infenfibles.  1 53 . 

Une  les  a  cependant-pas  bien  découverts.  1 64, 

0,  caftons  £  erreur  dans  ces  expériences.  16^. 

J66. 

Celles  ^M.Laghi  naijfent ,  de  ce  qu'il 
n'a  pas  dépouillé  les  tendons.    \66.    167. 

Exp.  I.  2.  3.  4  •-  il.  de  M.  FoK. 
TAN  A,  1^8.169. 

Les  tendons  fout  confamment  infenfi- 
blés.  16$. 

lors  même  que  la  peau  a  ccnferué  k  fenti- 
ment.  17I- 

Eucufe  de  M.  L  A  G  K  I  fur  les  variâtes  des 
nerfs.  

ne  peut  pas  avoW  lieu  dans  la  grande  conf 
tance  de  l'événement  dans  les  expériences 
bien  faites,  ■— — 

Autre  exeufe  de  M.  L  A  G  H  I.  Des  par- 
ties .évidemment  fenfibles  peuvent  ne  pas  le 
paroitre,  172. 

X&onfe.  173. 

^.I.AGHI  croit ,  qu'il  ne  faut  pas  me- 
furer  le  ftniiment  uniquement  par  la  dou- 
leur.   ■ 

Exp.  12  faite jnpréfence  de  M.  L  A  G  H  1 
fur  un  homme.  I7Ï- 

24  dure  mère  efi  infenfbk,  — 

Us 


aoS  Table 

Les  nerf<  n'entrent  pas  dans  la  fubfiance  à 

tendon.  176- 

Sur  le  chatouillement  de  la  dure  mère.  177» 
Une  fauroi-  être  attribué  à  la  méninge.— 
puifqu'elle  eft  infenfible  aux  Câufiiques  ,  au 

fer  &C.  

Expp.  15  —  22.  en  confirmation,  de  cette 
infenfibilité.  179. 

M.   L  A  G  H  1  croit  que  les  fibres  tendineu- 
ses Oit  été  charnues  dans  le  fétus.        1 8 1  . 
LEiiUWiiNHOECK  ne  le  dit  point.        I%2. 
Les  figures  des  nerfs  de  M.  Laghi  £5?  de  ■ 
M.Vandbll  1  fe contredifent.  I &6.. 
M.  Laghi    a  vu  à  peine  quelques  petits 
nerfs  ,   &  M.  Vandelli  de  fart 
gros.  — — 

M.  L  A  G  H  I  avoue  que  ce  qu'il  a  pris  pour 
des  nerfs ,  efi  tranfparent.  187. 

&  par  cmfequent cellulaire.  ~ ~ 

Aveu  équivoque  ^M.Laghi  fur  la  fen- 
fibilitè  des  vifceres.  1 9°* 

Sur  l  es  nerfs  de  la  dure  mère.  1 9 l  • 

Les  deux  defcriptions  que  M,  L  A  G  H  I   en 
a  données  fe  contredifent.  192- 

M.  Morga  gn  1  ne  les  a  point  vus.  193* 
Il  ne  s'y  répand  point  de  nerfs  *  quoiqu'il  y 
en  ait  de  collés  à  la  méninge. 

rJutre 


desMatières  107 

Autre  excufe.  Il  peut  y  avoir  des  nerf;  invi- 
fibles  dans  la  dure  m*re.  194. 

M.  L  A  G  H  I  s'en    contente.  196. 

llneféUt  en  idmcttrç  dans  une  pxrtie  ,  q.ie 
lorfqifon  f  découvre  du  fentiwenr.    197* 

M.  L  A  G  K  I  yie  dit  plus  ,  que  la  pleure  , 
le  péritoine  £5?  le  péricrane  foïent  fenfi- 
blés.  19  g. 

Expp.  23  —  42.  M.  F  ON  T  A  N  A  a  vu 
ces  membranes  infenfibles  dans  plus  de 
cent  expériences.  199. 

M.  L  A  G  H  I  ne  deveit  point  fe  prévaloir 
des  laqs  nerveux.  200. 

puifque  M .  de  H  A  L  L  E  R  les  avoit  aban- 
donnés. - 

M.  L  a  G  H  I  prétend  avoir  vu  la  ligature 
de  F  artère  cav.fr  de  la  douleur.    20 1. 

Expp.  43  -  4Ç.  i/.F0NTANA  n'en  a 
jamais  trouvé.  —     ~~ 

Raifonnement  foiblc  de  M.  L  a  g  h  i.  201 . 

202. 

Une  faut  pas  réfuter  les  expériences  par  des 

.  fonnemens.  203. 

Sur  le  gluten.  M.  de  H  A  L  L  E  R   ne  le  tire 

pa*   des  nerfi.  204- 

Hypotbefes  de  M.  L  A  G  H  1.  

L'étincelle  eleStrique  ranime  les  nu 

des  mu f des. 


d 


£08  Table 

Ceji  en  les  pénétrant  plus  que  tout  autre  JU~ 
malus.  20  f. 

Un  mufcle  ,  qui  a  perdu  P  irritabilité  la  rc- 
prcnd,quahd  on  le.  coupe  en  morceaux.  — 

Si  les  efprits  animaux  Jont  f Ait  s  de  ia  matière 
éte&nque.  2o6. 

Ils  riobferuent  pas  la  loi  de  P  équilibre.  207. 

M.  L  A  G  H  I  we  devoit  pas  affirme*'  j  que 
tous  les  animaux  font  doués  £une  tête  * 
£un  cerveau  5  &  dpun  fijteme  ner- 
veux. 2,09. 

Sur  î  opium  Expp.  44—  ï  4,  2 1  ©,- 

M.  Fontana  ri  a  point  trouvé,  que 
Popium  appliqué  à  la  Surface  des  nerfs  y 
détruijit  la  force  ,  qui  produit  les  convuL 
fions.  210. 

Ceji  Pefprit  de  vin ,  qui  la  détruit.       ■ 

Equivoque  de  M.  L  A  G  H  I  fur  la  force 
irritante  dufang.  212, 

Expp.  51  59  -  V irritation  des  nerfs  ne  ra- 
nime pas  le  mouvement  du  cœur.     21 3. 

pas  même  par  P  étincelle-  éle&rique.       214. 

Autre  conjecture  de  M.  L  A  G  H  1  fur  la 
nature  électrique  des  efprits  animaux.  216.. 

217. 

Le  cœur  perdfon  mouvement  dans  le  vuide, 
par  l  échapement  de  Pair  fixe.  2 1&. 

Expp*  60  zr  70.  fur  des  chapes  pleines,  Z19. 


des  Matières  209 

Le  placenta ,  Ç£  le  cordon  ombilical '[ont  /»- 
fenfibles. 

Confequences  pour  les  envies.  219.  220. 
Vaiffeaux  omphalomefent criques.  2  20, 

Expp.  71  --95.  Les  caufliques  appliqués  au 
fijîerne  nerveux  caufent  du  mouvement 
dans   les   mufcles.  221. 

le  feu  fait  le  même  ejfet*  222. 

Expp.  %6  -  93.  fur  le  diaphragme  &  la 
refpiration.  223, 

M.  FoNTANA  a  vu  le  diaphragme  de- 
venir convexe  dans  fa  circonférence  dans 
Vexfpîratron.  2  23. 

Sur  P  alongement  du  cœur.  224. 

M.Fontana  Pa  trouvé  confi. imment 
dans  tous  les  animaux.  2  2  s  • 

Expp.  94  ~-  104.  &  même  dans  la  tortue  £5? 
dans  l'anguille.  22). 

Obje&ion  tiréedes  nerfs  du  mur.  228* 

Expp.  104  —  161.  Leur  irritation  ne  pro- 
duit pas  du  mouvement  dans  le  cœur.  231. 

Expp.  162  -  174.  ni  celui  de  la  moelle  de 
?  épine  du  dos.  

Les  mufcles  volontaires  continuent  h  fe  mou- 
voir  ,  quand  le  cœur  ejl  arraché.    233. 

Conjecture  fur  htfagc  des  nerfs.  234. 

Ils  humeBent  peut- être  k  gluten  de  laji- 
hrc 

Objcc- 


210  Table 

Objection  fur  U  caufe  du  mouvement  du 
cœur.  23  f. 

Il  y  a  toujours  dufang  dans  les  ventricules , 
donc  le  mouvement  du  azur  ne  devrait 
jamais  ccffer.  ,     ■  ■■ 

Canfes  du  relâchement  des  fibres  du  cœur.  Z36. 

237. 

Autres  obje&inns    r°pnnlues.     237.    238. 

U  manieur  de  C  irritabilité.  242. 

XIX. 

Remarques    de    AL    Bobdenave 
fur  finfenfibilité  de  quelques  par- 
ties ,  établie  par  la  pratique  (  y  ). 

Différente  de  F  irritabilité  d'avec  la  fenfihi- 
tité  248.   249, 

On  a  abufé  des  caujiiques  pour  trouver  de  C  ir- 
ritabilité y  où  il  rty  en  a  point. 

Sur  la  fenfibilité. 

E<p-   1.  fur  les  tendons. 

Ils  font  infenfibks. 

Mais  il  faut  dépouiller  le  tendon. 

Caufes  de  l'erreur  de  M.  Lorry. 


Le 


(jy  )  Tirées    du  mercure  de     France  Juin 

*7f7. 


des  Matières  211 

Lepanfement  des  tendons  n'eB  pas  doulou- 
reux. 2^8» 

Exp.  2.  Vinfenfihîlîti  des  tendons  confir- 
mée dans  C homme, pur  M.  A  N  D  o  u  1  £• 
le'.  2^9. 

Exp.  %.  4"  L*s  aponeurofes  font  infenfi- 
blés.  26O.  26 ï. 

Exp.  $.  6.  aujjî  bien  que  la  dure  mère. 

£xp.  7,  8.  le  péricrane  &  le  psriojîe.  262. 

261. 

Exp.  ïo.  Les  ligantens  font  infenfibles.    266. 

Exp.  11.  La  membrane  de  U  moelle  faroit 
avoir  dufentimsnt.  mmmmm 

XX. 

Troifîeme  Sedbn  de  la  thefe  de  M. 
Cigna  (a). 

V irritabilité cjl  une  caufe nouvelle  du  nwu- 
vtinent.  27 1. 

Vinventeur  de  cette  force.  272. 

Elle efl  indépendante  de  Pâme.  273 . 

£c?  différente  de  CéUjlicité.  274. 

&  de  ta  fenfibilité.  275. 

Son  Siège.  Elle  eji placée  principalemsnt'dans 
le  cmo\  27 S. 

Me 

(  z  )  Tirée  de  fa  thefe  djfendue  à  Turin 
17^7.  4.  Avril,    &  traduite    du  latin. 


212  Table, 

Elle  ejlla  caùfe  des  moHvemens  vitaux.  2J$. 
Les  évacuations  en  proviennent.  2%1. 

&  la  natjfxnce  de   l'homme*  282. 

Degré'  ne  cette  force.  283  • 

part  qury  ont  les  nerfs.  28  f-    2%6, 

Dffer eus  phénomènes  expliqués  par  elle.  --- 
Elle  fut  épanouir  la  différence  des  nerfs  vi- 
taux £•?  animaux.  2&7. 
De  certains  ttimulbs  pareiffent  affeSés  à  ir- 
riter avec  plus  d'effet  de  certaines  par- 
ties. 288. 
La  même  partie  peut  être dfftremment  bru 
table  en  dfferens  individus.  2$K 

XXL 

Lettre   de  M.  Verna 
Prieur    du    Collège    Royal    de    Chirurgie 

&  déiîgné  premier  Chirurgien  du 

grand   Hôpital  de  St.  Jean 

Baptifte  à  Turin  , 

Démonftrateur  d'Anatomie  &c. 

A     M.     DE     H  ALLER    (  <3  ). 

M.Verna  n }a  pas pu  découvrir  de  nerf 
dans  le  tendon  a* Achille.  SOI. 

Ça)    Imprimée  à  Turin  1757.  8. &  traduite 
de  l'Italien  par  M.  B. 

ni 


DES    MATIERES  213 

ni  dans  la  dure  mère.  — 

Obf  l.fur  un  maçon ,  blejfé  à  la  tête  avec 

fijfure.  loi. 

Le  malade  parfaitement  dans  fon  bon  Cens  ne 

[entras  ["irritation  de  la  dure  mère.  30f. 

308.  309. 
Obf.  2.    Le  tendon  d'Achille  blejfé  par  une 

aiguille  dans  un  malade  ejt  infenjîble.  3  I O. 

Obf.  $•  &  (a  dure  mère  dans  un  autre.  313. 

Obf  4.  de  M.  Jo  SEPH  Buzani, 

Chirurgien  de  l'hôpital  de  St.  Maurice  & 

de  St.  Lazare.  — *■ 

La    dure     mère    eH   infenfible     dans    un 

blejfé.  3 1 6. 

Obf  5.  6  Çf?  7;  de  M.    ROBIATI.    Les 

tendons  le  font  dans  l'homme.  317.  318. 
Obf.  %.  aujfi  bien  que  les  aponeia'ofes.   319. 

Obf  9.  10.  &  te  péricrane.  

Defcription  d'un  enfant  dont  le  rectum  né- 
toit  pas  percé.  3  io. 
X  XIL 

Expériences  de  M,  Achille  Mieo 
Dotteur  en  Mcd.  à  Baie ,  fur  la 
partie  du  cerveau  ,  dont  les  ble{ïi> 
res  caufent  des  convulfions  (6). 

Exp.  I.   La  dure  mère  ejl   infenfible 

Le 
(6)  Tirées  d'une  lettre  M.  S,  de  Fauteur 


2t4  Table 

Le  corp'  can  >elé  £ff  la  moelle  allongée  e- 

to  em  bleffes 

Exj>.  2    La  moelle    alongée  a     catifé  les 

convuljïons  329. 

Exp    3    du  même  refvltat  330 

Le  pericrane  ejl  znjènfible  329.331. 

XXI  IL 

Quatre  obfervations  de  M.  Tissot 
fur  Tinlenfibilité  des  tendons  , 
faites  fur  l'homme  (c). 

XXIV. 

Seconde  lettre  de    M.    Marc  An- 
toine Caldani  à  M.   de 

H  ALLER    (  d)  343. 

Elle  fert  de  reponfe  à  la  féconde  épitre  de 
M     Laghi  345 

'Reponfe  aux  objections  de  quelques  me- 
tap  hyficiens  3  46 

Première  période  de  M.  L  A  G  H  I        3  ÇO 

Réjiexion  L   Manière  dont  M.  Laghi 

faifoit 

(  e  )   Fournies  en  M    S.  par  l'auteur. 
(d)  Ecrite  eu   )Jtc.    1757    &  traduite     fur 
le  M,  S.  de  r auteur  par  MM. 


des   Matières  2tÇ 

fui/oit  fes  expériences  fur  ï  infenfibV  itz 

des  tendons  3  î  I 

Celle  de  M.  Caldani  3'2 

Vice  de  celle  de   M.    Laghi  3?  2 

2.  H  y  ci  apparence  qu'il  na  pas  enlève 
le  tijfu  cellulaire  3>Ç 

3 .  Conjecture  de  M.  L  A  G  H  i  fur  les 
variétés  3>6 

4.  L'infenfibilité  de  quelques  animaux  ne 
prouve  rien  3^8 

5.  Dijlinélion  de  M.  Laghi  entre  /a 
douleur  §jf  Ze  fa£?  3^9 

Contraire  à  l'évidence  380 

6.  Objection  tirée  de  la  pénétration  in- 
térieure du  mufcle  par  le  tiffu  cellu- 
laire 361 

Réponfe,  le  tendon  rfeft  pas  irritable.  26Z 

Il  nya   donc  pas  de  nerfs    même  jelun  M. 

Laghi.  

7.  M.  L  A  G  H  1  fe  retra&efur  la  ftrfibi- 
tité  de   la  dure  mère.  36$. 

Les  animaux  qiïil  a  cru  fenfibles  y  t'ont 
pu  être  par    le  cerveau.  364. 

8.  ObjeStion  tirée  du  chatouillement.  365. 
On  ne  fauroit  par  le  chatouillement  trouver 

du  fentiment  a  un  animal,  qui  rien 
montre  pint ,  à  l'ajroche  des  ctujiiyucs 
Ç$  du  fer.  366.. 

9.  Objection  tirée  de  Plxis,  3  67. 

Le 


2i6  Table 

Le  fait  allégué  par  M.  L  A  GHl  eft  er- 
roné ,  £s?  l'iris  ne  Je  contra&e  pas  ,  lorf 
que  la  lumière  la  f râpe  feule.  368. 

Autre  preuve  de  la  nature  dfiinBe  de  l'ir- 
ritabilité  &  de  la  fenfibihté.  369. 

Les  vapeurs  caujliques  otent  F  irritabilité  au 
cœur.  ■ 

10.  La  dure  mère  ejl  toujours  attachée  au 
crâne.  371. 

1 1.  Autre  réflexion  fur  les  confequences  qu'on 
tire  du  chatouillement  de  la  dure 
mère.  373. 

Ce  n'efl  pas  ce  chatouillement ,  qui  produit 
alors  le  fentiment.  374. 

12.  Lépanchement  dufang  par  oit  rendte  la 
dure  mère  fenjïble.  3  7  f . 

Ceji  le  cerveau  comprimé  qui  l'ejh         376. 

J3.  La  fibre  charnue  devient  tendmeufe.  Le 
tendon  a  donc  des  nerfs  félon  M. 
Laght.  377. 

Réponfe.    Lt  tendon  n\ji  pas  irritable   378. 

La  fibre  charnue  change  de  nature  en  deve- 
nant tendineufe.  379. 

14.  ObjeBion  tirée  de  la  nutrition.         380. 

N  eji  fondée  que  fur  une  hypothefe  erro~ 
née.  38  r. 

H^*(wfc  à  quelques  objefrons  de  M.  B  1  a  N- 
C  H  I   de   Turin.  382- 

Il  fait  l'animal  un  compofé  de  nerfs.    Tant 

devroit 


des  Matière  s  %i*j 

dcvroit  être  fenribie  eLm  le  corps  at.t;,  é  % 

jwvant  c  t:ehypothe<e.  384* 

M.      BOBRHAAVE      à     LtEU^ENHOir  CK 

n'ont  pu    être   de  ce    t*t\mmt.      385'. 
Variation  iM,BuANCHi  fur  le:  1 

'  ens.  387* 

Sur  kfentment  det  hommes  plus  fin  que  ce- 

lui  des  be.es.  $%6  38~. 

M.   Bianchi  affirmé  à  un ■•- ,   'p&l  a 

co> Juué   pur  l Académie  de    Bouto* 

gne.  3   8- 

Il  n'a  pas  tu  les  ouvrages  à  M.  de  H  à  l- 

LtR  389* 

I  5.     Obje&ion    de   M.     L  A  G  H  I  fut   les 

nerfs  des  tendon*.  390. 

On  trouve  dans  les  mcanmelons  mê?riec  de 

la  langue  une  Çubdn  ne  peut  être 

que  nerveu  e  3  >  3 

On  nen  trouve  pas  dans  les  tendons  • 

16.    Vandelli   x  crw  -voir  les  nerfi 

d  1 'tendon  d'Achille  3,4 

Obfervations  du  P.  Tosîbtti  o;po- 

fée  à  M.  V.  3*Ç 

//  jav.t    que  M.  LaGHI    n 'ait  pas     fu 

trouver  ces  nerfs  di  uif* 

quil  les  a  fait  chercher   dans   le  bœuf 

Différence  entre  l  objlrvation  de  M.  Va  N- 
Tom.  I  K  i)ELLi 


aiS  Table 

DELLÏ  £jf  celle  de  M.  B  O  R G  H  I 

397 
M.  VANDHLLI    ri a  fait   qu'un  petit 

nombre  a  expériences  398 

Objervction  oh  la  dure  mère  s'efl  trouvée 

infenfible  dans  l'homme  399 

en  préfence  de  ML  L  A  G  H I  400 

M.  Stampini  a  toujours   trouvé  le 

péricrane  infenfihle  dans   l'homme     401 

17.  Les  nerfs  que  M.LaGHI  a  cru  voir 
dans  le  tendon  d'Achille  nétoient  que 
de  la  cellulofité  404  <uiv. 

Ils  étoient  tranfparcns  §jf  les  nerfs  ne  le 

font  pas  40$ 

Excufe  de  M.   LaGHI  tirée  de  la  rétine 

Autre  excufe   tirée    de    BoERlIAAVEi 

407  ! 

Reponfe  a  ces  exeufes  406.407. 

18.  LEEUWBNHOECR  n'a  pas  vu  les 
nerfs  des  tendons*  Excufe  de  M.  L  à  G  H  I 
prife  du  dépouillement  de  la  membrane 
extérieure  des  nerfs 

Ce  dépouillement  n  arrive  qu'aux  branches 

les  plus  fines 
Il  ne  s'agit  pas    avec  M.    LàGHI    de 

nerfs  invifibles  du   tendon  41 X! 

îç.  Sur  la  peau  des  vieillards.    Elle  ejï 

en 


des   Matières  21g 

en  même  tems  dure  £jf  fenfible  415 
Cela  ne  s'applique  pas  aux  tendons     414 

20  Cercle  vicieux  de  M.  L  A  G  H I    4  «.  <j 
II  .voue  ,    que  Le  fentiment    du   tendo-i 

neji  pas  fort  exquis 
On  ne  doit  pas  alléguer  des  raifonnem 
contre  les  faits  416 

2 1  Les  vifceres  ne  font  pas  v 1 

quz  les  tendons  félon  M.LaGHI  417 
Ils  ont  quelque  fentiment  ,    £57  /. 

nen  a  pas  418 

GalièN  napas  reconnu  t  ilité 

du  tendon  419 

22.  Auteurs  9  qui  ont  vu  les  nerfs  de  la 
dure  mère  420 

23.  M.  Fa  BRI  ne  les  a  pas  voulu  mon- 
trer 421 

Ceux  qui  nen  trouvé  y  ont   été 

beaucoup  plus  exacts  dans  leurs  expé- 
riences y    que    ceux    qui    les    affirment 

422  fmv. 

La  planche  de  M.  L  A  G  H I  eji  évidem- 
ment mal  deffinée  427 

24  Autorité  de  VALSALVA  428.429. 

Vudhefîon  des  nerfs  à  la  dure  mère  ne 
frouve  rien  43  O 

M.   de  H  ALLER    mal  cité  contre  lyi 

43  * 
K  2  25- 


220  T    A    B   L   8 

2 c.  Autorite   ^¥insloV7        45 2 
Cet  anaiomijh  a  varie  dans  fes    deferip- 
tions  433   fuiv. 

26.  Sur  lapreffion  du  cerveau  439.  fuiv. 
27.28.29.   M.    LAGHl  nie  qu'elle 
cite  de  la  douLur  >  lorf quelle  ne  va  pas 
à  fix  lignes  446 

La  portion  médullaire  du  cerveau  ejlf en- 
fille  440  444, 
£5*  la  preffion   ïejl  à  trois  lignes  de  pro- 
fondeur 446 
30M    LAGHI  abandonne  fes  objeElions 
fur  la  pleurt  le  periojle  le  pericrane  447 
Foible  raifort  tirée  de  lajtrudure  cellulaire 
des  glandes  448 
Les  artères  font  infenfibles                     4f  O 
31.  Sur  l'irritabilité                   45; 3  fuiv. 
Les  nerfs  nen  ont  point                        4JÇ 
J2.  Sur  le  fiege  de  cette   qualité  dans  le 
gluten                                                 4f6 
Le  gluten  n*ejl  pas  lafubflance  médullaire 

4?7  4?8 

Les  nerfs  ne  font  pas   irritables        45*8. 

53    Les   efprits   font    une    efpece    de  jli-* 

mulus  460 

£5?  la  matière  électrique   une  autre 

34  Vhypothefe  de  M.  LAGHI  fur  la 

natur& 


des    Matières  221 

éleâlrique    des    efprits    animaux 
461    finv. 
jjj.  Il  admet  gratuitement  un  fijleme  ner- 
veux dans  le  polype  Çjf  dans  les  petits 
injeéîes  46  % 

Jj opium  ne  détruit  pas  la  force  motrice 
des  nerfs  par  fon   application  extérieure 

466  467. 

36.  M.  Laghi  confond  le  mouvement 
du  cœur  y  cavfé  par  le  flimulus  du  jang- 
admis  dans  fes  cayités  ,  avec  celui  qui 

feroit  caufé  par  le  fang  ,  refu  dans  les 
petites  artères  4  6  S 

L'irritation  des  nerfs  ne  reveille  pas  le 
mouvement  du  coeur  470 

Les  nerfs  paroiffent  contribuer  au  mo: 
ment   du  cœur  471 

mais  cette  portion  ejl  très  petite 

37.  M.  Laghi  admet  à  la  fin  V expé- 
rience de  M.  de  HallêR  fur  la 
confiance  du  mouvement  tranfportée  au 
ventricule  gauche  475 

Véritable  fens  de  l'irritabilité  474 

Il  faut  diflinguer  trois  forces  différentes 
dans  le  mufcle  47  c 

Il  faut  diflinguer  l'irritabilité ,   l'irrita- 
tion £ff  la  diufe  irritante  476 
K  i                 L'irrita* 


si2  Table 

If  irritabilité  ejl  différente  de   la  fenfibi- 

lité  476. 477. 

Les  ejprits  font    une  efpece    de  ftimulus 

478.47g. 
La  difpute  fur   les  tendons   n  efl  pas  un 
jeu  de  mots  480 

Elle  influe  fur   la  chirurgie  48  2 

aufft  bien  que  celle  de  la  dure  mère    48  J 
'Réflexions  fur  les  procédés  de  M  Va  n- 
DELL!  484  48; 

XXV. 

Lettre   de  Mr.  Bianchi 
de  Rimini  (e).  487 

Erreur  de  M.  V  A  N  D  E  h  L  I  fur  certain. 

glands  de  mer  48c 

Jiouxes  fur  fes  expériences  49c 

XXVI. 

Lettre  de  M.  Charles  Philtyp 
G  e  s  n  e  r  Médecin  du  corps  d 
S.  M.  Polon.  (/)  49 

(#)  Dec.  1758.  traduite  du  latin. 
(0  Datée  du  9  de  Dec.  17  S  S.  &  traduit 
iu  latin. 

I 


des    Matières  22j 

La  dure  mère  trouvée  hfevfible  dans  Vhom- 
rne  496 

X  X  V  ï  I. 

Lettre  de  M,  J.  Baftïjle  Moretti 
Médecin  de  Rome  à  M.  de  Hal- 
l  er  (a)  499- 

les  membranes  font  infenjîbles  Ç02. 

i  Exp.  I.  Les  nerfs  n  entrent  point  dans  le 
tendon  ÇOJ 

ils  fe   rendent  à   la  peau  Ç04 

Contradiction  entre  les  fauteurs  du  fend* 
ment  des  nerfs  çoç 

I  les  gaines  immédiates  des  tendons  font 
fans  fentiment  ço6 

;  £xp.  2.  Il  y  en  a  dans  la  gaine  exté- 
rieure, ou  dans  la  toile  cellulaire,  qui 
recouvre  les  nerfs  ço6  Ç07. 

\    Vair   note  point  le  fentiment  aux    ten- 
dons J07 
Aucun  fymptome  ne  furvient  à  Uurs  lé- 
I  fions                                                     joS 

(a)  Datée  du  12  d'avril  17**.  &  traduite 
du  mamiicrit  Italien  par  «  • . 

K  4  Tome 


221  Table 

Tome     Qu  atrieme 
X  X  V 1 1  T. 

Nouvelle?  expériences  de  M.  de 
Haller  i  feqq. 

JExp  I.  Sur  la  durée  du  mouvement  du 
cœur  fjf    des  intejlins  3 

Exp  2  Sur  le  battement  de  la  veine  cave 
£5?  de  la  veine  pulmonaire  ^Jeqq. 

Reflux  du  Jang    dans   V oreillette      droite 

5.  6.  7. 

dans   V oreillette  gauche  6 

Exp.  3     Sur  le  même  fujet  8  reqq. 

JExp.  4.  Mouvement  du  cœur  dans  un 
le\ard  i 3 

Exp    $  •  Sur  le  mouvement  du  cerveau  1  ç 

Endroit  du  cerveau  dozt  la  blejjure  caufe 
une  convuïjïon  1  j .  16. 

JExp  6  iwr  /e  fentiment  de  la  lame  in- 
terne de  la  dure  mère  16  17. 

Exp  7    Sur  le  même  17.  18. 

Il  n'en  paraît  point  16.  17- 18. 

XXIX, 


des   Matières  22 j 

XXIX. 

Reponfe  générale  aux  objections  fai- 
tes contre  l'infenfibilité  de  plufîeurs 
parties  de  l'animal  19.  feqq. 

Les  découvertes  de  M.  de  H  A  L  l  e  r  font 

fonde'es  fur  les  expériences  24  2£. 

Elles  font  extrêmement  nombreufes  2<;  26. 
Leurfucce,  a  été  uniforme  27 

Digreffion  fur  lefentiment  de  la  dure  mère 

27  feqq. 
//  efl  improbable  ,   parce  quelle  n'a  pas 

de  -nerfs  28    29.  30.  31. 

Il  n'y  en  a  pas  dans  les  tendons  32-  33, 
M.  de  H  a  l  L  E  r  na  eu  au 

îhefe  y  qui  l'engageât  à  fe  tromper  34 
II  avoit  des  opinions  &  même  des  bypo* 

thefes  contraires  3  j  .3  6. 

qu'il  a  révoquées  36 

Ses    defenfeurs    n'ont  eu  aucun  intérêt    à 

foutenir  une  erreur  37 

Autres  témoins  qui  de'pofent  en  fa  faveur 

3S.39.40. 
anciens  auteurs   qui   ont  vu  les  mêmes  é- 

vénemens  41 

Les  defenfeurs  de  M.  de  H  A  L  L  E  R  a- 

K   %  voient 


>2Ô  T    A 


ïl    1    B 


voient  fait  leurs  ces  dans  l'in- 

tention de  le  réfuter  41.  43. 

Ses  adverjaires  mêmes  ont  vu  les  mêmes 
faits  42.  43  44  4 y .  46.  47. 

Il  n'y  avoit  pas  de  difficulté  dans  ces 
expériences  48. 

L'auteur  a  pris  les  précautions  nécejfaires 
dans  fes  expériences  49 

Créance  qui  ejl  due  à  fes  adverj aires   ço 

Une  grande  partie  n'a  point  fait  £  expé- 
riences. ÇO 

D'autres  nont  pas  fait  eux  mêmes  les  ex- 
périences quils  expofent  JO.  JI- 

Confequences  de  cet  emprunt  de  mains  ç- 
trangeres  $1» 

Ils  ne  font  pas  anaîomijles  jlfcî?- 

Ils  nont  pris  aucune  des  précautions  né- 
cejfaires J2.  JJ. 

Leurs  expériences  font  devenues  erronées 
par   cette  négligence  f4 

Preuves  de  ce  manque  d?  exattitude  55.  j 6. 

Les  obfervationsfur  l'homme  font  vagues, 
&f  les  parties  >  dont  ont  affirme  le  fen~ 
tintent)  ne  font  pas  déterminées  56  $7. 

58.  ?9- 

Celles  des  amis  de  M.  de  Haller  font 
faites  fur  les  parties  en  qtieflion       60 

Elles 


des   Matières  127 

Elles  font  plus   nombreufes  av.e    celles  de 

fes  adverfaires  6l 

Ces  Meffieurs  ont  écrit  dans  le  dejfein  de 

réfuter  

Ils  ne  fauroient  prétendre   à  l'impartialité 

62 

Injujlices  quilsfe  font  perm'fes  62  63  64. 

On  a  cité  contre  M.  de  HALLtK    les 

auteurs  qui  avoient  penfé  comme  lui  64  6  Ç 

Converfion  de  M.  fi.  6ç    66. 

On  a  combattu  M.  de  HalleK.  Jur 

ce  qu!il  navoit  pas  affirmé  66. 

On  na  pas  même  lu  fes  écrits  6j 

On  sefl  fervi  £  expreffions  injurieufes  68 

On  a  affirmé  des  erreurs  de  fait   69  70* 

On  a  déguifé  des  faits  71 

Kefultat  de  ces  observations  72 

On  admet  la  vérité  du  fait  pour  les  ad~ 

verfaires   è  M-  de  Haller     7$ 

Entre  ces  événemens  oppofés   il  s'agit   de 

décider  1  fur  ceux  qui  concluent  74 

Objeâlions  contre  M.  de  Haller  re- 

pondues  74 

Etonnement  de  V animal  76   77. 

Infenfibilité  des  parties  fenfibles  77 

Infenfibilité  de  l'état  naturel  oppoféecu: 

timent  acquis  par  les  maladies    7778. 
Différence  de  l'homme  &f  de  la  bere  78 

Çauft 


228  Table 

Caufe  de  terreur.  Léfions  faites  aux  par- 
ties fenflbles  79.  80. 

Nerfs  voifins   £5?  étrangers    aux  parties 

79  80. 

Etat  de  violence  précèdent  aux  expéri- 
ences 8  r . 

Autres  preuve*.  Aucune  convulfion  ne  fur- 
vient  aux  blcjjures  des  tendons  £ff  de 
la  dure  mère  82  83. 

Jj homme  ne  diffère  pas  de  la  brute  pour 
lafenfibilié  84 

Si  la  que/lion  ejl  inutile  8ç   86. 

Conclufions  de  l'auteur,  £5?  catalogue  des 
parties  infenfibles  drejfé  fur  les  'expé- 
riences 86.87 
S  E  c  T.     IL 

Sur  l'irritabilité  89   fuiv. 

M.  L  A  g  H 1  ejl  convenu  des  expériences 
de  M.  de  Hallek  fur  V irritabilité 
tranfmife  aux  parties  gauches  du  cœur 

D'où  peut  venir  la  contraSlion  des  artè- 
res 89 

£ff  celle  des  membranes  90 

Pourquoi  le  cœur  perd  quelquefois  l  irri- 
tabilité — .— 

Dijlinélion  ej] miellé  entre  l'irritabilité  & 

U 


des  Matières  229 

la  fenfibilhé  9T92  93* 
Sur  lefiege  de  cette  force  dans  le  gluten 
Sur  fa  différence  îavec  Vélaflicité  ç-i 
Sur  l'irritabilité  de  la  peau  9  ç 
Sur  texijlence  de  cette  fo, 
parties  de  l'animal  96 
Progre's  qu'a  fait  ti\  g  / 
Elle  ni  en  a  que  trop  

X  X  X. 

Reponfe  à  la  Critique  de  M.  Whytt, 
oppofée  à  les  obfervations  on  J'en* 
fibility  and  irritàbility     99  foiv. 

//    ne  combat  pas   1  IC2 

Objeêlio  ns  de  M.   W  h  y  T  t.    Une  dou- 
leur m  oins  forte  efl  efface't 
leur  plus  grande  IC£ 

Les  tendons  ont  été'  des  mufcles  I04 

La  dure  mère  &c.  a  des    nefs 

Des  parties   peu  fenfibks  :  de 

faute'  peuvent  l'être  dans  celui  d'in- 
flammation icç 
On  a  vu  des  tendons  bleffés  avec  dou- 
leur 106.  107. 
La  cornée  efl  fenfible  I08. 
Il  y  a  du  fentimeut  dans  les  reins  109 
dans  les  artères                                   110 

danj 


2,30  Table 

le  cxvr  110  ml 

Preuves  de  t irritabilité  des  ancre;  112  I. 
La  prunelle  fe  dilate  dans  la  mort  114. 
Toutes  les  contrariions  musculaires  ne  font 
pas  alternatives  1 1  % 

M.    de    Haller   na  point  refufé  la 

contra fiion  à  la  veine  cave  116 

Irritabilité  de  la  peau.    Elle  ejl  d'une  ef- 

pece  particulière  1 17 

Si  t  irritabilité  eji  en  raifon  du  fentimeni 

Iig  I2Q.I2I.l22t 

Tous  les  animaux  n  ont  pas  des  nerfs  122 
Sur  le  gluten  125 

Injuflice  de  M.  WHYTT/wr  la  décou* 
verte  de  l'irritabilité  124 

Sur  l'opium      II  ne  détruit  pas  l'irritabi- 
lité du  cœur  12  J.  126, 
Il  augmente  le  pouls  126 
Expérience    de  M.     W  H  Y  T  T  défeclu* 
eufe                                 127    128    129* 
£î?  erronée  par    les    expériences    de    M. 
Font  a  n  a                       130  131. 
Jj  opium  appliqué  extérieurement  note  pas 
l'irritabilité   aux   nerfs          131  fuiv. 
ExpreJJions    ameres   de    M.   W  H  Y  T  T 

132.133. 
XXXI 

Repcnfe  a  la  Lettre  de  M.  L  a- 

MURi  I  3  f 


des  Matières  ij 

s  agit  pas  des  dates  IJ7* 

Expqfe  des  dates  13  3. 

y;  de  Je  défendre   d'une  ac:  in- 

■  de  M»  Lamirb  13  9 

M.  L  amu  r  zfavoh  I.  deHÀ  l- 

L  E  R    avoit  fait    des   expéri: 

le  pouls  veii  140 

ÇffM.  deHALLER  ignoroit  celles  de 

M.  La  mu  r  e  142 

XZ  n  écrivit  unt  apoflille  5  que  pour  éviter 

dtétre  regardé  comme  codifie  14$ 

M.    L  A  21  UR  E  Ï44 

/?&*  reproches  de  M.   LamurE  14$" 

//  favoit  bien  que  M.  de  Halle  r  a- 

voit  fait   des  expériences  146 

IV1.    de  H  A  L  L  E  R   a  i^    pZi 

nomenes  inco  LL  A  JH  U  RE  147 

qui  en  a   avancé  d'erronés  143 

Le  mémoire  de  M.  de  H  A  L  l  E  R  né 

que  le  refu.lt at  de  fes  expériences  149 
H  a  cédé  avec  candeur  la  première  date 

à  M.   Lamure  150 

XXXII 

Tabfe  des  expériences  fur  Pinfenfî- 
bilité  de  plufieurs  parties  de  l'a- 
nimal 1  {  j 

U  y  en  a  fur  Us  tendons  zz  dans  l'hom* 
me  ilJ.154- 


2} 2         Table    des   Mai*. 

Çjf  dans  l'animal  19S          1541^  iç(J. 
6wr  la  dure  mère ,  dix  dans  l  homme  i?6 

£5?  iï  dans  f animal         ij6-  15*7.  iç8. 

iwr    /a  pie  mère  dix  ou  on\e  dans  l'ani* 

mal  iç8 

fitr  le  pe'ricranc  7  */arw  l'homme  içS 

£«f  47  A            >//#/                ij3  i^g. 

fi  r   t  periq  e  dans  l'animal  22  160 

Tro  s  dans    l'homme  - ' 

Sur    es  capjules  £ff  les  ligamens.  Une  fur 

l'homme  160 
£ff  23  Jur  les  animaux  160  loi. 
fi^r  Zû  pleure 

Sur  tes  ;  animaux  46  161 

£                           //e  161 
fia1  le  péritoine 

Dans  ranimai  4c  162  , 

plu/leurs  dans  f  homme  

Sur  le  péricarde  

Plujïeurs  jur  f  animal  ' ■ 

Sur  les  artères  65 

jpliifèurs  dans  les  animaux'  

cornet  ' 

plu                f  homme  — 

Êff  jur  les  ami  uux  " 

1  Zt-5  oy 

Plufieurs  jur  V homme'  ~ * 

Xôi/e  de*  matières  pour    tous  les ^  4  *o-. 
m^                         164  jufqu'à  la  fin* 

Fin   de   la   Table